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 Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne

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MessageSujet: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Dim 1 Avr - 21:13

Certains Liens ... Rien ne peut les briser.
Naelynne & Klhauss

Vendredi, 6.00

Le plafond. Pas franchement intéressant, mais c’était le meilleur moyen de me concentrer. Je fixais les vieilles lattes de bois et m’enfonçais doucement dans mes pensées. Je m’efforçais chaque fois que je le pouvais à faire le point, chose qui arrivait uniquement dans mes bons jours. Je tentais de franchir la barrière des souvenirs, tournant dans ma main sans relâche la broche féminine que j’avais retrouvé dans mes affaires. Je faisais le point : Je connaissais mon prénom et mon nom c’était déjà pas mal ! Mon âge aussi : 22 ans, j’habitais le district 7... Point ! Trop peu d’information à mon goût. Je me levais brutalement. Je n’avais pas de temps à perdre aujourd’hui avec ce genre de pensée déprimante. Je devais trouver quelque chose à faire, sinon les jours suivants allaient être sinistre. Je n’avais pas de travail fixe, je vivais de petits boulots que je trouvais par-ci par-là. J’étais trop impulsif pour rester à faire la même chose, et je doutais que quelqu’un soit assez fou pour engager quelqu’un comme moi. Il ne fallait pas oublier que les gens eux ils me connaissaient. Je sentais encore les regards sur moi, même parfois quelques bavardages. Etais je bien vu par le passé ? Ou quelqu’un de méprisable ? La balance semblait pencher dans le positif, mais comment en être certain ?
Je m’habillais, et avalais rapidement une tartine. Je n’avais rien d’autre de toute façon. Je pris quelques pièces ce qui me restait pour faire quelques courses, je pouvais certainement tenir encore deux ou trois jours.

L’air frais. Je pris une grande inspiration. Je détestais être enfermé et avais besoin de grands espaces. J’aimais trainer dans les bois, j’y travaillais d’ailleurs la majeur partie de mon temps. Je marchais dans le village, il y avait déjà pas mal d’animation. C’était un peu le lieu de rencontre, le lieu où l’on se serrait les coudes. Moi je n’arrivais pas à voir autre chose que l’hypocrisie des gens. Je ne me faisais aucune illusion ! Ils ne s’entraidaient que par intérêt personnel, pensant ainsi repousser les jours sombres. Je tentais de déchiffrer les gens, je pensais que ça m’aiderait à faire le point sur moi-même. On en apprend terriblement en entendant des commérages, les langues se délient facilement mélangeant le vrai et le faux. Je quittais le centre du village pour la forêt. J’étais très solitaire et autant l’avouer, la compagnie de quelqu’un m’ennuyait terriblement. Qu’est-ce que je pouvais raconter à l’autre ? Ma vie n’était pas passionnante, même banal. Et je finissais souvent par avoir envie de lui tordre le cou. Seul quelques personnes dérogeaient à la règle, ceux dont j’avais de vagues souvenirs ou plutôt des ressentis… Commençons par Dagger, car c’est bien elle qui me fait le plus d’effet émotionnellement parlant. Je ne sais plus quoi penser. Je me laisse envahir par tellement de sensations lorsque je la vois ou que j’en entends parler, que j’en perds pieds totalement. Et puis Naelynne. Elle elle tient à moi aucun doute là-dessus. Elle est toujours revenue même lorsque j’ai dépassé les limites et même très largement. Mais pourquoi ? Je me perdais dans toutes ses hypothèses. J’étais faible et je détestais ça.

