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 “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.

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MessageSujet: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Dim 1 Avr - 20:55



KHLAUSS & DAGGER “Our story has three parts: a beginning, a middle, and an end. And although this is the way all stories unfold, I still can't believe that ours didn't go on forever.”



Cela lui faisait bizarre de revenir ici, au district sept. Elle était envahie d’émotions étranges et contradictoires à l’idée de retourner dans son ancienne habitation et une appréhension certaine à l’idée de recroiser des têtes que trop bien connues ne la quittait pas depuis qu’elle avait décidé de retourner y récupérer des affaires appartenant à son père et à elle. Bien qu’Ornehlia et Noah aient emménagé avec elle dans le quartier des vainqueurs, cette première n’avait pas pu emporter avec elle toutes leurs affaires, leurs parents s’y étant opposés. Il fallait reconnaître que les rapports entre les membres de cette famille étaient plus que tendues – pour plus de raisons que l’on pouvait l’imaginer – et cela n’étonnait donc pas la blondinette qu’un tel revirement de situation ait pu avoir lieu. Voilà pourquoi elle avait fait le trajet seule jusqu’ici, malgré cette boule au ventre qui ne voulait plus la quitter. Il faut dire qu’elle ne débarquait pas en « territoire » neutre et que ce soit dans le regard que les gens portaient sur elle ou dans les souvenirs qui l’assaillaient, tout lui rappelait un passé difficile et douloureux et en même temps, auquel elle tenait énormément. Elle se rappelait de son père qui la serrait dans ses bras et du jour où un incendie l’avait emporté pour toujours dans ses flammes dévastatrices. Elle se souvenait du premier sourire qu’Ornehlia lui avait adressé alors qu’elles n’avaient encore que six ans et du viol de son père, sept ans plus tard. Et elle se rappelait de son Khlauss, de son meilleur ami et premier amour, de comment il était avant de partir aux jeux de la faim, de sa mort terrible et de son retour pour le moins douloureux. Aurait-elle fini comme lui si elle aussi, à son tour, elle avait perdu ? Aurait-elle oublié jusqu’à l’existence de ceux qu’elle aimait, jusqu’à celle de son propre fils ? Elle n’en avait strictement aucune idée. Elle ne comprenait ni les motivations des dirigeants de Panem ni pourquoi ils se comportaient de la sorte. Il lui arrivait même de se demander s’ils étaient tout bonnement humains. Encore une question qui demeurerait surement sans réponse. Mais une chose était sûre : la jeune femme ne les portait pas dans son cœur.

Ce que les jeux qu’elle venait de remporter lui avaient appris en tout premier lieu, c’était qu’être capable de se rendre invisible aux yeux des autres était un atout tout sauf négligeable et elle fit de son mieux pour que personne ne remarque sa présence. Elle savait qu’il suffirait d’une personne pour que la nouvelle de son retour ne se propage comme une trainée de poudre et elle voulait absolument éviter cela. Elle ne voulait pas avoir à affronter les félicitations ou aux regards, les regards complaisants, emplis de cette terreur silencieuse face à une personne dont on s’attend à une seconde ou à l’autre qu’elle pète un câble. C’était bien connu après tout, les vainqueurs des Hunger Games revenaient transformés et généralement, pas en bien. Et déjà qu’elle était mal vue dans son district en raison de son passé et de ses choix, elle ne voulait pas une nouvelle fois être confrontée aux messes basses et aux remarques hypocrites. Elle n’était pas dans l’état de les supporter. Elle arriva donc sans le moindre encombre auprès de son ancienne maison mais une fois arrivée près de celle-ci, elle ne put se résoudre d’y rentrer : son beau-père et sa mère s’y trouvait et elle ne voulait pas les affronter tout de suite même si elle était venue pour cela. En vérité, elle voulait attendre qu’ils partent et laissent la maison vide pour décharger ses affaires et les mettre devant le fait accompli avant d’établir le dialogue avec eux. C’était la deuxième chose que son expérience pour le moins traumatisante lui avait enseigné : il ne fallait jamais hésiter à utiliser la ruse pour parvenir à ses fins, c’était parfois une technique bien plus efficace que n’importe quel élan de force brute. Voilà pourquoi elle détourna les talons pour partir en direction de la forêt, son endroit favori parmi tous. Elle y passait énormément de temps autrefois et elle faisait un peu office de refuge pour la blonde qui trouvait auprès des arbres centenaires un réconfort et un soutien qu’elle n’avait pas chez elle. C’était eux, sa vraie maison. Et puis, elle était sentimentalement attachée à l’endroit : il lui rappelait son père, qui avait été bûcheron. Mais pas que. En effet, ses pas l’avaient conduite dans une petite clairière qu’elle ne connaissait que trop bien et un pincement lui prit le cœur alors qu’elle caressait l’écorce d’un chêne. C’était ici même qu’elle avait rencontré Khlauss pour la première fois, il y a de cela treize ans alors qu’ils n’étaient encore que des enfants. Il avait neuf ans, elle en avait six alors. Et pourtant, le courant était passé tout de suite entre eux. A l’époque, ils n’étaient que deux gamins innocents que la vie avait encore partiellement épargnés. Mais la cruauté de la réalité avait fini par les rattraper et avait abattu sur eux ses foudres destructrices, transformant leur paradis en chaos.

Beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis et la jeune femme était la première à reconnaître qu’elle n’était plus cette petite fille candide et maladroite qu’elle était autrefois, qu’elle avait été la première à changer et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de souffrir en voyant à quel point ce passage de l’enfance à l’âge adulte les avait tous détruits, à commencer par ces jeux cruels auxquels certains d’entre eux avaient été contraints de participer et qui avaient ruiné leurs vies. Que donnerait-elle pour ne plus voir ses nuits envahies par ces cauchemars, par ces corps déchiquetés, par ces monstres et ces souvenirs brouillés ? Que ne serait-elle pas prête à faire pour retrouver le Khlauss d’autrefois, son Khlauss plutôt que cet être méchant et brutal qu’il était devenu ? Tant de choses qu’elle ne pouvait pas contrôler et qui la mettaient hors d’elle. Elle ne supportait pas d’être inactive, de ne rien pouvoir faire. C’était insupportable. Elle s’était appuyée contre un des arbres, les bras croisés sur la poitrine quand soudain, elle se releva – droite et fière et surtout, sur le quai vif. Elle avait senti une autre présence, et elle avait fini par comprendre qu’elle n’était désormais plus seule dans son petit refuge. « Qui est là ? Montrez-vous. » Sa voix avait été forte et claire, et surtout, sans appel. Elle montrait bien qu’elle n’était en aucun cas effrayée, ce qui était plus que normal, la jeune fille ayant affronté bien pire pendant les jeux. De ses yeux clairs, elle scrutait alors entre les arbres à la recherche de l’inconnu mystère qui venait troubler son instant de réflexions…
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 8:55

The greater the Love, The greater the tragedy
when it's over !

Dagger & Khlauss

Un habitant du district 7 s'était interposé et me retenais. Je me débattais j'étais dans une colère noir et dévastatrice. Il avait de la force, trop de force. En face de moi il y avait un gamin de mon âge sur le sol... Choqué par ce qui venait de se passer. Il savait pertinemment qu'il avait dépassé les bornes, et qu'il aurait mieux fait de s'abstenir. Il avait eu une parole des plus déplacés au sujet de quelqu'un... Que je ne connaissais pas, ou plutôt que je n'avais pas l'impression de connaitre mais j'avais littéralement explosé, mes sentiments s'étaient mélangés et je lui avais sauté dessus. Encore une saute d'humeur qui était devenue quasiment quotidienne. Mais ce qui me fait le plus peur cette fois c'est que j'aurais été capable de le tuer... Sans ressentir quoi que ce soit, simplement le tuer et je me serais sentis beaucoup mieux. C'est un sentiment des plus dérangeants de s'en savoir capable pour de si petites choses. Les gens ne faisaient que dire les uns sur les autres, pour rassurer leurs égos, par vengeance... Les rumeurs sont un phénomène de société qui ne s'arrêtera jamais. Le garçon déguerpit rapidement. L'homme qui me tenait desserra son étreinte. Je tentais de me calmer, c'était vitale. Je fis un geste brusque pour me défaire définitivement de ses mains.

Je partais en direction de la forêt. Il me fallait me retrouver un peu seul. Les mêmes questions revinrent dans mon esprit : Était ce ma véritable nature ? Avais je réellement un fond méchant ou étais je en train de me tromper de chemin ? Je me laissais tomber contre un arbre, le regard vers le ciel. Je ne savais rien, je n'étais rien à part peut être un fantôme du passé, un vague croquis de l'homme que j'avais été. Je ne savais rien de moi, et c'était certainement le plus insupportable ! M'inventer une vie aurait pu être une des solutions mais ici on semblait trop me connaitre. Peut être que revenir ici n'était pas une bonne idée, il y avait d'autres districts que celui qui m'avait apparemment vu naitre. Mais ce n'est pas en restant loin du passé qu'on le repousse. Je ne rêvais que d'en savoir plus. Personne ne semblait pourtant décider à répondre réellement à mes questions, des questions que je ne posais que très rarement. Comme ci ils attendaient que je me souviennes seul. Comme ci les choses étaient trop horrible pour me l'avouer en face. Je me levais et frappais dans l'arbre avant de le regretter immédiatement sous la plainte de ma main.

Je marchais dans la forêt, sans but précis, sans savoir où est ce que j'allais. Je me laissais guider par mes sensations. J'étais capable de m'y déplacer les yeux fermés, juste guider par mes intuitions, je connaissais l'odeur du bois, des feuilles légèrement humides. J'étais plus calme, presque détendu. Mais toujours vigilant, comme ci quelque chose était prêt à me sauter dessus brutalement à chacun de mes pas. C'était assez utile il faut l'avouer, mais ici, à part un animal... Je ne risquais rien. Je posais machinalement la main sur le couteau que je portais à chacune de mes sorties. Je l'oubliais souvent, il faisait partit de moi. Il était beau, réellement, je me demandais si je l'avais acheté ou si on me l'avait offert, comme la broche qui hantait mes pensées. C'était une broche féminine, et un véritable mystère.

J'entendis un bruit et me tendis brutalement. Je n'y avais pas encore fais attention. Une voix s'éleva... Une voix que je connaissais trop, qui était enfuis en moi et inoubliable : Dagger. A nouveau je me sentis submergé d'un flot d'émotion, il fallait que je me contrôle. J'étais dans un bon jour si on enlève l'incident précédent. Il était hors de question que je me laisse à nouveau avoir... Du moins je l'espérais. J'hésitais une seconde. Devais je avancer vers elle ? Ou continuer mon chemin. La première solution eut raison de moi, je m'avançais vers la source du bruit. J'apparus entre deux arbres et la vis immédiatement. Je ne laissais rien paraitre, aussi glacial que d'habitude.

_" Salut."

C'était pour une fois une entrée en matière assez amicale...
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 9:48

Les choses avaient bien changé depuis qu’elle avait dépassé le cap de ses treize ans : elle avait désormais un enfant, elle avait gagné les Hunger Games et elle ne vivait plus officiellement dans le district sept même si tous ses souvenirs la rattachait irrémédiablement ici. Que ce soit les bons ou les mauvais d’ailleurs, elle ne pouvait pas exclusivement se rattacher qu’à ces derniers, cela aurait été une insulte pour ses proches… et ceux qui ne l’étaient plus. Elle pensait petite que les jeux étaient déjà d’une grande perversion en soit mais elle n’aurait jamais pu penser que les organisateurs pourraient aller jusqu’à renvoyer les « défunts » dans leur terre natale tout en leur retirant tous leurs souvenirs. C’était une torture permanente que de côtoyer au quotidien une personne qui nous était cher mais qui elle, ne se souvenait plus de vous et de tout ce que vous aviez pu vivre ensemble. Mais c’était encore pire quand cette même personne vous rejetez de toute son âme, comme si votre simple vue suffisait à la rendre malade. Et c’était ce qui s’était passé entre Khlauss et elle. Non seulement la jeune fille avait énormément souffert au moment de la mort de ce dernier – en faisant encore des cauchemars – mais en plus de cela, elle avait dû apprendre à vivre avec le dégout et la haine évidents qu’elle lui inspirait. Il n’était plus le même qu’autrefois et elle ne savait plus aujourd’hui si elle pourrait retrouver un jour le garçon qu’elle avait tant aimé et qu’en réalité, tout au fond de son cœur elle aimait toujours. Elle n’avait pas pu se résoudre à lui avouer la vérité sur leur passé, pour plusieurs raisons, la première étant bien évidemment que cette nouvelle « vie » était peut être une chance pour lui. Ne plus se souvenir des jeux et de leur barbarie, ce n’était pas une si mauvaise chose et elle aimerait pouvoir avoir cette chance. Elle n’en dormait plus la nuit et par moment, elle avait l’impression d’être encore dans ces jeux et que le monde autour d’elle n’était qu’une illusion visant à la tromper et à la faire baisser sa garde pour mieux la faire faiblir. Mais elle ne laissait pas ses doutes et craintes s’exprimer devant les autres, surtout sa sœur. Elle ne voulait pas l’inquiéter plus que nécessaire, elle l’avait été suffisamment pendant les jeux. Alors elle réagissait comme elle l’avait toujours fait : elle essayait de gérer tout ça toute seule.