Plus tard dans la journée

J’étais fatigué mais soulagé. On avait eu besoin d’aide et je m’étais proposé. Je n’avais gagné quasiment rien, mais c’était toujours ça. Rentrer ? Non, pas encore ! Je décidais de profiter un peu de la fraicheur, et commençais à marcher à travers le village. Il était encore tôt, le soleil commençait à peine à décroitre. Les rues étaient légèrement plus calme. Je marchais, regardant droit devant moi, sans but précis. J'avais pour une fois envie d'aller où le vent me pousserait.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Lun 2 Avr - 21:16


₪ CERTAINS LIEN RIEN NE PEUT LES BRISER

Klhauss & Naelynne




Aujourd’hui c’était une journée particulière ! Pourquoi ? Car j’allais voir Klhauss ! ça faisait déjà un petit moment que je n’étais pas allée le voir. Il fallait dire que je n’avais pas eu le temps… Enfin si je l’avais eu mais j’avais encore du mal à le voir de la sorte, puis le fait que Dagger ait été appelée aux Hunger Games m’avait encore plus déprimée. Dans le sens où je me souvenais encore du jour ou le prénom de mon petit frère avait retentit dans le micro. Puis ces images, surtout le jour où il se fit transpercer en pleine gorge. Comme si je pouvais l’oublier ! C’était tout bonne impossible, ces images me resteront à tout jamais ancré en moi. C’était la vie comme l’on dit. La vie était une chienne ! Ni plus ni moins ! Ou plutôt le capitole était de trop dans notre monde. Je rêvais d’un monde sans, ou les Hungers Games ne seraient plus. Mais il fallait croire que c’était trop demander. Il fallait vraiment que je chasse ce genre de penser de ma tête… Je ne pouvais pas être de mauvais poil aujourd’hui pas alors que j’allais voir mon petit frère. Il me manquait, notre complicité me manquait. L’avoir dans mes bras, le câliner ses phrases, son humour, sa façon d’agir. Son regard, car même son regard n’était plus le même. J’avais tout à coup envie de pleurer. Non il ne fallait pas que je pleure, je ne voulais pas qu’il puisse voir que j’avais pleuré. C’était trop douloureux pour moi. Montrer ma faiblesse. Plus je grandissais et plus je devenais solitaire, c’était de pire en pire. Fermant brièvement les yeux j’essayais de chasser les larmes avant de me lever de cette chaise. Pour le coup, j’étais venue la veille chez mon père histoire de passer un peu de temps avec lui. Je n’aimais pas laisser seul Gabriel à la maison, mais parfois il le fallait, ne serait qu’une nuit pour profiter pleinement de mon frère. J’étais seule à la maison, mon père travaillait, malgré son âge, il le devait, il n’avait jamais réellement accepté l’argent que je lui proposais, mais il n’avait pas le choix, ne serait-ce qu’un peu. Je n’aimais pas le savoir se tuer à la tâche avec son âge.

Il n’avait plus la force et les conditions d’il y a quinze ans ! Soupirant faiblement, je me mis rapidement aux fourneaux. Je voulais attraper Klhauss avant qu’il ne mange, afin de manger avec lui, ça ne pouvait que nous rapprocher non ? Manger un bout et parler, il serait forcément de bonne humeurs non ? J’avais peur de mal faire, à force je ne savais plus comment l’aborder et lui faire comprendre que lui et moi c’est plus que ça, qu’on est frère et sœur, et qu’il me manque atrocement. Non, ne pas pleurer, surtout pas. M’énervant faiblement, je fis plusieurs sandwichs avec des morceaux de dinde que j’avais ramenée de chez moi. Simple mais ça ferait forcément l’affaire, je n’en doutais pas une seule seconde même. Enveloppant tout cela dans du papier, je mis le tout dans un sac avant de prendre une gourde d’eau. Quittant les lieux, je me mis à marcher alors avec vivacité, tenant le sac en me demandant ou il pouvait être. Filant dans le village, qui n’était pas non plus immense, je m’installais rapidement sur un banc là où je pourrais l’apercevoir si jamais il passait par là. Et je ne perdis pas de temps à le voir. A peine assise depuis quelques minutes que je le vis. Me levant tellement une bombe, je filais à sa rencontre. Me plantant devant lui avec douceur, je lui fis mon plus beau sourire. Un sourire remplit de tendresse et d’amour. « Hey, Klhauss… ça faisait longtemps... » Marmonnai-je doucement sans oser le prendre dans mes bras, alors que je ne souhaitais que cela ! Pinçant mes lèvres, je tendis doucement le sac. « J’ai de quoi manger ! Ça te dit qu’on aille un peu en forêt pour manger et discuter ? » Je savais qu’il aimait la forêt, alors, il ne pouvait dire que oui, pas vrai ? Il ne pouvait pas refuser ma demande… Sinon je ne savais pas quoi faire pour le retenir et ça me minait déjà le moral. Tremblant sur place, je luttais férocement pour ne pas le prendre dans mes bras, mais l’envie était tellement présente…
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Mar 3 Avr - 8:38

Se sentir perdu dans les rues d'une ville qui est censé être la votre, sentir le regard des autres sur vous, comme si vous étiez censé vous rappelez d'eux... C'était mon quotidien. Je n'arrivais toujours pas à m'y faire ! Je ne me sentais chez moi nulle part en dehors de la forêt. Je sentais le besoin d'être seul, j'avais du mal à supporter les gens, et je ne me forçais pas. J'avais compris très rapidement que le monde était fait de non-dit, de faux semblant. La confiance est un mot qui ne veut plus rien dire pour beaucoup, un vaste souvenir sans réel signification. Et moi je me retrouvais au centre de tout cela, j'avais l'impression de tomber du ciel et la chute avait été violente ! Je frôlais un mur des doigts, plissais les yeux, continuais à avancer et à observer. Cette situation commençait sérieusement à m'insupporter, chose qui me faisait encore plus facilement perdre le contrôle de mes émotions. J'en avais assez, et j'avais envie de la crier, de le hurler, mais ça ne servait à rien. Personne ne pouvait rien pour moi. Je me renfermais donc, devenant de plus en plus taciturne et lunatique.

Au détour d'une rue, je vis une ombre s'approcher de moi. Je ne mis que quelques secondes à reconnaitre le visage de Naelynne... Apparemment elle m'attendait. Super... J'avais envie de la contourner, et m'éloigner... Mais je n'en fis rien, elle avait l'air heureuse de me voir... Pourquoi ? Encore un mystère pour moi. Je n'allais pas me montrer odieux. _" Effectivement ... " . Elle habitait dans le village des vainqueurs comme Dagger à ce que j'avais entendu dire. D'ailleurs les deux étaient revenus ici... Hasard ? Certainement ! Naelynne semblait avoir chercher à me rencontrer, Dagger je lui étais tombé dessus. Les rôles étaient inversés.

Je plissais les yeux, alors qu'elle tendait quelque chose devant moi. Manger et discuter... Certainement pas ! L'idée ne me plaisait pas et je lui fis clairement comprendre en ne cachant pas un soupire de lassitude. Il me fallait une excuse, je n'allais pas partir comme ça. Bien que ... Non c'était impolie ! Elle se montrait sympathique. _" Non. En fait ..." Je réfléchissais en parlant. J'allais lui sortir que j'avais surtout envie de rentrer et d'aller me coucher après cette journée, ou alors que j'avais quelque chose à faire. Un truc banal. Pourtant je ne le fis pas. Son regard me semblait perçant et je n'avais pas envie de la décevoir. Une sortie en forêt avec quelqu'un n'allait pas me tuer. Je laissais un court silence, pesant le pour et le contre. Je finis par céder sans qu'elle n'avance d'autres arguments : _" Ok. Ca marche." . Je la contournais, l'attendant au bout de la rue.

Nous nous dirigions vers la forêt. Je la fixais de temps à autres. Qu'est ce qu'elle avait derrière la tête cette fois ? J'avais l'intuition qu'elle n'en était pas à son premier coup d'essais. Le chemin était assez court, je n'avais aucunement l'intention de trop m'enfoncer dans la forêt, comme de m'éterniser à ses côtés. Je lui faisais plaisir pour une fois, point. _" Tu es de retour depuis longtemps ?" Lançais-je afin d'éviter un interminable silence. Nous nous arrêtions tous les deux sans nous être consulté. Comme ci nous nous étions secrètement mis d'accord sur cette espèce de petite clairière. L'endroit était calme. Aucune issus possible pour éviter la discussion.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Jeu 5 Avr - 10:30