Et se retrouver ici, dans sa forêt et auprès de ses arbres lui faisait le plus grand bien. Elle n’avait pas eu un instant à elle depuis la fin des jeux, pour se retrouver et se ressourcer. Cependant, elle avait très vite senti une autre présence et elle s’était immédiatement mise sur ses gardes. Après tout, elle n’avait pas que des amis ici – loin de là – et depuis ce qu’elle avait vécu dans l’arène, elle avait acquiert la capacité à percevoir un éventuel opposant quand ce dernier était dans les environs. Très pratique pour ne pas se faire tuer en traître. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand entre deux arbres, la silhouette de Khlauss apparut, le cœur de la blonde faisant un sursaut douloureux dans sa poitrine. Elle ne l’avait pas revu depuis qu’elle avait pris la place de sa sœur dans les jeux et bien sûr, ces retrouvailles ne la laissaient pas indifférentes, loin de là. Il lui apparaissait comme il l’avait presque toujours été au cours depuis son retour : froid, distant, si loin de celui qu’elle avait toujours connu. Un instant, sa vue se brouilla et à la place du jeune homme apparut le petit garçon qui était arrivé par-là 13 ans plus tôt, exactement au même endroit, mais elle reprit rapidement ses esprits et secoua sa tête – et par la même occasion ses longues boucles blondes – alors qu’elle se focalisait sur celui qui lui faisait face. Ce n’était jamais bon signe quand elle croisait Khlauss désormais et il se montrait presque toujours méchant et dédaigneux avec elle, voire même violent. Et pourtant, elle ressentait parfois de la tendresse dans son regard, dans ses mots ou dans ses gestes, de quoi la rendre complétement folle. Quand cela concernait le jeune homme, elle était totalement perdue et elle ne savait plus sur quel pied danser. C’était vraiment très particulier comme relation ce qui les liait. Elle ne put d’ailleurs empêcher une surprise certaine de s’afficher sur son visage alors qu’il la saluait. Froidement, certes, mais c’était mieux – bien mieux – que ce qu’il lui réservait habituellement. Elle resta d’ailleurs un bon moment silencieuse, comme trop choquée pour prendre la parole avant finalement d’entrouvrir les lèvres en laissant quelques mots filtrer entre celles-ci. « Bonjour… Khlauss… »

Elle ne savait pas trop comment réagir face à lui, sachant qu’il était un peu désormais une bombe à retardement. Elle ne voulait pas d’une nouvelle confrontation, pas aujourd’hui. Elle n’avait pas le cœur à avoir ce dernier en miettes une nouvelle fois. De plus, c’était probablement le hasard qui avait mis le jeune homme sur son chemin et il n’avait probablement nullement envie de la voir. Il lui avait bien fait comprendre qu’elle n’était plus rien pour lui. Plus rien du tout. La jeune fille se demandait si les choses seraient différentes aujourd’hui s’il n’avait pas dû aller à ces fichus jeux. Probablement. Mais nul ne pouvait réécrire le passé et elle devait accepter cela. Quelle ironie : lui qui perdait les jeux et elle, quelques années plus tard qui les gagnait. Qui aurait pu imaginer une telle chose ? Pas elle en tout cas. Elle soupira en pensant avec un peu de gêne sa main dans ses cheveux, mordillant sa lèvre inférieure – trahissant ainsi sa nervosité. Cependant, elle finit par hocher la tête en signe d’excuses alors qu’elle prenait une nouvelle fois la parole, avec un peu plus d’assurance que la première fois « Je suis désolée d’avoir perturbé ta balade, ce n'était pas mon intention. Je vais te laisser tranquille. Au revoir. » Elle marcha alors dans sa direction, le village se trouvant sur le chemin inverse de celui qu’il venait d’emprunter. Désormais elle n’avait plus qu’une envie : rentrer vite chez elle. Inconsciemment, elle retint sa respiration alors qu’elle passait à côté de lui, le frôlant par la même occasion. Extérieurement, elle semblait aussi neutre qu’une statue de marbre, mais intérieurement, elle sentait son cœur battre à la chamade et ses pensées complétement retournées dans tous les sens.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 12:05

Ma vie m'appartenait elle encore ? J'en doutais. Je ne savais rien de moi, j'avais l'impression de tomber du ciel, qu'on m'offrait une vie nouvelle mais dont je ne voulais pas. Je ne comprenais rien et je détestais ça. Je n'arrivais pas à me construire une nouvelle vie, à créer les fondations afin de pourvoir être comme les autres. J'étais remplis de haine et de violence sans que je ne saches pourquoi. Je ressentais de la rancœur mais celle-ci n'était dirigée contre personne, et du coup beaucoup en pâtissais. Je voulais repousser les gens, je n’aimais personne et souhaitais rester seul. Ma vie était déjà trop compliqué, et mes sentiments pour certaines personnes aussi. Je me montrais donc le plus odieux possible et je n’avais pas franchement à me forcer. Je vivais en solitaire, un solitaire spéciale puisque j’aimais être entouré même si je ne laissais personne prendre de l’importance dans ma vie. Etais je condamné à vivre ainsi ?

Je m’étais avancé vers la source du bruit et avais découvert sans réelle surprise Dagger. J’avais reconnu sa voix, j’étais capable de la reconnaitre entre des dizaines d’autres. Je la ressentais au plus profond de moi. Je l’entendais à travers le mur que j’imaginais dans mes pensées, bloquant mes souvenirs. La jeune femme avait fait partis de mon passé. Je la traitais souvent avec violence et mépris. J’avais peur de l’incidence qu’elle pourrait avoir pour moi. Je connaissais pas ce sentiment qui m’envahissait à chaque fois qu’elle était dans les parages, et je tentais pas tous les moyens de l’étouffer, comme si c’était pour moi vitale. Drôle d’impression. Cette fois je la saluais plutôt amicalement, sans réfléchir. Je ne changeais pas mes habitudes pour autant, restant glacial et distant, pourtant j’étais content de la voir, de sentir quelque chose de positif.

Dagger semblait nerveuse de se retrouver face à moi, chose que je comprenais parfaitement. Je n’étais pas très doux. Elle baissa la tête et s’excusa de me déranger. C’était à ne rien comprendre, je venais la déranger et elle s’excusait. J’étais surpris et hésitais longuement sur ce que j’étais censé dire, l’en empêcher ou la laisser faire. Alors que je réfléchissais, elle était déjà arrivée à ma hauteur. J’allais faire une erreur quelque soit mon choix. Elle me frôla, je ne réfléchissais plus et contre toute attente, j’attrapais son bras, l’empêchant d’aller plus loin. Ce n’était pas un geste brutale, mais plutôt un coup de tête. Je ne la regardais pas, fixant un arbre droit devant moi. Je ne voulais pas affronter son regard certainement surpris.

_" Tu n'es pas obligée de partir."

Je restais ainsi quelques secondes, avant de la lâcher, croiser son regard et m'éloigner dans la direction qu'elle venait de quitter. Qu'elle reste ou non je m'en fichais, du moins j'essais de m'en convaincre. Je m'assis sur un tronc d'arbre. Le coeur en doute. Allait elle rester ou non ? Je n'étais certain de rien !
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 12:57

La jeune fille n’avait jamais été une lâche, loin de là. Derrière son apparence de petite poupée blonde et fragile, elle possédait en réalité une très forte personnalité, un caractère des plus flamboyants. Voilà pourquoi Khlauss et elle se complétaient si bien autrefois : il était doux quand elle était explosive, il était adorable quand elle était un brin trop cynique. Il lui manquait. La présence de Khlauss dans sa vie lui manquait et il n’y avait pas un jour qui passait sans qu’elle ressente un vide loin de lui. Mais elle avait appris à vivre avec. Se plaindre n’était absolument pas son genre et ce n’était pas à dix-neuf ans que ça allait commencer. Même quand elle avait été contrainte de rentrer dans les Hunger Games, elle ne s’était pas apitoyée sur son sort. Elle avait gardé sa dignité et son indépendance, parfois même un peu trop. Elle était orgueilleuse et elle était la première à le reconnaître. Elle n’oublierait jamais les engueulades qu’elle avait eu avec Gabriel pendant la préparation des jeux et notamment, quand les juges lui avaient mis un 0 pour sa piètre prestation face à eux et surtout, pour ses remarques acerbes à leur égard. Si son mentor avait pu l’étrangler, il l’aurait probablement fait. Et elle pouvait le comprendre, mais elle était si stressée à l’époque qu’elle en était imbuvable voire même détestable. Mais heureusement, elle avait réussi à se reprendre et à s’ouvrir à Gabriel, et ils avaient tissé un lien fort et complice, malgré leurs nombreux coups de sang. Mais avec Khlauss, c’était différent. Ils s’étaient aimés – et le faisaient toujours, du moins pour Dagger – et ils n’avaient pas eu le temps de profiter de leur amour comme ils auraient dû le faire. Jamais la blonde ne pourrait oublier la soirée où le jeune homme lui avait enfin ouvert son cœur pour lui confesser ses sentiments et où ils avaient partagé leur premier baiser. Le lendemain, il était désigné comme tribut aux jeux de la faim. La fin d’un beau rêve qui n’avait même pas pu commencer. Son retour ne fit que renforcer ce sentiment dans le cœur de la blonde et elle érigea encore plus de barrières autour de ce dernier, pour ne plus quiconque ne puisse l’atteindre comme il avait pu indirectement le faire. Elle ne pourrait jamais oublier Khlauss, mais elle ne pourrait probablement pas le retrouver non plus. En tout cas, elle ne voyait pas trop comment.

Sa décision de partir n’était donc pas motivée par une quelconque couardise mais par la volonté de préserver son cœur, et le mur qui l’entourait et que la présence du jeune homme avait tendance à affaiblir mais à sa grande surprise, alors qu’elle passait à côté de lui, il lui attrapa le bras. Sans brutalité, sans même chercher à lui faire mal, non cela avait été plus comme un de ces réflexes qu’on ne peut retenir. Elle toujours sa tête – choquée – dans sa direction mais il ne la regardait pas le moins du monde, fixant un point devant lui. C’était tellement étrange qu’il fasse cela, et elle devait bien reconnaître qu’elle ne comprenait pas trop ce qui se passait. Elle fut encore plus confuse quand il lui affirma qu’elle n’était pas obligée de partir alors qu’il la lâchait avant d’aller lui-même s’asseoir. Dagger était tout sauf idiote et elle ne m’y pas plus d’une seconde à comprendre que c’était une invitation à rester un instant avec lui, ici, dans le lieu de leur rencontre. Sa tête lui conseillait de ne pas faire une telle chose, que de rester ici avec Khlauss revenait à jouer avec le feu et qu’elle allait probablement s’y brûler mais voilà, son cœur lui soufflait pernicieusement le contraire. Après tout c’était si rare qu’il se montre ainsi avec elle, elle ne pouvait pas juste claquer des talons et faire comme si de rien n’était. Pas avec lui. Elle prit une profonde inspiration alors qu’elle se retournait vers lui et qu’elle s’approchait de lui, restant cependant debout. Elle était à une distance respectable de ce dernier, assez proche pour qu’il comprenne qu’elle voulait bien rester ici avec lui voire même engager la conversation mais pas trop tout de même, histoire qu’il ne se sente pas attaquer dans son espace vital. « Merci. » Elle avait hoché une nouvelle fois la tête, pour montrer le fait qu’elle appréciée le fait qu’il ne la chasse pas comme une malpropre de son sanctuaire alors qu’elle se tenait les mains l’une dans l’autre, droite comme un piquet.

Elle laissa un silence s’installer un peu alors qu’elle regardait le ciel à travers les branchages, le gris de ce dernier filtrant parmi les tâches vertes qu’étaient les feuilles. Il allait probablement pleuvoir mais ça ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle avait toujours adoré la pluie et son odeur. Elle sortait souvent d’ailleurs quand elle s’abattait sur le village pour en profiter alors que tout le monde courait pour s’en protéger. Peut-être qu’elle se reconnaissait en cette dernière si mal aimée, tout comme elle. Elle fixait toujours les hauteurs alors qu’elle adressa une nouvelle fois la parole à son vis-à-vis « J’aime cette forêt. Je m’y sens bien, je viens m’y ressourcer depuis que je suis toute petite. » Une banalité, une chose qu’il savait autrefois mais qu’elle s’était sentie obligée de lui dire. Elle n’avait pas vraiment réfléchie avant d’ouvrir la bouche, elle avait toujours été spontanée. Peut-être que cela dérangerait Khlauss qu’elle lui parle ainsi, peut être que cela le mettrait en colère ou que ça le pousserait à partir mais maintenant, le mal était fait. Elle redescendit son regard dans sa direction alors qu’elle penchait la tête légèrement sur le côté. Elle s’était inquiétée pour lui, aussi étrange que cela puisse paraitre, quand elle était dans les jeux. Elle n’avait pas pu avoir de ses nouvelles pendant de longs mois et elle s’était demandée ce qu’il était devenu. Elle n’avait pas osé demander à la sœur de ce dernier, malgré le fait qu’elles étaient très proches, Khlauss étant pour elles deux un sujet tabou en raison de leurs souffrances communes. Cependant, maintenant qu’elle était avec lui, autant qu’elle prenne ses renseignements directement auprès de la source « Comment…. Comment est-ce que ça se passe ici alors pour toi Khlauss depuis la dernière fois…. ? » Elle avait été un peu hésitante, ne savant pas trop comment tourner sa phrase ou même quels mots choisir mais la sincérité de sa question apparaissait dans sa voix et son regard déterminé ne quittait pas le brun devant elle.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 18:13

Un simple réflexe comme un autre. Je venais de lui attraper le bras, l'empêchant de me laisser seul alors que c'était la raison de ma présence ici. J'avais envie d'être avec elle, et cette envie surpassait toutes les autres.Je n'allais pas pour autant faire tomber toute les barrières. J'étais le plus surpris de cette réaction, je fixais un point devant moi. Je prenais un air détaché comme toujours, mais cette fois on sentait que j'avais vraiment envie que Dagger reste et ce n'était pas comme si je lui faisais une faveur, j'aurais dans ce cas-là pris un ton beaucoup plus méprisant et pas si neutre. Je m'éloignais d'elle, et soupirais. Je venais de faire une bêtise. Je m'asseyais sur un tronc d'arbre et attendais quelconque réaction. Je ne pouvais deviner ce qui allait suivre, n'importe qui ayant subit les même chose que la jeune femme serait partit, mais d'un autre côté, je sentais au fond de moi qu'elle allait rester. L'incertitude me rongea quelques secondes.