« Effectivement ... » Il n’avait pas l’air ravis de me voir. Mon cœur se serrant, j’avais envie de fuir tout à coup. De faire demi-tour et de lui dire de m’oublier. Mais moi, moi, je ne pourrais jamais l’oublier ! Comme j’aimerai qu’il retrouve sa mémoire… Hésitante, je lui montrais lentement le sachet contenant la nourriture, en lui demandant si cela lui plairait de manger en forêt, avec moi. Je voulais papoter avec mon frère, puis comme je venais de le dire, ça faisait tout de même longtemps ! Alors un peu de bavardage ne nous ferait pas de mal, de nous retrouver un peu, seul à seul… « Non. En fait ... » Son non me vrillait le cœur. J’avais envie de protester, mais je n’en avais pas la force. Je ne voulais pas me battre avec lui, ou supporter ses cris. Je voulais simplement passer un bon moment avec mon petit frère, qui ne se souvenait même plus qu’il était mon frère. Foutu capitole ! Foutu Hunger Games ! Foutu tout ! J’en avais marre de cette vie, de cette injustice… Le regardant impuissante, j’essayais de lui lancer un regard compatissant, comme pour l’inciter à dire oui ! Oui, pourquoi il dirait non ? Je n’allais pas le manger…

« Ok. Ça marche. » Souriant franchement à son oui, des picotements envahir mon corps, j’étais contente ! Oh que oui ! Me retenant de lui sauter dessus, je me pinçais les lèvres en le regardant de façon fière, heureuse, c’était mon petit frère chéri… « Tu ne le regretteras pas ! » Soufflai-je doucement avant que l’on ne se mette à marcher pour filer en directement de la forêt. Silencieux, comme si tout à coup, nous n’avions plus rien à nous dire. Ce n’était pas le cas pour moi ! J’avais un tas de chose à lui dire, je voulais un peu parler de son passé, lui remémorer ses souvenirs, peut-être qu’il s’en souviendrait ? Peut-être qu’au moins ça lui dirait quelque chose, j’avais espoir, je voulais vraiment qu’il se souvienne, depuis le temps… J’avais de plus en plus besoin de mon frère, comme à l’époque, mais malheureusement, il n’était plus… Bizarrement au bout de quelques minutes, on s’arrêta en même temps, sans se concerter, et ça… ça s’était la preuve que c’était mon frère. Pas besoin de parler pour se comprendre. Klhauss… « Tu es de retour depuis longtemps ? » Regardant le paysage, cette petite clairière qui était d’une beauté à couper le souffle, je me tournais vers lui pour plonger mon regard dans le sien.

Klhauss avait les yeux bleus de maman, des yeux si beaux, si intenses, contrairement à moi qui avais les yeux vert de papa. Klhauss… J’avais envie de le prendre dans mes bras tout à coup. « Depuis hier, je rentre ce soir après le repas, je ne peux pas partir longtemps de chez moi… » Marmonnai-je doucement en pensant à Gabriel. Je n’aimais pas le laisser seul, encore moins la nuit ou il était terrassé par des cauchemars et avait besoin de moi pour que je le calme et le rassure. M’installant doucement sur le sol, je sortis du sachet la nourriture et l’eau pour le poser dessus. L’air était tiède, il ne faisait pas chaud, mais il ne faisait pas froid pour autant, c’était déjà une bonne chose. « J’ai fait des sandwich avec de la dinde, j’espère que tu aimeras… » Marmonnai-je doucement en le regardant droit dans les yeux. Il avait toujours aimé ce que je lui cuisinais, toujours oui, mais depuis qu’il était une mutation génétique, c’était une autre paire de manche. J’avais peur qu’il n’aime pas, qu’il s’énerve, qu’il me le balance à la figure. C’était tellement compliqué. Les larmes montèrent, baissant la tête je me pinçais l’intérieur des joues ne voulant pas lui montrer ma tristesse.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Lun 9 Avr - 11:29