Je levais légèrement la tête en entendant des bruits de pas signe que quelqu'un s'approchait. J'avais raison. J'étais encore bluffé par ses certitudes, signe pour moi que ma mémoire n'était pas totalement morte et qu'il y avait encore de l'espoir. Elle me remercia, je ne réagis pas. Je me concentrais sur les arbres qui nous entouraient, sur les bruits de la forêt, l'air qui frappait délicatement mon visage, dans le seul but de ne pas me laisser envahir par quelconque sentiment susceptible de nuire à ce moment. Un long silence s'installa. J'avais tellement de chose à lui dire, tenter de lui expliquer et de comprendre. Je n'aimais pas m'en prendre à elle, mais je ne voyais pas comment je pouvais me comporter autrement. J'avais appris à détester sa présence alors que je la voulais à mes côtés et j'avais tremblé pour elle en regardant les Hunger Games n'osant même pas imaginer l'effet que sa mort aurait pour moi...

_" Moi aussi ... Je crois.

Dagger aimait la forêt. Je partageais ce sentiment, il y avait une telle sérénité, un calme reposant... Idéal pour penser. Je connaissais cette endroit, je l'aimais et le nombre de sensation que je retrouvais me laissé sans problème penser que j'y passais énormément de temps. Ce n'était comme toujours qu'une hypothèse, une supposition... plutôt qu'une certitude. Je levais doucement le regard vers elle. Je retins un sourire, je devais me comporter comme d'habitude. Ce n'était qu'une fille parmi tant d'autres. Elle était jolie, même belle, mais rien d'exceptionnelle, pourtant je ne voyais qu'elle. Drôle de sensation presque contradictoire.

Depuis la dernière fois ... Rien, le néant et c'était difficile à admettre. Je n'avais vu aucune amélioration pour ce qui est de mon état, aussi bien au niveau des souvenirs, qu'au niveau de mes sautes d'humeur. Je vivais comme je le pouvais et ce n'était pas facile tout les jours. Lui répondre quelque chose de ce genre là ou me éluder la question ? Je sentais de la sincérité dans sa voix, je n'y échapperais pas. Je soupirais exaspérer par la réponse que j'allais lui donner.

_" Bien. Rien n'a changé. "

Je ne m'étendais pas sur le sujet. Je n'aimais pas parler de moi, et c'était une perte de temps. Mais elle... Énormément de chose avait changé pour elle par contre. La jeune femme avait remporté les jeux au péril de sa vie, et vivait maintenant loin du district 7 dans le village des vainqueurs ou un truc du genre. J'en avais entendu parlé durant cette édition.

_" C'est plutôt à toi qu'il faut poser la question."

Je relevais la tête vers elle et pour la première fois je plongeais mon regard dans le sien quelques secondes. Ce n'était pas sur le coup de la colère cette fois. Je me décalais un peu pour lui laisser de la place.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 18:50

Quelle étrange situation. La jeune fille ne s’était jamais imaginé qu’une telle chose pourrait se passer mais la vie lui réservait visiblement encore de nombreuses surprises. Elle se demandait tout au fond d’elle ce qui avait entrainé un nouveau revirement de comportement chez le jeune homme. Ne vous méprenez pas, cela ne la dérangeait pas – bien au contraire – qu’il soit bien plus aimable avec elle, c’était juste qu’elle était tellement habituée à toute sa haine et son dégoût que cela lui paraissait bien étrange. Il fallait bien l’avouer : Khlauss lui en avait fait voir de toutes les couleurs depuis qu’ils se connaissaient ! Que ce soit la plus belle de toutes, comme la plus sombre. Il était probablement le seul à avoir un tel impact sur elle, le seul qui pouvait lui faire ressentir de telles choses. Même Ornehlia ne pouvait pas obtenir d’elles ces sentiments que lui réussissait à avoir. C’était une chose bien étrange que l’amour. Une force puissante, qui pouvait vous rendre la personne la plus heureuse au monde comme vous descendre au ras des pâquerettes sans la moindre pitié. Devait-elle de son côté espérer encore que leur amour le ramènerait vers elle ou devait-elle définitivement abandonner et tourner la page ? Elle ne savait pas, elle était complétement perdue. Et les jeux n’avaient fait que fragiliser son état, qui était devenu plus que précaire. Elle avait l’impression qu’à chaque instant, ses nerfs pouvaient l’abandonner et la laisser sombrer dans la folie. Mais elle s’accrochait, elle faisait tout son possible pour garder la tête hors de l’eau et pour continuer à avancer et ce, notamment pour son jeune fils. Elle ne pouvait pas se permettre de sombrer, elle devait se montrer forte pour lui. Alors c’était ce qu’elle tentait de faire, bâillonnant ses sentiments et autres états d’âmes. Mais cette fois-ci, c’était différent. Elle était avec ‘lui’ dans ‘leur’ endroit. Même si elle l’avait désiré, elle n’aurait pas pu rester de marbre face à cela. Trop de souvenirs remontaient à la surface, des souvenirs qu’elle n’était même plus capable de partager avec lui et qui lui fendaient le cœur. Des choses dont elle aurait aimé qu’il se rappelle mais qui semblaient perdues à jamais. Elle ne put empêcher cependant un léger sourire de venir arrondir la courbe de ses lèvres à sa première remarque alors qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser au fait qu’il ne savait pas à quel point il avait raison à ce sujet. Elle eut un instant envie de le lui dire, cependant, elle se contenta de hocher la tête une nouvelle fois avant de prendre la parole. « Oui, ça se voit je pense. »

Par la suite, elle fut de nouveau étonnée qu’il lui laisse de la place à ses côtés mais elle ne se fit pas prier pour aller s’asseoir à côté de lui. C’était une situation plus qu’étrange. Elle sentait la chaleur de son corps à côté d’elle, l’odeur de sa peau envahissait ses narines et cela la troublait énormément. Elle n’avait pas été aussi proche de lui depuis longtemps et les battements intensifs de son cœur dans sa poitrine trahissaient ce que cela représentait pour elle et l’effet que cette proximité lui apportait. Elle tenta néanmoins de le cacher, histoire de ne pas paraître encore plus bizarre aux yeux du jeune homme. Elle ne put s’empêcher cependant de poser après une hésitation une main sur son épaule quand il parla de lui. C’était un geste léger, elle le touchait à peine, mais c’était sa manière de lui montrer son soutien sans forcément le formuler avec des mots alors qu’elle reposait sa main sur ses genoux laissant un instant le silence planer. Elle non plus n’aimait pas énormément parler d’elle et encore moins de ça. Cependant, elle savait qu’elle ne pourrait pas échapper à ce genre de questions. Que devait-elle lui répondre ? Un mensonge, comme quoi c’était merveilleux d’être riche et d’avoir participé aux jeux les plus horribles qu’on puisse imaginer et en plus de les avoir remportés ou alors juste lui faire part de ses doutes ? Elle ne savait pas vraiment, alors elle répondit en laissant le cours de ses pensées se déverser entre ses lèvres « Je ne sais pas. Je suppose que je devrais me sentir heureuse de tout ça. J’ai de l’argent, une grande maison et je ne connais plus la misère mais… » Elle ne savait pas trop comment expliquer. Il la prendrait pour une folle si elle lui répondait ce qui lui venait vraiment en tête. ‘Ce n’est pas moi’. Non, ce n’était pas elle. Elle n’était pas une jeune femme pleine de fric qui vivait dans les beaux quartiers. Non, elle, elle était la fille d’un fier bûcheron, une petite sauvageonne qui aimait grimper aux arbres et dormir à la belle étoile.

Elle se tut un instant alors qu’elle dessinait des cercles sur la peau nue de ses jambes. Le short qu’elle portait faisait partie d’un lot de vêtements que Lyn avait fait faire pour elle et elle en était bien contente. Elle n’aurait pas pu porter tous ces habits extravagants que l’on voyait au Capitole. Ils la mettaient bien trop mal à l’aise. Rien que le défilé en tenue de circonstances avait été une véritable épreuve pour elle alors il était hors de question qu’elle s’exhibe quand elle n’avait pas à le faire. Elle soupira de nouveau avant de tenter un petit sourire en direction du jeune homme alors qu’elle caressait le tronc d’arbre sur lequel ils se trouvaient en parlant d’une voix douce cette fois-ci « La nature me manque, cet endroit me manque et aussi fou que ça peut permettre, certaines personnes ici me manquent. Vraiment. » Etait-il nécessaire de préciser qu’il en faisait partie ? Il était étrange d’entendre une telle chose de la part de la jeune femme quand on savait qu’elle avait été malmenée par presque tout le monde, le brun compris. Mais c’était comme ça. Malgré tout ce qu’elle avait pu vivre dans le district sept, elle y avait ses racines. Elle ne pouvait pas s’en défaire comme cela. Elle était une fille de la nature, une fille de la forêt et ça, les résidents du capitole ne pourraient jamais le lui enlever, peu importe leurs règles, leurs argents ou même leurs menaces.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 21:48

« je t’aime vraiment … ». Des mots qui étaient sortis de ma bouche et qui avaient été destinés à Dagger. Des mots dont je ne me souvenais plus, pourtant c’était la seule explication possible aux sentiments que je ressentais pour elle, mais c’était tellement contradictoire, tellement impossible dans ma conception actuelle des choses. Je m’étais demandé si nous avions été amis un jour ou si notre relation avait toujours aussi compliqué qu’aujourd’hui. Peut être l’avais-je martyrisé et toujours été froid avec elle comme d’habitude. J’étais dans un bon jour et décidais à en apprendre plus. Je ne savais pas encore comment j’allais amener la jeune femme à me parler de mon passé, mais j’allais y arriver. Je pouvais être doué en manipulation quand je le voulais, mais là était le problème. J’avais tellement l’habitude d’être perdu dans le néant que j’avais peur de savoir. Je m’accroche sans relâche à ce que j’ai, alors que ce n’est pas grand-chose. Je l’écoutais alors qu’elle me parlait de la forêt et j’ajoutais que je devais aimer cet endroit par le passé, moi aussi. C’était la première fois que je livrais une hypothèse de ma vie à quelqu’un. J’avais l’espoir secret qu’elle me confirme mes dires, par maladresse, mais ce ne fut pas le cas.

Je me poussais pour lui laisser un peu de place. Je n’allais pas la laisser debout, face à moi. Nous avions l’air stupide ainsi. Dagger me frôla en s’asseyant, créant un tourbillon de sensation en moi. Le moment idéal pour des flash back, sauf qu’aucune image, aucun son ne m’arrivait jamais. J’étais déçu mais je ne le montrais pas. Je parlais de moi, enfin légèrement, elle posa sa main sur mon épaule. D’un geste brusque je m’en dégageais et mon visage se ferma, je la fusillais du regard . Je n’avais pas besoin de ce genre de chose, j’étais capable de me débrouiller seul. Je n’avais plus envie de lui parler. J’avais déjà posé la question afin de me renseigner sur sa vie. Je tournais mon visage vers elle. Elle n’était donc pas heureuse, du moins c’est ce que je comprenais.

_ « Mais ce n’est pas le cas, n‘est-ce pas? » 

Je ne pouvais pas comprendre, du moins, je ne le prétendais pas. Je n’avais pas ce que je voulais, je vivais parfois comme un robot, comme une coquille vide. Je survivais rien de plus. Je passais ma main dans mes cheveux, signe d’une gêne certaine. Elle reprit la parole enfin. Sa vie ici semblait lui manquer. J’eus une demi-seconde l’impression que je faisais partis des gens qui lui manquaient. J’oubliais cette idée, préférant rester silencieux. Je finis par plonger mon regard dans le sien :

_ « Alors pourquoi ne pas revenir ? Si ta vie est ici … Ca parait si simple ...  »

Je doutais que ça l'était en vérité. J'étais en train de faire fausse route. Si j'avais la certitude ne serait ce qu'une seconde que ma vie était ici et qu'elle l'avait été... Je serais terriblement heureux.

_ « Tu n'es pas bien vu ici. Les gens parlent, ta victoire ne les arrêtent pas... Pourquoi un tel attachement ? Tu devrais avoir envie de fuir. »

Je ne ménageais pas ses sentiments, j'étais naturel un point c'est tout. Je cherchais à comprendre, et à en savoir un peu plus sur elle. J'avais entendu des choses à son sujet, les gens en avaient énormément parlaient lors de sa nomination. J'en avais déjà frappé un, poussé par un réflexe semblable à celui de tout à l'heure.

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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 2 Avr - 22:42

Comme la jeune fille aurait pu s’y attendre, le garçon s’était défait de sa main avec une brutalité qui lui était propre depuis qu’il était revenu des jeux. Elle ne manifesta d’ailleurs pas d’émotions particulières quand il la fusilla littéralement du regard, même si son cœur se serra un instant. Elle y était habituée maintenant, à ce nouveau Khlauss qui rejetait les marques d’affection ou même juste de soutien. Mais son geste avait été spontané, comme lui toute à l’heure quand il l’avait retenue. Il y avait des réflexes comme ça qu’on ne pouvait pas retenir et après avoir passé tant d’années aux côtés du jeune homme il était plus que normal que de son coté, elle ne puisse pas toujours se contrôler. Elle devait graver définitivement dans sa petite tête qu’elle ne pouvait plus se permettre de telles choses avec lui. Mais c’était difficile de mettre tant de distance avec une personne dont on avait été si proche. Elle s’était déjà endormie avec lui, elle l’avait pris dans ses bras, elle l’avait embrassé, tant de petites choses qu’elle ne pourrait plus jamais faire désormais. Et qui lui causait bien de la peine. La seule personne qui était réellement capable de comprendre ce qu’elle ressentait était la sœur ainée de ce dernier et Dagger savait qu’elle souffrait tout autant qu’elle. Après tout, si la blonde avait perdu l’homme qu’elle aimait, elle, elle avait perdu un frère. Et ça avait de quoi vous briser totalement une personne. Elle en savait quelque chose puisqu’elle avait elle-même pris la place de sa sœur pendant les jeux pour éviter qu’elle ne meure dans l’arène. Mais l’autre jeune femme n’avait pas pu faire cela et elle comprenait que cela la ronge. Ces foutus jeux avaient détruit bien trop de vies et elle n’en supportait plus l’existence. Elle était malade à l’idée qu’il allait encore en avoir et que d’autres familles seraient brisées, des amoureux séparés et des amis oubliés. Comment le peuple pouvait laisser passer une telle chose ? Comment ces juges pouvaient-ils accepter de détruire ainsi tant de vies humaines ? Ca la dépassait totalement.


Khlauss semblait manifester un intérêt tout particulier à son égard aujourd’hui et cela la surprenait. Elle se demanda un instant si cela était dû à sa victoire dans les jeux ou si une autre raison motivait ses actes mais elle se dit que peu importe la raison d’un tel comportement, ce qui comptait c’était qu’il ait lieu. Elle hocha timidement les épaules, gênée de devoir confesser que cet argent qui aurait probablement rendu n’importe qui d’autre très heureux ne le faisait pas pour elle. Elle n’avait jamais été très matérialiste, loin de là. « Non pas vraiment. L’argent, par exemple, ne m’intéresse pas vraiment. Je trouve qu’il avilie les gens. Je préfèrerais avoir tous mes proches auprès de moi que tout ce que j’ai actuellement. Et l’anonymat à cette gloire que je n’ai ni souhaitée, ni désirée, surtout dans de telles circonstances. » Car il fallait bien l’admettre : bien qu’elle était très mal vue dans son district, elle était au contraire extrêmement populaire dans les autres et au capitole pour des raisons différentes. Pour les premiers, c’était en raison de son comportement noble et respectueux pendant les jeux et pour les autres, parce qu’elle avait créé la surprise, parce qu’à elle seule elle avait fait le « show » en renversant totalement la situation, en créant un dénouement inattendu. Qui aurait parié sur la petite blondinette au cours du combat final quand en face d’elle se trouvait une véritable armoire à glace, un carrière armé jusqu’aux dents et féroce comme jamais ? Personne. Et pourtant, c’était elle qui avait fini par gagner au cours d’une longue lutte acharnée en le poussant du toit de l’église. Comme quoi, il ne fallait jamais se fier aux apparences. Elle quitta ses pensées en entendant la remarque du jeune homme et elle ne put s’empêcher de secouer la tête de gauche en droite en signe de négation avant de lui répondre « Mais ça ne l’est pas. Un vainqueur doit vivre dans le quartier crée spécialement pour ces derniers. C’est le règlement. Et bien que ça ne m’enchante pas particulièrement, je ne veux pas provoquer le courroux du Capitole et voir ce dernier s’abattre sur ma famille. » Protéger Noah et Ornehlia, son leitmotiv permanent. Ils étaient la prunelle de ses yeux, sa raison de vivre. Elle aurait tout fait pour eux et elle l’avait prouvé à de nombreuses reprises, comme cette fois-ci en abandonnant sa liberté si précieuse contre une cage dorée. Elle se sentait comme l’oiseau qu’on enfermait après qu’il ait chanté tout le printemps et à qui on essayait de forcer de faire des tours dont il n’avait pas envie mais qu’il était obligé d’exécuter tout de même. Et c’était extrêmement frustrant. Si elle n’avait pas ses proches, elle aurait peut-être déjà craqué.

Elle ne put retenir un bref éclat de rire à l’entente de sa dernière remarque, mais celui-ci n’avait rien de joyeux, on pouvait y lire de l’amertume et de la lassitude. Elle n’avait pas besoin qu’il le lui dise pour le savoir, elle savait pertinemment que si elle revenait vivante des jeux, cela ne changerait rien dans le regard des autres. On ne pouvait pas se débarrasser de son passé, surtout quand il était aussi lourd. « Oh va, je sais qu’ils parlent et je devine facilement ce qu’ils disent. La catin a gagné les jeux, allez savoir sur le canapé de qui elle est passée juste avant l’arène pour que ça arrive ! Ou encore des choses comme quoi je sais visiblement faire autre chose de mon corps que juste l’utiliser à des fins peu catholiques. Que de compliments sur mon humble personne, je me sentirais presque honorée de faire tant parler les gens ! » Que d’ironie en une seule phrase. Cependant, elle reprit sa voix normale – bien qu’un brin plus mystérieuse alors qu’elle le fixait, un léger sourire énigmatique au coin des lèvres « Et toi ? Pourquoi tu ne t’enfuis pas ? » Elle finit par se lever et elle marcha tranquillement jusqu’à un chêne imposant dont elle caressa l’écorce alors qu’elle reprenait la parole d’une voix un brin plus joyeuse quoique nostalgique « Mon père adorait cet arbre. Il disait qu’il était ici bien avant nous et qu’il le serait encore à notre mort et ça me plaisait d’imaginer qu’il puisse être le gardien et le témoin des souvenirs de tant de personnes. Qu’il veillait sur ces derniers, qu’il les gravait dans son écorce, qu’ils vivaient encore dans sa sève. Je crois que j’ai toujours aimé l’idée que même si le temps file et que le passé s’envole, certaines choses peuvent en garder la trace. » Elle ferma les yeux alors qu’elle se reposait contre l’arbre, son arbre. Oui, elle le pensait particulier et elle l’avait toujours vu comme tel. Après tout, n’était-ce pas là qu’elle venait avec son père, ou encore qu’elle avait rendu Khlauss ? Cet arbre était intimement lié aux deux hommes de sa vie et s’ils étaient partis tous les deux, s’ils l’avaient abandonnée, lui au moins, il était toujours là avec elle.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Mar 3 Avr - 12:40

Jusqu'à présent les choses se passaient plutôt bien. La conversation se faisait par elle-même, même si ce n'était que de simples banalités. J'étais calme, malgré ce que l'on pouvait croire et je me sentais bien, chose qui était plutôt rare. Je n'avais pas envie de partir, de me lever et de disparaître, je voulais rester ici à ses côtés. C'était vraiment très agréable comme sentiment, même si j'étais encore assez maladroit et brutal comme lorsqu'elle posa sa main sur moi ... Plus encore, aujourd'hui, je m'intéressais à elle, je ne la descendais pas en flèche comme j'en avais l'habitude. Malgré le temps qui commençait à tourner à l'orage , c'était une bonne journée. Je la sentis gêné d'avouer qu'elle n'était pas heureuse. L'Argent... Une lutte de tous les jours pour beaucoup, seul moyen de réellement survivre. Je hochais la tête en guise d'approbation à ses paroles. Je ne pouvais qu'approuver ce qu'elle disait. Mais des questions se profilaient pourtant à l'horizon, Pourquoi ne restait elle pas ici si c'était l'endroit qu'elle aimait et où vivaient les gens qui comptaient pour la jeune femme ? Il y avait certainement un règlement ou quelque chose du genre. Dagger secoua la tête négativement ce n'était pas si simple. Je soupirais, tout était trop compliqué à mon goût, la facilité ne faisait plus partit de ce monde.

_" Comme ci les jeux ne suffisaient pas ..."

Ma remarque suivante la fit rire. Je plissais les yeux. Au moins elle le prenait assez bien... J’espérais. On disait du mal dans son dos, peut être même devant elle, les gens ne sont à cela près. Et sa victoire n'avait rien changé, pourtant celle-ci forçait l'administration. Elle s'en était sortit en beauté pour une petite blondinette perdue au milieu de véritable brute. Je souris amusé par l'ironie de sa longue explication :

_" Ils ont simplement besoin de dédramatiser les choses... et de flatter leurs égaux... Ca ne m'étonnerait pas d'entendre quelqu'un dire qu'il aurait très bien plus le faire, alors qu'ils tremblent à chaque moisson... En tout cas tu étais surprenante !"

Un compliment... Et une goutte de pluie frappa le sol. A croire que le ciel lui-même n'en revenait pas de ce qui venait de sortir de ma bouche. Il commençait à pleuvoir légèrement mais ça ne me dérangeait pas. Fuir ? Mais pour aller où ? Je n'étais chez moi nulle part ! Le district 7 était le seul à avoir un léger goût de souvenir.

_" Fuir pour aller où ? "

Alors que je lui répondais elle s'était levée et dirigeais vers un arbre dont elle frôla l'écorce sous mon regard curieux. Je me levais doucement, comme si je craignais de troubler ce moment. Un arbre porteur de souvenir ? Ca m'aiderait bien, si ce n'était pas que fantasme d'un signe qui reste pour l'éternité de notre passage sur terre.

_" C'est une façon de voir les choses... Chacun de nos gestes et de nos choix marquent forcément quelqu'un... La forêt est un coin calme, pourtant je ne doute pas une seule seconde qu'il s'en ai passé des choses ici ! On est pas les premiers à passer ici."

Je touchais l'écorce de l'arbre, tentant de voir sa cime. La pluie redoubla et le ciel se couvrit devenant noir, signe d'un futur orage, donnant par la même occasion une autre dimension au lieu.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Mar 3 Avr - 13:45

C’était vraiment très agréable pour elle de pouvoir passer du temps avec Khlauss sans que ça ne tourne aux règlements de comptes. Pour la première fois depuis longtemps, elle sentait un poids sur son cœur s’envoler. Elle ne ressentait plus cette tension qui l’envahissait habituellement en la présence du jeune homme. Bien évidemment les choses n’étaient plus comme avant et elles ne le seraient peut être probablement jamais plus mais c’était agréable de pouvoir passer un moment comme ça, juste tous les deux sans cris ou remarques méchantes. En plus de cela, ça avait quelque chose d’encore plus spécial pour la jeune femme, en raison de l’endroit où ils se trouvaient. C’était leur endroit, le lieu où ils se retrouvaient quand ils étaient plus jeunes. Beaucoup de souvenirs – de BONS souvenirs – se rattachaient à ce lieu. Voilà pourquoi elle s’était sentie tout naturellement attirée ici. Pour Khlauss, c’était probablement le fruit du hasard mais malgré tout, elle était contente qu’il soit passé par là. Et finalement, de l’avoir croisé. Ils arrivaient désormais à se parler comme des personnes civilisées et même s’ils n’échangeaient que des banalités, ça faisait chaud au cœur de la jeune fille qui une fois de plus se laissait entrainer dans un jeu dangereux. Après tout, qui pouvait affirmer qu’il serait aussi « amical » la prochaine fois qu’ils se reverraient ? Ce n’était peut-être qu’un énième changement de personnalité et le retour à la réalité n’en serait que plus douloureux. Mais qu’importe, elle devait prendre le risque. Elle le lui devait, à lui qui avait tant fait pour elle dans le passé. Loyale la Dagger ? Totalement. C’était probablement sa principale qualité et elle ne l’avait jamais quittée, peu importe tout ce qu’elle avait pu traverser. La vie de la jeune fille n’avait absolument pas été un long fleuve tranquille, loin de là. Mais elle avait toujours su rester fidèle à elle-même et à ses proches, même à Khlauss qui ne se souvenait pas d’elle. Elle n’avait jamais pu ni même cherché à le remplacer par un autre. Elle n’aimait que lui et elle ne pouvait même pas ne serait-ce qu’envisager construire quelque chose avec un autre, c’était tout bonnement inimaginable pour elle. Elle était donc condamnée à vivre seule, enfermée dans le souvenir d’un amour détruit par la haine et la cruauté de personnes ignorant jusqu’à l’existence de ce dernier.

« Je suppose que pour eux… c’est un privilège d’y participer… et de les gagner. C’est ce qu’ils m’ont dit. » En effet, combien de remarques avait-elle reçu à ce sujet ? Top à son goût. La blonde n’avait pris part à tout cela pour la gloire, juste pour préserver de la mort sa sœur. Elle se souviendrait toujours de ce jour où après avoir entendu le nom de cette dernière, elle avait bousculé tout le monde pour crier qu’elle était volontaire. Elle avait scellé son destin à cet instant bien précis et elle savait qu’elle avait eu de la chance par la suite de gagner. Ce n’était pas le talent ou ses aptitudes qui pour elle, lui avaient permis de survivre. C’était la chance, tout bonnement. Elle n’avait jamais été prétentieuse et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait le devenir. Avoir gagné n’avait strictement rien changé à cela. Cependant, elle ne put s’empêcher de rougir en l’entendant la complimenter. Ce n’était pas tant les mots qui l’atteignaient mais plutôt, l’intention. Ce n’était pas dans le genre du nouveau Khlauss d’en faire, loin de là. Cependant, une fois le premier choc passé, elle ne put s’empêcher de réaliser ce que cela voulait dire et elle ne put s’empêcher d’exprimer le fond de sa pensée de vive voix, avec une surprise plus qu’évidente dans le ton de sa voix « Tu m’as suivie pendant les jeux ? » Elle ne s’attendait en effet pas que le jeune homme fasse attention à elle pendant ces derniers. Certes, ils étaient du même district mais il était si froid avec elle et si méchant qu’elle n’aurait jamais pu croire que son sort pouvait l’intéresser. Une fois le second choc passé à son tour, elle se gratta légèrement la joue alors qu’elle lui offrait un vague sourire désabusé en guise de prélude à sa réponse « Va, si ce n’était que les jeux et ma victoire le cœur du problème… Je suppose que l’on ne peut jamais effacer son passé et l’image qui va avec, peu importe ce qu’on a bien pu faire après. » C’était vrai après tout, quoi qu’elle ferait ça ne serait jamais assez bien pour qu’elle ne soit plus aussi mal perçue et elle avait fini par s’y faire. Chercher l’affection et le respect de personnes qui s’obstinaient à vous les refuser, c’était lassant à la fin et elle n’avait plus la force de le faire. Elle préférait donc agir comme si cela ne l’affectait pas et ne plus réagir aux remarques des autres.