J'avais à nouveau cédé. Pourquoi ? Je n'arrivais pas à tenir tête très longtemps à Naelynne et je détestais ça. Je n'avais aucune envie d'aller manger un morceau avec elle dans la forêt et de discuter comme ci de rien n'était... Parce que pour moi c'était la réalité : rien n'était dans mon esprit. J'avais aperçu son regard, sa déception et je m'étais forcé à accepter. En tout cas, je n'avais pas l'intention de m'éterniser ! Elle sourit franchement, heureuse... Là je ne comprenais plus rien. Elle ajouta que je n'allais pas le regretter, je ne pus m'empêcher de marmonner entre mes dents et de manière assez peu audible que c'était pourtant déjà le cas. Voulant absolument en finir et rapidement, je ne perdis pas de temps à me mettre en marche et à me diriger vers la forêt. Je n'avais pas encore d'endroit précis en tête, une clairière, un simple coin avec un bout de bois me conviendra parfaitement.. Le chemin fut silencieux, je n'avais rien à lui dire d'intéressant et ni l'envie de discuter pour ne rien dire.

Je m'arrêtais en même temps, peut être à la seconde près que la jeune femme. L'endroit était magnifique, simplement parfait et égaillerait peut-être un peu ce "repas". Je regardais autour de nous, c'était splendide mais je n'étais pas d'humeur à trop perdre mon temps à m'extasier sur l'environnement. Je me posais sur un morceau d'arbre tombait sur le sol peut-être suite au vent de la nuit précédente. Je lui demandais depuis combien de temps était elle revenue dans le disctrict, car comme Dagger, elle habitait dans le village des vainqueurs. Je me demandais bien pourquoi, bref passons, j'avais surtout envie de casser cet horrible silence. Elle plongea son regard dans le mien et contrairement à d'habitude je ne détournais pas le mien. Elle repartait demain. Je ne comprenais pas spécialement sa motivation de faire aussi souvent des allées retours. Sa vie était là-bas non. Je hochais la tête comme quoi j'avais saisis brièvement l'information.

Je relevais la tête regardant autour de nous, c'était calme. Le ciel était clair, la pluie n'allait pas me permettre d'écourter cet entretien. Je détestais discuter et c'était de pire en pire. J'avais l'impression de sortir d'une autre planète, de ne pas penser comme la majorité des gens, simplement de ne plus appartenir à cet endroit. Elle attira à nouveau mon attention. Des sandwich à la dinde ? Oui je devais certainement aimé. Je n'étais pas difficile et j'aimais une majorité de chose... Sauf les choses amers, je détestais cette sensation, et j'adorais le sucré ! Lorsque je m'étais mon nez dans quelque chose de sucré, impossible de m'arrêter. Je pris la parole d'un air détaché, attiré par un bruit non loin de nous :

_" Super. Merci."

Je la regardais à nouveau et vis que son air avait totalement changé, j'avais l'impression qu'elle allait se mettre à pleurer d'ici une minute ou deux... Et cette fois je n'avais rien dis de mal. Pourquoi est ce que j'avais cet effet là sur certaine personne ? Bon le meilleur moyen de faire passer ce moment était de changer de discussion, même si aucune était lancé. Réfléchis, Réfléchis ... Je posais la seule question qui me trottait dans la tête pour le moment. Je n'avais pas l'habitude de prendre des gants et de faire dans la dentelle depuis mon "réveil" alors je me lançais avec une certaine franchise :

_" Pourquoi tu t'embêtes à faire tant d'aller et retour entre ici et là-bas ? C'est une perte de temps ..."

Je ne savais rien de la vie là-bas, je pensais qu'elle devait être assez semblable à celle d'ici, surement en moins difficile. Les vainqueurs avaient de l'argent et vivaient dans le luxe, c'était des choses qu'on savait ! Mais à quel prix ? Je me demandais ce que ça faisait de tuer quelqu'un ... Si c'était quelque chose qui restait gravé sur notre âme ? Ce n'était pas le genre de question à poser à qui que ce soit.

_" Au moins tu as évité la pluie des jours précédents."

La conversation était stupide, sans sens et inutile à mon goût, mais je mettais un point d'honneur à combler les vides, comme pour l'empêcher de reprendre un air triste et désolé qui me faisait un effet pas franchement agréable.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Lun 9 Avr - 15:11

Venir et retrouver mon petit frère me faisais plaisir, mais à chaque fois c’était l’angoisse. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne savais jamais comment cela se passerait ? Est-ce qu’il serait de bonne humeur ? Est-ce qu’il serait au contraire de mauvaise humeur ? Est-ce qu’il allait me crier dessus ? Me repousser ? Me frapper ? Il nous était déjà arrivé de nous battre lorsqu’il s’énervait de trop malheureusement… Et ça je ne voulais plus me battre avec lui, hors de question. J’en avais marre des bastons. Je voulais simplement, être heureuse et retrouver Klhauss, même si je savais qu’à présent c’était impossible… « Super. Merci. » Souriant en coin, je ne savais pas trop quoi répondre à cela, il n’y avait rien à répondre en fait. Soupirant faiblement, je baissais la tête en sentant ma gorge se nouer. C’était bizarre comme sensation, mais je n’y pouvais rien, le fait de l’avoir perdu mentalement me tué sur place. Physiquement il était là, mais après… Il n’était plus le même. Ou était mon petit Sirius ? Ou était mon frère celui avec qui je n’avais pas besoin de parler pour nous comprendre. Celui qui aurait donné sa vie pour moi et vice versa ?

Sentant les larmes monter dans mes yeux, je baissais rapidement le visage pour ne pas lui montrer ma faiblesse, mon point faible. Il en faisait partie, c’était rageant, car malgré le temps passé, je n’arrivais pas à m’endurcir…« Pourquoi tu t'embêtes à faire tant d'aller et retour entre ici et là-bas ? C'est une perte de temps ... » Mordillant lentement mes lèvres je me mis à sourire doucement. Lui dire ou ne pas lui dire ? J’hésitais grandement à lui dire que je venais ici surtout pour le voir lui, car il était mon petit frère et que je l’aimais, tout simplement. Mais j’avais quand même encore un peu peur de sa réaction. Et s’il me saute dessus alors que nous sommes à terre, en un mouvement il pouvait m’étrangler, ou me briser la nuque, je ne doutais pas des forces de mon frère. Non vraiment pas, je l’avais vu à l’œuvre dans l’arène et vu comment il s’y était pris pour tuer des gens… alors… « Voir papa. J’ai ma famille ici, alors j’en profite pour les voir des que je viens. » Est-ce qu’il comprendrait qu’il est inclus dans le mot famille ? Il savait qu’à chaque fois que je venais, je venais le voir alors ça voulait tout dire dans un sens non ? Déglutissant longuement, je restais silencieuse, ne sachant pas trop quoi dire en soupirant faiblement de frustration. Dieu que j’aurais aimé qu’il se souvienne de tout…

« Au moins tu as évité la pluie des jours précédents. » souriant faiblement, je regardais autour de nous en soupirant lentement. Il fallait bien qu’elle vive cette forêt, alors il était normal qu’il pleuve tout de même. Certes il ne pleuvait pas non plus non-stop et a torrent, non loin de là. Mais ça faisait du bien à la nature. J’avais toujours aimé regarder la pluie tomber de la fenêtre du salon. Je me souvenais parfaitement quand parfois le tonnerre grondait, Klhauss se collait à moi car il n’aimait pas ça. Bien évidemment ça datait… Il était encore tellement petit. A mes yeux il l’était toujours, je me souvenais encore de quand il laissait sa frange lui tomber sur les yeux et qu’il avait du mal à y voir… Un faible sourire se logea sur mon visage à cette pensée si douce et agréable. « Oh tu sais, il pleut aussi au village des vainqueurs, mais moins qu’ici c’est vrai. » Marmonnai-je doucement en plongeant mon regard dans le sien. Soupirant lentement, je pris un sandwich pour l’inciter à ce servir à son tour. Enlevant le papier tout autour je me mis à croquer alors dedans en souriant en coin. « Sinon, toi le boulot comment ça se passe ? Tu t’en sors bien ? » Demandai-je en souriant en coin le regardant avant tendresse, un sourire se logeant sur mon visage avant de croquer à nouveau dans mon casse-croute.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Jeu 12 Avr - 9:19