La pluie commençait à tomber sur leurs têtes et cela fit doucement sourire la jeune fille. Comme la remarque du jeune homme, ou plutôt sa question. Elle aurait pu lui rétorquer que c’était exactement la même chose pour elle mais elle ne le fit pas, à la place elle lui répondit autre chose sur une voix un tantinet amusée, un tantinet mystérieuse « C’est vrai que la question était posée dans le même sens. Ce que j’aurais dû te demander c’est pourquoi tu restes ici. » Elle n’ajouta rien de plus alors qu’elle s’était rapprochée de l’arbre exposant sa théorie au jeune homme. Elle savait qu’elle devait probablement apparaitre complétement barge à penser comme ça mais c’était véritablement ce en quoi elle croyait et elle écouta avec attention ce qu’il avait à lui dire en retour. Il n’avait pas idée d’à quel point il pouvait avoir raison. Elle eut un sourire triste pour le coup alors qu’elle le regardait. Une partie de leur histoire était inscrite dans le bois de cet arbre et c’était pour elle une certaine consolation que d’imaginer qu’au moins, lui ne l’oublierait jamais. Elle s’était immobilisée avec cet air un peu triste, un peu nostalgique sur le visage mais elle secoua finalement sa tête alors qu’elle fermait les yeux pour sentir la pluie tomber sur elle. C’était agréable, vraiment. Elle sourit de nouveau au jeune homme mais cette fois-ci avec malice en rependant la parole « Dis-moi Khlauss, tu sais grimper aux arbres ? » Elle posa ses mains sur le bois prête à commencer l’ascension du chêne alors qu’elle lançait un regard attendu et appuyé au jeune homme pour voir s’il allait la suivre. Après tout, autant profiter de ce moment pour renouer un peu avec le passé et la nature.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Mar 3 Avr - 20:33

Je profitais pour une fois réellement du moment présent. Je ne me souciais qu'à peine de ma mémoire défaillante, de mes problèmes quotidiennes, mais me concentrais uniquement sur les paroles de Dagger mais aussi sur elle tout simplement. Derrière mes mots et gestes violents, je sentais que je l’appréciais et bien plus encore. C'était une certitude que je n'arrivais pas encore à savoir ce que je devais comprendre. La solution était sous mes yeux, j'en étais convaincu et j'étais déterminé à la trouver le plus rapidement possible. Je restais effarer devant ce qu'elle venait de me dire.. Une chance de participer aux Hunger Games ? Beaucoup n'avait rien compris ! J’appellerais plutôt ça de la torture, un spectacle des plus macabres, une mise à mort... Tout sauf un privilège. La façon de pensée des gens m'étaient encore assez inconnue. Je pensais souffrir d'une totale aversion contre ses jeux comme les autres, mais je me trompais apparemment. La mienne était plus forte :

_" Si risquer sa vie pour divertir, sachant que les chances de mourir sont immenses.. est un privilège... Je ne comprends vraiment rien à rien !"

La jeune femme avait sauvé la vie de sa soeur au péril de la sienne. C'était un beau sacrifice, et on ne pouvait que reconnaître son courage. En aurais je eu autant ? Je lui avouais qu'elle avait été surprenante pendant les jeux sans réfléchir. Je n'avais pas saisis immédiatement les doubles sens de mes mots, et ne le remarquais qu'à son changement d'expression. Oui je l'avais suivis pendant les jeux, mais assidûment, espérant à chaque fois ne pas entendre l'annonce de sa mort à chaque fois que l'on annonçait que quelqu'un était tombé.

_" Bien sûr. "

Je voulais m'étendre plus, lui dire que je n'avais fait que faire comme tout le monde pour me fondre dans la masse même si je savais que c'était totalement faux. Mais je n'aurais pu articuler ses mots sans une certaine gène. Je préférais me taire. Elle ajouta que quoi qu'elle fasse, l'opinion qu'on avait d'elle ne changerait pas. J'aurais voulu savoir ce qu'elle avait fait de si grave, mais la question semblait déplacer. Je l'apprendrais autrement ! La pluie commençait à tomber assez fortement, promettant une bonne averse. Pourquoi je restais ici ? Bonne question. J'allais passer pour un idiot car je n'avais aucune réponse à fournir. J'étais là point.

_" Aucune idée! Je sais que je viens de ce district... Du moins c'est ce que l'on m'a dit. Le reste ? L'instinct je suppose ! Je me sens bien ici..."

C'était idiot. Pouvait on vraiment avoir de l'instinct ? J'étais pourtant certain de ne pas me tromper ! Les réactions de Naelynne et de Dagger à mon retour en avait été la preuve. Elle me parla de souvenir, d'arbre et de ce lieu si magique. Je la sentis triste. J'avais dis quelque chose qui ne fallait pas. Je baissais la tête préfère ma terre, et remettre mes cheveux qui commençait à être bien mouillé en place. Je ne les avais pas très court, et il pouvait rapidement faire "écran". Elle me demanda si je savais monter dans les arbres, je lâchais un petit rire :

_" Je sais respirer aussi !"

C'était quelque chose de naturel chez moi, comme la plupart des gens du coin. Les arbres sont la principal source de travail et de ressource. J'entrepris donc mon ascension. Les premiers mouvements furent hésitants, et je m'accrochais assez fort pour éviter de manger les racines. Ensuite mes mouvements furent plus fluide, et plus naturelle. Je savais grimper depuis longtemps. Je cessais à la moitié du chêne, prenant place sur une branche, et vérifiant que je n'allais pas glisser à cause de la pluie. Le panorama était magnifique, et les nombreuses feuilles nous gardaient quasiment à l'abris. Je croisais son regard.

_" C'est magnifique !"

Les arbres à perte de vu, les nuages noirs, le soleil qui tentait tout de même de percer. J'étais en réel admiration.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Mar 3 Avr - 21:13

Elle avait un peu l’impression d’être revenue en arrière, qu’elle avait la chance de pouvoir revivre un instant privilégié avec le jeune homme – ce qui lui faisait bien plus plaisir que toute la gloire qu’elle avait pu acquérir grâce à sa victoire au cours des jeux. Tout ce qu’elle désirait, même si elle ne l’avouait pas de vive voix, c’était retrouver ce garçon qu’on lui avait arraché alors qu’elle n’était qu’une toute jeune adolescente. Il était son soutien, celui qui lui rendait le sourire quand tout allait mal, il était son avenir et ce en quoi elle croyait. Quand elle l’avait perdu, elle avait senti tout son monde s’écrouler et si elle n’avait pas eu son fils et sa sœur, dieu seul savait ce qu’elle serait devenue. Elle s’était battue pour eux, mais son cœur lui était toujours en miettes cinq ans après. Mais pour le moment, elle sentait des relents d’espoirs naître en elle, des espoirs qu’elle ne pensait plus permis. Et elle pouvait voir que malgré tout ce qui avait pu se passer, malgré sa nouvelle personnalité, Khlauss gardait tout de même une certaine humanité, une vision des choses qu’elle partageait. Elle lui avait exposé le point de vue des personnes des habitants des Capitoles quant aux jeux et il en avait visiblement été indigné. A vrai dire, il y avait tout de même une petite minorité qui était opposée au jeu mais elle était vraiment insignifiante comparée à la masse de citadins qui prenaient un malin plaisir à voir des enfants s’entretuer. Parmi les premiers se trouvaient son ami proche, Lyn. Il était celui qui – en aidant le styliste du district sept – l’avait sublimée à chaque apparition télévisée. Ils s’étaient très nettement rapprochés et désormais, il faisait partie de ces personnes qui comptaient énormément pour la blonde. Il venait d’ailleurs régulièrement chez elle pour lui changer les idées et pour s’occuper de Noah mais malgré sa présence, Khlauss lui manquait. Ce n’était pas la même chose. Il n’était pas ‘lui’. Et il ne le serait jamais. « Je ne pense pas que ça soit toi qui ne comprenne rien à rien, Khlauss…. » Elle eut un léger sourire triste en disant cela, alors qu’elle tournait sa tête une nouvelle fois vers le ciel, comme pour rechercher une réponse à tout cela dans ce dernier. En vain. Si le ciel devait leur venir en aide, il l’aurait probablement fait depuis longtemps. Ils devaient se débrouiller seuls avec leurs vies, avec leurs malheurs.

Elle rougit une nouvelle fois quand il confirma qu’il l’avait suivie mais elle n’osa pas faire de commentaires. Dans un sens, ça lui faisait plaisir car cela voulait peut être dire qu’il se faisait du souci pour elle et que donc son existence comptait un peu pour lui mais d’un autre côté, elle aurait préféré qu’il ne la voit pas tuer ces trois personnes. Certes, elle ne l’avait fait que pour sauver son ami puis pour se défendre mais même, ce n’était pas une image d’elle qu’elle aurait voulu lui donner. Elle n’aimait pas se rappeler les jeux. Elle était encore dans un état trop instable à cause de ces derniers, bien qu’elle semblait montrer le contraire. Elle affichait une maîtrise d’elle drôlement efficace mais ce n’était qu’un leurre. Elle était ravagée, détruite de l’intérieur et un peu instable mentalement parlant. Elle n’en dormait plus la nuit et elle ne mangeait presque plus. Le traumatisme des jeux était également des plus violents chez ceux qui les gagnaient. Elle retourna une nouvelle fois son attention vers le jeune homme alors qu’un sourire doux étirait la courbe de ses lèvres à l’entente des mots de ce dernier. Quelque part, ils lui faisaient plaisir. Elle se sentait bête d’être contente juste pour des phrases qui n’avaient peut être aucune importance pour lui mais c’était comme ça, elle n’avait pas choisi qui son cœur aimé. Elle prit donc la parole et répondit avec une tendresse qu’elle ne put contenir, et un peu de soulagement dans la voix « Je suis contente si tu te sens bien ici. » Sa mémoire avait peut-être été effacée mais visiblement, il restait dans son cœur et dans son corps des restes de souvenirs et de bons moments qui le rattachaient à cet endroit et par extension, à elle. Et ça lui réchauffait le cœur autant que de penser que cet arbre gardait le souvenir de leur histoire d’amour.

Le rire du jeune homme tinta comme un son des plus délicats, des plus agréables dans les oreilles de la blonde et elle se demanda à quand remontait la dernière fois où il avait ri en sa présence. Une nouvelle fois, son cœur battit à toute vitesse dans sa poitrine alors qu’elle se mettait à rire légèrement également à son tour à sa remarque, à sa blague même, alors qu’elle lui faisait un petit clin d’œil à son tour en lui répondant d’une voix malicieuse « C’est que, ça peut être très utile ça ! » Plaisanter avec lui, une chose qu’elle n’aurait plus cru possible, comme juste grimper aux arbres et elle fut amusée de le voir hésiter un peu au début avant de s’élancer avec plus d’assurance vers la cime de l’arbre. Elle commença à grimper avec lui, mais avec aisance et rapidité, signe qu’elle était totalement à l’aise avec cette activité, comme elle l’avait bien montré au cours des jeux. Elle le rejoignit rapidement sur la branche, s’asseyant à côté de lui et ne pouvant empêcher une décharge électrique de traverser son corps en frôlant le sien. Cependant, elle se perdit elle aussi rapidement dans l’observation du paysage devant eux. Le district sept était vraiment merveilleux, le plus beau de tous aux yeux de la blonde qui avait eu l’occasion de tous les visiter. Elle ne put que sourire en entendant la remarque du jeune homme alors qu’elle-même chuchotait une réponse « J’aime ce genre de moments. » Oui, elle aimait cet instant. Elle aimait cette nature à la fois sauvage et merveilleuse, ce garçon juste à côté d’elle et ce petit goût de liberté qui lui seraient que bien trop vite repris mais qu’elle chérirait pour toujours tout au fond de son cœur.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Dim 8 Avr - 21:38

Ma mauvaise humeur habituelle, ma violence, la noirceur de mon âme, l'ensemble était enfouis très profondément en moi à cet instant. C'était un peu une petite victoire de gagné sur moi-même. Je pouvais discuter de façon civiliser avec quelqu'un sans ressentir de la rancoeur ou autre sentiment destructeur. Je profitais de l'instant comme s'il s'agissait d'une chance inespérée. Je voyais l'ombre de quelqu'un d'autre se dessiner en moi à cet instant, peut être ce que j'étais par le passé... Mais comment savoir ? Comment en être certain ? J'avais des idées très précises sur les jeux et j'avais l'impression d'être noyé dans la masse de ceux qui les approuvaient. Je ressentais une totale aversion, une révolte intérieur qui ne demandait qu'à s'exprimer mais je la gardais pour moi. Je souhaitais me fondre dans la masse, et non attirer l'attention. Je n'ajoutais rien à sa remarque, elle pensait comme moi, c'était une bonne chose, d'autant qu'elle avait vécue les choses de l'intérieur, elle était la mieux placé pour porter un réel jugement. D'ailleurs je lui avouais l'avoir suivis d'un air totalement détaché, comme ci c'était normale. Alors qu'au fond de moi c'était des émotions totalement différentes. Dieu sait que j'avais passé des nuits sans sommeil en espérant que pendant ce laps de temps elle ne soit tombée. J'avais encore des choses à apprendre sur Dagger, des choses à "me souvenir" ou plutôt il fallait encore que l'on me fabrique des souvenirs de notre passé. Parce que oui, malgré les apparences, je savais qu'il y avait eu un jour quelque chose entre nous, certainement une simple amitié. Je n'en étais pas certain. Il me manquait trop d'information.

La conversation dériva sur les raisons qui me forçaient à rester ici. Je n'en avais aucune, si ce n'est un bien être intérieur assez précaire. Mes souvenirs étaient peut-être ici, et c'était le meilleur endroit pour en découvrir plus sur moi. Je ne devais pas me tromper : j'avais retrouvé Dagger et Naelynne... Je touchais le but sans jamais l'atteindre. Peut-être que comme le disait la jeune femme, l'arbre avait en partit gardé mes souvenirs, si seulement il pouvait parler...

Grimper ? Bien sûr que j'étais capable de monter dans un arbre, c'était une seconde nature chez moi, comme chez la plupart des enfants de ce district. On vivait entouré de la forêt et c'était le meilleur terrain de jeu. Combien de fois avais je assisté à des jeux en hauteur ? Impossible à dire ! Je me mis à rire ! C'était de bon coeur et vraiment libérateur. Je commençais donc à grimper, avec des difficultés au départ, mon pieds dérapa plusieurs fois, mais rapidement je reprenais de l'assurance, et finis par trouver une place sur une branche, aussitôt rejoins par Dagger. J'appuyais mon dos contre le tronc, afin d'avoir une meilleure stabilité. J'étais à l'aise, mais je préférais prendre mes précautions. Je ressentis une gène lorsque mon corps frôla celui de la jeune femme. J'étais à nouveau totalement perdue et les sentiments qui remontaient à la surface m'effrayaient encore plus. Je contemplais le paysage, et m'extasiais devant sa beauté.

_" Peut-être parce qu'ils sont rares ... Personne ne semble prendre le temps de s'arrêter un instant, de faire une pause et d'ou... de penser à autre chose."

Je m'étais retenu au dernier moment. Certains voulaient oublier alors que je ne rêvais que de me souvenir. Je posais mon regard sur le sol quelques instants, puis sur elle, toujours en silence. La pluie ne cessait pas, toujours battante. Je finis par détourner le regard le sentant trop insistant.

_" Et nous on est trempé en haut d'un arbre en équilibre sur une branche... Chacun sa façon de voir les choses !"

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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Dim 8 Avr - 22:19

Pour Dagger aussi c’était une petite victoire, à plusieurs niveaux. Pour commencer, c’était la première fois où elle baissait un peu la garde depuis la fin des jeux, quelques mois plus tôt. Il faut dire qu’après avoir été traquée par bêtes, hommes et monstres, il était on ne peut plus logique qu’elle devienne quelque peu paranoïaque et elle voit des ennemis un peu partout. D’autant plus qu’elle se rendait bien que comme pour les autres vainqueurs, le Capitole gardait un œil très attentif sur ce qu’elle faisait et qu’elle n’avait pas intérêt à faire un seul pas de travers. Mais c’était mal connaître la blonde que de penser que cette menace silencieuse et permanente suffirait à lui dicter son comportement et à la faire trembler de peur. Elle n’avait jamais été une trouillarde et ce n’était pas aujourd’hui, après tout ce qu’elle avait pu vivre, qu’elle allait le devenir. D’autant plus qu’elle nourrissait des sentiments très sombres à l’égard des représentants de l’autorité à Panem, et pour causes : il lui avait déjà ravi l’homme qu’elle aimait, avant de le tuer et de l’envoyer à son tour combattre d’autres enfants dans une arène tordue et sadique. De quoi rendre fou de rage n’importe qui. Si elle n’avait pas autant de sang-froid, il y a bien longtemps qu’elle aurait couru au Capitole pour régler ses comptes avec les juges et le Président lui-même mais heureusement pour elle, elle avait assez de jugeote pour se rendre compte que ce n’était pas une idée très judicieuse. Se faire tuer ne servirait à rien. Cela ne lui rendrait ni son ancienne vie ni Khlauss. Alors elle ruminait ses pensées noires dans son coin, espérant secrètement un nouveau soulèvement pour pouvoir régler ses comptes avec certains individus. Mais pour l’heure, elle était loin de tout cela et s’éloigner de tous les soucis, de toutes les mauvaises pensées ne pouvait lui faire que du bien. La seconde petite victoire qu’elle avait réussi à obtenir, c’était cette accalmie entre le jeune homme et elle. Perché sur leur arbre, ils ne se disputaient pas, il ne s’en prenait pas à elle comme il avait pris l’habitude de le faire. Il n’était pas le Khlauss froid et méchant qu’elle avait appris à connaître, il ressemblait plus à celui qu’elle avait tant aimé puis perdu et elle se laissait aller auprès de lui, sachant qu’en renouant avec le passé elle prenait le risque énorme de se laisser submerger par celui-ci. Mais c’était un risque qu’elle voulait prendre. Après ces mois difficiles, elle avait besoin de le ressentir près d’elle.

Elle se sentait un peu plus sereine avec lui et elle aurait aimé que ça dure, l’emmener avec elle au quartier des vainqueurs mais elle savait que cela ne serait pas possible. Premièrement, il refuserait. Il ne la reconnaissait plus et il penserait donc juste qu’elle était folle si elle lui proposait une telle chose. Mais en plus de cela, elle savait que ça serait encore plus compliqué si elle faisait une telle chose. Cette tragédie amoureuse le serait encore bien plus et ils n’en ressortiraient que tous plus brisés. Parfois, elle imaginait – seule dans sa chambre – Khlauss ayant refait sa vie avec une autre femme qu’il aimerait et elle en avait la nausée, au point d’en avoir déjà vomi. Avec le temps, elle avait appris à ne plus pleurer et à ne plus se laisser aller à tant de faiblesse mais la douleur était toujours aussi présente et aussi vive. L’amour qu’elle ressentait pour lui n’était pas de ceux qui meurent avec le temps et la distance ou même qu’on enterre vivants, malheureusement pour elle. Mais pour l’heure, elle regardait le paysage comme lui alors qu’elle se mit à sourire tout doucement en entendant sa réponse, le regard fixé sur l’horizon alors qu’elle lui répondait d’une voix douce et calme, à peine plus élevée qu’un murmure mais tout de même audible pour lui qui était juste à côté « Et à quoi tu penses alors, Khlauss ? » Elle aurait bien voulu rentrer dans sa tête à cet instant. Après tout, pourquoi était-il plus gentil avec elle qu’habituellement ? Pourquoi ne la rejetait-il pas comme à l’accoutumée ? Tant de mystères pour la blonde. Cependant, elle ne put s’empêcher de rire franchement à sa seconde remarque alors qu’elle lui adressait un clin d’œil en répondant d’une voix chantante et malicieuse « Mais c’est ça vivre Khlauss ! Sentir la pluie sur notre visage, l’odeur des arbres, entendre les animaux tout autour de nous, être ensemble, tout ça c’est juste… magique. » Elle lui adressa un sourire sincère alors qu’elle se reposait elle aussi contre l’arbre, en fermant les yeux un petit moment. Elle était elle aussi troublée par cette proximité mais il n’y avait pas beaucoup de place pour s’asseoir contre le tronc et à cause de la pluie, ils ne pouvaient pas prendre le risque de s’asseoir en équilibre. Ils devaient donc être un peu collés pour tenir sur la branche et c’était à la fois réconfortant et chaleureux pour la jeune fille mais aussi une douce torture de savoir que ça n’arriverait pas de nouveau avant longtemps et que ce n’était dû qu’à un concours de circonstances et pas dans un élan d’affection. Un tourbillon de sentiments plus contradictoires les uns que les autres naissait encore en elle à ce simple contact.

Cependant, alors qu’elle profitait juste de l’instant présent, elle se rappela qu’elle avait à manger dans son sac et que Khlauss de son côté, ne devait pas avoir l’occasion de manger souvent, surtout des gâteaux faits maison. Ironique quand on savait que de son côté la jeune fille avait de quoi nourrir tout un régiment mais qu’elle était incapable d’avaler quoi que ce soit. Un des symptômes de son traumatisme post-jeux. Elle était incapable de manger convenablement et elle remerciait le ciel que personne ne s’en soit rendu compte. Elle ne voulait pas qu’on la prenne en pitié ou même qu’on s’occupe d’elle. Elle ne supportait pas de montrer ses faiblesses. Rouvrant les yeux et se redressant légèrement, elle fouilla dans sa besace pour en sortir une petite boite alors qu’elle en ôtait le couvercle, une bonne odeur de pâtisserie en ressortant. « Ma sœur m’a préparée des gâteaux avant que je vienne ici, et bien que j’en ai déjà mangé, il en reste des tas, tu en veux ? Promis, ils ne sont pas empoisonnés ! » Elle lui adressa un nouveau clin d’œil alors que par politesse, elle en sortait un – en forme de sapin – et qu’elle le lui tendait gentiment. Après tout, plutôt que de gaspiller toute cette nourriture qu’Ornehlia s’obstinait à lui préparer, autant qu’elle en fasse profiter Khlauss. Elle comptait de toutes les manières les laisser devant la porte d’une des familles du village, donc cela revenait au même, si ce n’est qu’en plus, elle avait la chance de les offrir dans un moment sympathique et qui lui mettait un peu de baume au cœur.

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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 9 Avr - 12:07

J'arrivais à me contrôler, pour le moment j'étais calme et pas en proie au saute d'humeur, chose qui était extrêmement rare. Dagger avait aujourd'hui comme le don de m'apaiser un peu, de me faire voir les choses sous un angle beaucoup moins sombre que d'habitude. Je profitais de cet instant, elle allait surement repartir rapidement pour le village des vainqueurs, mettant de la distance entre nous, ce qui n'était pas plus mal par le passé.... Je la découvrais sous un jour nouveau. Je ne savais même pas pourquoi j'avais été aussi méchant avec elle, certainement parce que c'était le meilleur moyen de me protéger, de faire disparaître la peur des sentiments que j'avais encore au fond de moi pour elle. Je tentais encore de les faire taire. La proximité avec elle, là-haut sur cette branche d'arbre renforçait encore plus cette confusion en moi. Je la détestais pour me faire ressentir ce genre de chose, mais d'un autre côté, je n'étais pas certains de pouvoir l'oublier et la faire totalement disparaître de ma vie... Alors que celle-ci était franchement très courte. Peut-être y avait il une raison à ce que je l'ai oublié, mais pourquoi pas ses sensations, ses émotions ? C'était à devenir fou ! Je regardais l'horizon. La jeune femme me demanda à quoi est ce que je pensais. Que pouvais je lui répondre ? Que je tentais de comprendre ce qui se passait entre nous, de faire un point rapide ? Certainement pas !

_" A pleins de choses et rien en même temps ... C'est assez confus en ce moment... Je n’embrouille facilement dans mes propres pensées ! Et toi ? A quoi penses tu ?"

Je croisais son regard. J'avais vraiment envie de savoir ce qu'elle pensait plus particulièrement de moi. Est ce qu'elle me détestait pour ce que je lui avais fais subir ? Ou alors appréciait elle autant que moi ce moment ? Je n'arrivais même pas à mettre de l'ordre dans mes propres pensées, alors imaginer les siennes, impossible. Je levais les yeux au ciel en l'entendant. Elle n'avait pas tout à faire tord, vivre c'est simplement profiter de chaque instant comme ci c'était le dernier.

_" Tu n'as pas tort."

Un silence s'installa, un sentiment de plénitude m'envahit pour la première fois. On pouvait presque imaginer que j'étais heureux, ou ce qui s'en approchait le plus. Oublier les problèmes quotidiens, oublier la peur de l'avenir et de ne jamais redevenir celui que j'étais, j'avais seulement envie de découvrir celui que je suis et de ne plus me poser toute ses questions. J'ouvris les yeux après un moment de repos dans l'obscurité. Elle parla de pâtisserie et qu'elle en avait encore. Je dois dire que pour une fois ce n'était pas totalement de refus. Je commençais à avoir un peu faim. Je plissais les yeux à sa dernière phrase...

_" Mouais... Avec ta dernière phrase tu es pas franchement rassurante ! Ta soeur a l'habitude d'empoisonner les gens ? Histoire que je sache à quoi m'attendre !"

Elle me tendit un gâteau, je le saisis, la remerciant d'un signe de la tête, et d'un léger sourire. En forme de sapin, je secouais la tête amusé, elle avait prévu ou c'était une simple coïncidence ? J'allais manger un gâteau sapin, en plein milieu de la forêt sur un arbre... Je mordis dedans avec une méfiance feinte. Finalement c'était super bon. Je plongeais mon regard dans le sien :

_" Pour le moment ça à l'air d'aller ..."

Je regardais mes mains, normale et la regardais à nouveau. La pluie commençait à se calmer et des éclaircies apparaissaient. Je croquais à nouveau dans le gâteau. C'était vraiment délicieux, je n'avais pas souvenir d'en avoir manger un aussi bon, après je ne suis pas franchement une référence.

_" Tu repas quand ?"
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Lun 9 Avr - 12:50

Quel instant tranquille et calme ! La forêt avait vraiment un effet des plus positifs sur les deux jeunes gens et Dagger comptait bien en profiter. Après tout, ce n’était pas tout, ce n’était pas tous les jours qu’elle avait la chance de pouvoir passer un moment pareil avec Khlauss et elle ne comptait pas gâcher une telle chose. Elle gardait donc un peu ses distances avec lui, tout en étant proche. Elle savait qu’il avait beaucoup de mal avec la proximité depuis son retour, notamment celle relationnelle et celle liée directement à l’affection. C’était un peu frustrant pour elle de ne pas pouvoir lui montrer à quel point elle tenait à lui, à quel point elle pouvait l’aimer. Juste lui prendre la main ou poser sa tête sur son épaule, des petites marques de tendresse dont elle était privée depuis trop longtemps. Mais elle ne se plaignait pas, au moins ils pouvaient cette fois-ci rester ensemble sans cris ou sans remarques méchantes. C’était déjà une belle avancée, une petite amélioration qui n’était pas négligeable. La pluie rafraichissait un peu la température et la jeune fille avait un peu froid, vêtue encore de sa tenue un peu courte. Elle frotta ses deux mains l’une contre l’autre alors qu’elle remettait un peu mieux sa veste sur ses épaules. Ses vêtements chauds se trouvaient chez ses « parents » et il fallait encore qu’elle aille les récupérer, chose pas forcément aisée mais en partie raison de sa présence ici. Elle était attachée à ses affaires et plus encore, à celles de son père et elle voulait vraiment les récupérer. Inutile de dire que le village allait être secoué par des hurlements et par des objets qui se brisent, les retrouvailles à venir ne seraient pas de tout repos, spécialement entre son beau-père et elle. Elle le haïssait autant que ceux qui avaient transformé Khlauss et si elle le pouvait, elle viderait tout son cartouche de flèches sur ce dernier mais malheureusement, elle ne pouvait pas le faire. Alors elle prenait sur elle, comme d’habitude, et elle déversait toute sa haine ailleurs, quand elle s’entrainait à tirer ou quand elle faisait quelques joggings et autres activités physiques. Rien de mieux que courir pour se défouler et pour se vider un bon coup la tête.

En parlant de tête, elle avait demandé au jeune homme à quoi il pensait et elle fut amusée de le voir lui répondre par une pirouette, une de ces répliques qui vous permettent de répondre sans donner de réponse, qui vous permettent de vous extraire d’une question épineuse. Elle sourit légèrement en l’entendant lui demander exactement la même chose. Devait-elle agir comme lui ou au contraire, le confronter à tout ce qui pouvait bien lui passer par la tête et la retourner dans tous les sens. Elle opta pour une troisième possibilité, à mi-chemin entre les deux. Braquant son regard dans le sien, elle lui répondit calmement mais avec une pointe de malice brillant au fond de ses prunelles claires « A toi. Je suis contente qu’on soit ensemble ici aujourd’hui. » Elle en disait peu et en même temps beaucoup, elle laissait supposer sans rien dire pour autant. C’était plus qu’étrange, elle avait l’impression de jouer à un drôle de jeu. Mais alors qu’elle se faisait cette remarque, une autre vint se superposer à cette dernière. Pourquoi faire ça aux tributs morts ? Pourquoi les ramener à la vie si c’était pour les renvoyer amnésiques auprès des leurs ? Etait-ce une nouvelle manière de torturer le peuple ? Les jeux ne suffisaient-ils pas ? Bien évidemment, elle était heureuse que celui qu’elle aimait soit toujours vivant mais elle ne comprenait pas pourquoi il avait fallu qu’il revienne sans leurs souvenirs communs, en quoi la perte de la mémoire de ce dernier pourrait-elle être profitable au Capitole et à ses dirigeants ? Elle fut tirée de ses réflexions par son camarde qui lui fit remarquer qu’elle n’avait pas tort et, tout en lui adressant un clin d’œil et en prenant un air faussement hautain, elle répondit d’une voix pompeuse en gonflant la poitrine « Mais j’ai toujours raison, très cher monsieur ! » Encore une remarque idiote visant à détendre l’atmosphère, comme celle sur les gâteaux et elle était heureuse de voir que le brun se prêtait au jeu. Après tout, rien ne le forçait à le faire et une petite chaleur vint réchauffer le cœur de la jeune fille. C’était lui, c’était son Khlauss qui malgré tout ce qui avait bien pu se passer, trouver encore le moyen de se manifester auprès d’elle. Elle lui tira d’ailleurs légèrement la langue avant de répondre avec une petite voix joyeuse « En tout cas, jusque-là personne ne s’est jamais plains de sa nourriture ! » Il était vrai qu’elle cuisinait très bien, elle avait eu la chance de manger souvent à sa table vu qu’elles vivaient ensemble depuis l’âge de sept ans. Et elle fut contente de voir que le jeune homme semblait apprécier, prenant un air taquin face à son air faussement méfiant alors qu’elle bougeait un peu la tête dans sa direction, prise elle aussi dans ce petit jeu qu’ils avaient instauré « Je te l’avais dit qu’ils ne l’étaient pas ! » Elle posa alors la boite sur les jambes de ce dernier, avec un léger sourire alors qu’elle se mettait à son tour à regarder vers le ciel, comme perdue dans ses rêveries lointaines.

Elle revint à elle quand il lui demanda quand elle repartait et elle afficha une moue un peu gênée. La vérité ? Elle n’en avait aucune idée, elle n’avait pas vraiment prévu de dates, tout dépendrait de la tournure des évènements, du temps qu’il faudrait à ses « parents » pour qu’ils acceptent de lui rendre ce qui lui appartenait. Et ce n’était pas gagné d’avance. « Honnêtement… Je n’en ai aucune idée. J’ai quelques affaires à régler ici, et je ne sais même pas encore où je vais dormir. Comme tu as du le comprendre, je ne suis pas très bien vue par ici, mais je vais trouver. » Elle avait parlé d’une voix hésitante et embarrassée mais elle avait fini en lui offrant un sourire réconfortant et chaleureux. Inutile de lui mentir mais inutile également de l’inquiéter, elle se débrouillerait. Elle avait quand même quelques amis et elle était sûre que si elle leur demandait, ça ne les dérangerait pas de les héberger. Cependant, elle n’aimait pas vraiment quémander, ce n’était pas dans ses habitudes, elle aimait à se débrouiller seule. Mais bon, elle n’avait pas tout le temps le choix…
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Jeu 12 Avr - 8:29

Pour le moment je me contrôlais parfaitement. Je ressentais parfois de petits pics de colère mais parfaitement gérables. C'était réellement agréable de pouvoir se laisser aller ne serait qu'une seule fois et d'en apprendre plus sur Dagger. Cette proximité me troublait réellement, mais comme je l'ai déjà dis j'arrivais à y faire face. Depuis mon retour, j'avais horreur de n'importe quel contact humain, que ce soit "gentil" ou non. Ce genre de chose prenait des proportions énorme et je ne gérais plus du tout ma colère, j'explosais littéralement et me confondais dans la rage et la violence. Je ne comprenais pas pourquoi, c'était simplement plus fort que moi ! Mes réflexes parlaient d'eux même.

Dagger me demanda ce à quoi je pensais. Je ne répondis pas précisément, il faut dire que j'avais moi-même du mal à me comprendre, et puis je ne pouvais pas lui répondre qu'elle m'obnubilais à cet instant... Comme souvent. Il fallait que je découvre absolument pourquoi. J'avais échafaudé de nombreuses théories mais rien de très concret. Je lui retournais la question avec une certaine curiosité et ce fut facile de lire ma surprise pendant quelques secondes, lorsqu'elle m’annonça que c'était à moi qu'elle pensait. Je m'imaginais quelque chose de banal, à la beauté du lieu, un truc ennuyeux du genre, mais pas à moi. Elle appréciait le moment autant que moi c'était une bonne chose ça par contre... Je la regardais et lui souris.

_" Moi aussi."

Waw, j'avais fais de sacré progrès en quelques minutes. Mais était il définitif ou uniquement temporaire ? Rien n'était moins sûr. Je regardais devant moi et de temps à autre la jeune femme du coin de l’œil, jusqu'à ce qu'elle commence à me dire qu'elle avait toujours raison. Je lui portais à nouveau mon attention, plissant les sourcils d'un air pas franchement convaincu... Je levais les yeux au ciel :

_" Ca par contre ... J'en doutes très fortement !"

Je jouais le jeu, je me sentais à nouveau vivant, plus vivant que je ne l'avais été depuis mon retour ! Elle m'offrit des gâteaux, je me laissais tenter, emportait par la bonne humeur environnante. Ils étaient vraiment bon, mais je ne pus m'empêcher de me méfier, mais cette fois par simple plaisanterie... J'avais aussi oublié que j'en étais capable ! Dagger regardait droit devant elle, totalement déconnectée de la réalité, alors que je le regardais de temps en temps afin de ne pas être trop insistant. J'avais beau chercher dans mes souvenirs, je ne trouvais rien d'autre que la première fois où il me semblait l'avoir vu à mon retour. De toute façon je n'étais pas capable de me souvenir plus loin que lorsque j'avais ouvert les yeux et de cette sensation d'être oppressé. Je finis par lui demander la date de son départ. Naelynne comme elle ne restait jamais très longtemps. Y avait il une règle là-dessus ? Ma question sembla la gêner alors inutile d'aller à la pêche aux informations. Elle avait des affaires à régler ici, j'étais curieux d'en savoir plus mais je sentais qu'il fallait absolument que je me taise.

_" Je n'en doute pas une seconde !"

L'idée de lui proposer mon aide m'était venue à l'esprit quelques secondes mais c'était trop dangereux... pour elle ! J'étais incapable de me contrôler 24h/24 et le soir, ou lorsque j'étais fatigué, j'étais littéralement incontrôlable, beaucoup de peu de meuble que j'avais en avait pâtis quitte à se briser d'un seul coup sous ma force et celle de ma fureur . Je ne voulais pas prendre le risque de lui faire du mal, Cette idée m'était insupportable ! Je lui rendais son sourire :

_" Au moins on pourra peut être se revoir !"
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Jeu 12 Avr - 10:12

Il était rare que Dagger se déplace sans son fils ou sa sœur, il faut dire qu’elle gardait toujours un œil sur ces derniers. Elle était d’une nature surprotectrice depuis toujours et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer. Après tout, avec tout ce qu’elle avait vécu elle était devenue encore plus méfiante voire même paranoïaque. Elle faisait encore moins confiance aux gens qu’elle ne connaissait pas et elle ne pouvait pas se sentir très à l’aise entourée de trop d’inconnus. Il faut dire que quand près de vingt-trois d’entre eux avaient été entrainé pour vous tuer, il y avait de quoi suspecter tout le monde et n’importe qui. Parfois, elle se demandait si elle serait rappelée dans le jeu. Elle avait entendu dire qu’il y a longtemps, deux anciens champions de chaque district avaient été ramenés dans l’arène. Se retrouverait-elle face à Seamus ou même encore à Gabriel ? Elle ne pourrait jamais tuer celui qui avait été son mentor et qui était en couple avec Naelynne, c’était tout bonnement impossible pour elle. Déjà qu’elle avait tué sous la contrainte des personnes dont elle ne savait rien, que se passerait-il si elle était confrontée avec des personnes qui faisaient partie intégrante de sa vie ? C’était bien trop cruel et horrible pour qu’elle y pense. Elle essayait déjà de se remettre du traumatisme que ceux qu’elle venait de vivre avait laissé dans sa vie, pas besoin d’imaginer ce qui arriverait si jamais elle était confrontée à un retour dans les jeux. Surtout en ce moment, alors qu’elle passait enfin un bon moment avec Khlauss. Son Khlauss. Elle était heureuse que les choses se passent bien ce jour-là. Il y avait dans l’air une certaine sérénité, une plénitude qui semblait les affecter tous les deux, ce qui était on ne peut plus surprenant. Lui, toujours en colère et violent en raison des mutations qu’il avait subi. Elle, à fleur de peau et sur la défensive en raison des jeux qu’elle avait gagné. Comme quoi, être ici et ensemble était un remède des plus efficaces à leurs tourments. Elle avait envie de poser sa tête sur son épaule – comme autrefois – mais elle savait que ce n’était pas une idée alors elle la gardait bien droite, campée dans sa position assise. Cela ne servait à rien de pousser sa chance trop loin, elle se savait déjà chanceuse qu’il tolère sa présence ici. Cependant, elle n’avait pas pu s’empêcher de lui avouer qu’elle pensait à lui, sans pour autant lui confier qu’elle ne le faisait pas qu’à cet instant mais tout le temps. Elle s’attendait qu’il le prenne mal mais au contraire, il lui affirma qu’il aimait être là aussi avec elle en lui offrant un beau sourire, peut-être le vrai premier depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Elle sentit son cœur s’emballer dans sa poitrine alors qu’une rougeur plus que prononcée apparut sur ses joues, lui faisant baisser la tête, avant qu’elle ne la remonte avec un sourire timide, mais profondément heureux sur les lèvres. Après tout, malgré tout ce que l’on pouvait penser, ils n’étaient encore que de jeunes adultes et elle était encore en proie aux travers de l’amour et à tout ce que ce dernier pouvait vous faire ressentir.

C’était comme ce petit jeu de taquineries entre eux. Il était intuitif, direct, comme quand ils étaient enfants. Dagger retrouvait des sensations qu’elle pensait perdu depuis longtemps et elle devait bien reconnaître que c’était plus que rafraichissant de se laisser aller comme elle pouvait le faire à cet instant très précis. Surtout que son vis-à-vis se prêtait lui aussi visiblement au jeu, ce qui ne le rendait que plus intéressant. Elle posa alors une de ses mains sur sa hanche alors qu’elle haussait un sourcil avec une certaine provocation sur le visage, un sourire un brin narquois sur les lèvres. « Ah ouais, prouve-moi alors que j’ai tort ! » Un petit défi bon enfant mais qui risquait de mettre un peu de piquant entre eux. Et ça ne pouvait pas faire de mal, après tout. C’était toujours sympathique de pouvoir se tester mutuellement, du moment que cela restait dans une telle ambiance et elle avait hâte de voir si le brun allait la suivre dans cette voie-là. Après tout, il semblait d’humeur à partager des instants avec elle, autant qu’ils en profitent pour s’amuser. Certes, un peu gaminement mais c’était justement ça qui était magique. Malgré le monde dans lequel ils vivaient, malgré tout ce qu’ils avaient vécus, s’ils pouvaient encore partager de tels moments, c’était vraiment encourageant pour l’avenir et pour leur relation. Et ça faisait du bien au moral. Elle pouvait passer du temps avec une personne qu’elle aimait sans que ça ne tourne au drame ou au règlement de compte.

Pas comme ce qui allait probablement arriver une fois qu’elle aurait mis un pied chez ses parents. Ça allait mal finir et elle n’avait même pas besoin de les voir pour le savoir. Elle savait que ça tournerait à la dispute et que des objets seraient cassés et des hurlements poussés. Son beau-père avait transformé sa mère en folle hystérique et conservatrice et elle ne sentait plus ce lien proche qu’elle avait autrefois. Elles étaient devenues des étrangères l’une pour l’autre. Elle avait avoué au brun le fait qu’elle ne savait pas vraiment ce qu’elle allait faire ni même où elle allait dormir et elle fut un peu réconfortée par sa remarque. C’était étrange parce que ce n’était qu’une phrase banale, mais cela lui avait fait quand même chaud au cœur « Tu as raison. Même si je n’en ai pas l’air, j’ai quand même encore quelques amis ici ! » Ce qui n’était pas un mensonge, il restait des personnes qui ne lui avaient pas tourné le dos et qui seraient heureux de la revoir et de l’héberger. Elle pourrait peut-être même en profiter pour aller saluer le père de Khlauss, avec qui elle s’entendait bien et qui l’avait toujours très bien traitée, en profiter pour s’occuper un peu de lui voire même lui faire quelques courses. Elle ne savait pas encore. Son attention fut de nouveau attirée par le jeune homme et on put lire de la surprise sur son visage alors qu’il lui disait qu’ils pourraient peut-être se revoir. Etait-ce une invitation ? Elle n’en savait strictement rien. « Ça te ferait plaisir ? » Elle avait dit cela avec gentillesse, un sourire de ravissement sur les lèvres. Cela la touchait qu’il semble vouloir passer du temps avec elle. Qu’il appréciait sa compagnie. Elle recommençait à prendre espoir. Elle se doutait que rien ne serait jamais comme avant mais elle avait peut-être encore une chance d’avoir une place dans sa vie et cela, elle ne pouvait pas passer à côté. Vraiment pas.
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Ven 20 Avr - 19:59

Perdu au milieu de nombreux nuages sombres, il y a toujours un rayon de soleil, une nouvelle lueur d'espoir dans un océan de tragédie. Le problème est de le voir, de le reconnaître. Ce moment avec Dagger me redonnait l'espoir, pas de retrouver la mémoire non c'était pour moi une cause perdue, mais de vivre comme tous le monde, voir même de toucher du doigt ce qui ressemble de loin à du bonheur. Je profitais de cet instant, de cette spontanéité avec laquelle je lui répondais. Les mots venaient sans que je me forces à les trouver, que j'y réfléchisse, c'était naturel. Je ne savais pas encore pourquoi, je ne doutais pas qu'il y avait quelque chose entre nous deux, même si la nature de notre relation m'était inconnu, il y avait quelque chose ! Il fallait être stupide pour ne pas le remarquer. J'avais oublié cette peur qui me dévorait en sa présence à cause des sentiments, je me laissais porter par cette sensation de bien-être intérieur. Je souris, lui prouver qu'elle avait tord... Pas facile, mais je n'allais pas me laisser faire si facilement. Je levais les yeux vers le ciel :

_" Tu as tord c'est tout ! Parce que ... la seule personne qui a toujours raison c'est moi !"

Pas franchement terrible comme argument, mais ça faisait un peu partie du jeu. Nous retombions en enfance, deux enfants qui se taquinent sans réel raison, rien que pour le plaisir d'entendre l'autre le contredire et vanter ses mérites. Je secouais la tête avant de lui lancer avant un regard amusé en coin :

_" Tu peux pas comprendre !"

Je souris en l'entendant m'affirmer qu'elle avait encore quelques amis dans le coin. Je n'en doutais pas, il fallait être idiot pour ne pas se rendre compte que c'était quelqu'un de bien, elle avait fait des erreurs... Mais qui n'en a jamais fais ? Je changeais de conversation et parlais ensuite de la possibilité de la revoir, comme ci de rien n'était. Ce n'était qu'une idée, jetait comme ça. Oui j'avais envie de la revoir, mais je ne voulais pas que la jeune femme s’aperçoit de ça. Je lus sans problème la surprise sur le visage de Dagger. Elle ne s'y attendais pas. Compréhensif.

_" Bien sûr. "

Elle semblait avoir besoin de quelqu'un avec qui parler, avec qui oublier ses problèmes et j'avais besoin de la même chose dans une mesure différente. Je sentais que je devais me rapprocher d'elle, j'en avais envie. Je pris conscience, que j'avais avoué que oui j'avais envie de la voir, mais peut être n'était ce pas son cas. Bon son sourire était un signe que je me faisais des idées, mais dans mon état et avec le nombre impressionnant de contre-sens que j'avais fais jusqu'à maintenant, je préférais vérifier !

_" Enfin si ça te dis bien entendu ..."

Je baissais la tête surpris par cette réflexion. Je me surprenais de jour en jour et j'avais fais énormément de progrès à ses côtés, j'en prenais doucement conscience. Mes souvenirs n'étaient plus ma principale cause d'inquiétude. Je finis par décider que finalement je ne voulais pas de répondre et lui "coupais" la parole en regardant le sol :

_" On descend ? Ca commence à être assez inconfortable ... Et glissant !"

J'entrepris de quitter notre perchoir avec énormément de "soin". Monter c'est facile, mais descendre c'est une autre affaire. Si la loi de la gravité s'y mêlait, la chute serait douloureuse. Je finis par être assez bas pour pouvoir sauter sur le sol. J'avoues que je manquais de délicatesse mais pas de souplesse. Je me frottais les mains pour enlever les résidus provenant de l'écorce sur ma peau :

_" Finalement ... La terre ferme c'est pas mal non plus !"
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Ven 20 Avr - 21:28

Ils avaient réussis à se trouver un petit havre de paix et ils en profitaient pour le moment tous les deux. Dans le monde dans lequel ils vivaient, ce n’était pas tous les jours possible de pouvoir se reposer comme ils le faisaient au sommet de cet arbre, et de juste profiter de la présence de l’autre. Ils devaient tous lutter pour survivre, travailler pour un maigre salaire et un repas qui l’était tout autant. C’était les liens qu’ils avaient les uns avec les autres qui leur permettaient de survivre et d’apprécier la vie à sa juste valeur et en sachant Khlauss privé de ces derniers, la blonde avait toujours ressenti une grande tristesse pour lui. Elle n’aimait pas le savoir tout seul dans son coin, loin de tout et de tout le monde. Elle avait peur pour lui : et s’il lui arrivait quelque chose, qui serait là pour prendre soin de lui ? Vers qui se tournerait-il ? Il était devenu si froid et si distant qu’elle doutait sincèrement qu’il chercherait de l’aide auprès des autres et ça la terrorisait. Même si elle n’était plus dans sa vie, même s’il n’éprouvait plus pour elle ce qu’elle éprouvait toujours pour lui, elle ne voulait pas le perdre. Pas une seconde fois. Elle eut la subite envie de se blottir un peu plus contre lui mais elle se retint de ne pas le faire. C’était déjà un miracle qu’il supporte ce contact physique avec elle, pas besoin qu’elle en rajoute une couche. La chaleur qui émanait du corps du jeune homme la réchauffait un peu, elle que la pluie avait trempée et qui commençait à ressentir le froid entrer par chaque pore de sa peau. C’était une chaleur douce et agréable et elle ferma un instant les yeux pour en profiter. Juste Khlauss auprès d’elle, voilà ce dont elle avait besoin pour se sentir mieux. Elle savait que ce bonheur connaîtrait une fin rapidement mais pour le moment, elle voulait juste en profiter, comme si le ciel lui offrait enfin un cadeau des plus appréciables après tant de mauvais coups dans le dos. Chacun portait ses cicatrices mais il fallait bien reconnaître que celles de la jeune fille étaient plus que nombreuses et surtout, très profondes. Elles étaient dures à cicatriser. Mais ce petit moment qu’ils partageaient, rien que tous les deux, y contribuaient. Elle offrit d’ailleurs une fausse mine outrée au jeune homme avant qu’un sourire ne vienne arrondir la courbe de ses lèvres « Ben voyons ! Sale petit copieur ! » Elle lui tira la langue avant de rouler des yeux, comme si elle était agacée, mais un sourire franchement amusé trahissait son véritable état alors qu’elle prenait une nouvelle fois une mine faussement choquée, une main sur sa hanche et en pointant son doigt en direction du torse du jeune homme, comme pour l’accuser de quelque chose « Et pourquoi je ne pourrais pas comprendre, hein ? » Deux gamins, voilà ce qu’ils étaient. Et dieu ce que cela pouvait faire du bien.

Khlauss était vraiment beau quand il souriait et elle ne pouvait s’empêcher de se faire la remarque alors qu’il le faisait de nouveau. Elle ne l’avait pas vu sourire depuis si longtemps, c’était pour elle une vraie petite perle dont elle savait la valeur, d’autant plus que c’était en sa présence, grâce à elle et surtout, pour elle. Elle se trouvait plus que chanceuse et elle avait presque envie de chanter au ciel combien elle était heureuse en cet instant. Mais heureusement pour elle, elle se retint de le faire alors qu’elle sentait son cœur menaçait d’exploser dans sa poitrine en comprenant que le jeune homme voulait la revoir et surtout, en l’entendant le confirmer. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre ce qu’il lui disait et quand ce fut le cas, son visage s’illumina littéralement, comme si elle était une envie à qui l’on venait d’annoncer que Noël aurait lieu le lendemain. Elle se mit alors à parler très vite et avec une grande excitation, mélangeant ses mots alors que la joie se ressentait dans ces derniers « Oh oui, bien sûr que je le veux ! Je pourrais passer chez toi si tu veux, enfin si tu habites toujours au même endroit pour je ne sais pas, boire un verre, j’amènerai même les gâteaux… Je t’aurais bien dit de venir toi mais vu que je ne sais pas où je vais dormir… Puis ça ne se fait pas trop… Enfin je crois… Ou on pourrait se revoir ici, ou ailleurs… Ou encore…. » Elle se tut d’un coup en se rendant compte qu’elle avait dit tout cela d’une traite, alors qu’un rouge carmin venait colorer ses joues pâles. Cela l’embarrassait de s’être montrée aussi démonstrative avec lui et il allait probablement la prendre pour une folle désormais. Elle se donna deux petits coups sur la tête avec le poing, alors qu’elle reprenait la parole avec une voix un peu gênée et honteuse de son emportement « Enfin… Comme toi tu veux hein… » Elle lui offrit un sourire timide après cela, mais on pouvait toujours voir une étincelle bien heureuse briller et pétiller tout au fond de ses yeux clairs.

Elle finit par lever les yeux au ciel et remarquant que les nuages noirs s’amonceler de plus en plus et qu’il risquait d’avoir de l’orage, ils feraient mieux de rentrer, ce qui fit naître un petit sourire triste sur ses lèvres alors qu’elle tournait son visage vers lui. Elle resta un long moment à l’observer sans détourner des yeux, comme si elle voulait graver cet instant dans sa mémoire et dans son cœur, avant de finalement prendre la parole, en chuchotant d’une voix à peine plus élevée qu’un murmure « Je crois que l’on devrait rentrer…. » Oui, c’était la fin de ce petit rêve éveillé. Il fallait maintenant revenir à la dure réalité mais elle nourrissait secrètement l’espoir tout au fond d’elle que les choses se passeraient aussi bien la prochaine fois qu’ils se reverraient. De nouveau silencieuse, elle se contentait de le fixer intensément, comme si elle avait peur qu’en clignant des yeux, il ne disparaisse…
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MessageSujet: Re: “The greater the love, the greater the tragedy when it's over.” ► khlauss.   Jeu 26 Avr - 8:07

J'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre à cet instant, j'étais calme et ne ressentais quasiment aucun sentiment négatif. Il n'y avait aucune colère en moi, je n'avais pas envie de m'énerver, de frapper qui que ce soit, j'étais bien, pour la première fois depuis très longtemps. Le bonheur nous frappe toujours au moment où l'on s'y attends le moins, mais je savais que chacun de ses moments se payaient au prix fort. Le bonheur n'est pas éternelle et la souffrance de sa disparation laisse une emprunte encore plus forte que la précédente. C'était un espèce de cercle vicieux contre lequel personne ne pouvait lutter. Nous devions subir alors autant en profiter au maximum. Je souris et soupirais avec un air amusé en l'entendant dire que je n'étais qu'un copieur. Nous n'étions que deux gamins, et quiconque nous entendrait n'en douterait pas une seule seconde. Nous n'avions d'adulte que le physique. Je plissais les yeux lorsqu'elle pointa son doigt vers moi semblant m'accuser de quelque chose... Je n'avais rien fais de mal ! Bien entendu je prenais ce geste à la rigolade, j'étais trop bien pour m'énerver pour ce genre de chose !

_" Bon d'accord ... En fait ... Je peux pas te le dire ... C'est un secret !"

Je l'embêtais et ne me privais pas de ce petit plaisir. Je n'avais aucune idée du pourquoi, de la véritable raison... On s'en fichait totalement après tout, pas besoin de se torturer l'esprit avec ce genre de chose si futile. Je proposais même, pris dans une espèce d'euphorie, de la revoir. Et au vu de son changement d'expression, elle aussi en était surprise. Pourtant je le pensais réellement, ce n'était pas le genre de phrase qu'on relance comme "à bientôt" sachant parfaitement qu'on ne reverra la personne que si le destin s'en mêle mais pas volontairement. Non j'avais envie de passer un peu de temps à ses côtés. La suite ? Je dus me concentrer pour la comprendre, elle parlait vite et semblait totalement emballé par ma proposition. Je me mis à rire au fur et à mesure que Dagger commençait à s'emmêler les pinceaux. Elle était gênée et je me calmais doucement. Je me perdais quelques minutes dans son regard si pétillant, si envoutant. Heureusement je repris le contrôle avant que ce soit trop insistant :

_" Je trouve que c'est une très bonne idée !"

Le temps nous força à nous séparer. On pouvait déjà entendre l'orage grognait au loin. Je n'étais pas rassuré et avais horreur de l'orage, je devenais facilement très nerveux, et souhaitais réellement rentrer. Je descendais de l'arbre, Dagger à ma suite. Je hochais en l'entendant dire ce que je souhaitais. Après mettre assuré que ca irait pour elle de façon très brève. Je repris le chemin de la ville et de mon petit chez moi. A peine claquais je la porte que le premier éclair éclaira le ciel. Cette fois l'orage n'avait pas le même effet sur moi, je me perdais dans le souvenir de cette journée.

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