Aujourd'hui n'était pas un bon, je ressentais de la lassitude, de la colère mais surtout de l'énervement ! J'en avais assez que les autres savent qui j'étais et que le seul qui ne soit pas au courant ce soit moi ! Que des remarques soient faites à chacun de mes énervements, mes violences, il n'était pas rare que j'entende murmurer des choses sur mon état, que je vois des regards qui se veulent discret alors qu'ils étaient insistant ! Personne ne voulait m'aider... J'allais devoir me débrouiller seul. J'en avais assez d'être une ombre du passé, si je ne peux redevenir ce que j'étais, je peux toujours devenir quelqu'un, d'à peu près normal ! Je prenais l'air détaché avec tous le monde, je voulais me prouver que rien ne pouvait m'atteindre et que je pouvais enfin reconstruire les bases d'un nouveau moi... Rêve fou et stupide mais unique chose à laquelle je pouvais me rattacher pour le moment. Pourtant un seul air triste de Naelynne avait fait effondré l'ensemble de ses préoccupations. Je n'avais pas envie de la blesser, qu'elle pleure à cet instant devint une sorte de hantise, sans que j'en comprenne la raison. Je pris donc la parole, tentant de m'intéresser un minimum à elle, à ce qu'elle faisait. Ma question la fit sourire, je ne comprenais plus rien ...

Elle venait voir sa famille... Banal comme réponse. Pourtant ce détail attira quelques secondes mon attention. Déjà pourquoi avait elle utilisé le mot : papa dans la phrase et pas celui mon père, comme n'importe qui l'aurait fait. J'avais l'impression d'avoir toute les pièces d'un puzzle mais d'être incapable de les réunir pour former un dessin. Ensuite il y avait le fait qu'elle vienne voir sa famille à chaque fois et qu'à chacun de ses déplacements dans ce district je la croisais et pas de façon anodine. Ce n'était pas le fruit du hasard. Je ressentis une douleur brève mais vive dans ma tête. J'en aurais presque vacillé si je n'étais pas déjà assis. Je plissais les yeux et retins tant bien que mal une grimace. Je préférais donc dévier sur une conversation sans réelle sens et but. Des banalités, rien de plus.

La pluie .. J'aimais assez la pluie ! Les gens la fuyaient alors que ce n'était que de l'eau, source de la vie ! Par contre j'avais horreur des orages... Stupide pour un "grand" garçon comme moi, mais j'étais littéralement terrifié de part le bruit, l'éclair qui éclairait ma chambre brutalement avant de laisser à nouveau part aux ténèbres. Rien qu'à cette pensée j'eus un léger frisson. Nos regards se croisèrent :

_" Tant que ce n'est que de la pluie !"

Je la regardais soupirer et se servir... Trouver de l'argent était ma principale occupation, mais pas manger... Je n'avais pas facilement faim, même si j'aimais manger comme la plupart des gens. Il n'était pas rare que je saute un repas sans réellement en souffrir par contre je buvais énormément, ressentant facilement une espèce de sécheresse dans ma gorge. Je finis par me servir également alors qu'elle me parlait de mon travail, qu'elle prenait des nouvelles de ma vie actuelle :

_" Mouais... Doucement ça commence à aller ! Je comprends la façon de faire, il parait que je m'en sors pas mal..."

Je ne m'étais pas vraiment du cœur à l'ouvrage en dehors des jours où travailler m'aider à me calmer. Là j'étais une machine redoutable ! J'avais réussis à être "engager" par un des hommes du village. Il supportait même mes crises, bien que j'en prennes souvent pour mon grade ... Je ne doutais pas une seule seconde qu'il m'ait connu dans le passé. Je croquais dans le sandwich. C'était bon. Après quelques bouchées mes questions reprirent rapidement le dessus :

_" Pourquoi est ce que tu tenais absolument à me voir ? Tu as quelque chose de spécial à me dire ?"

Il y avait une raison à ma présence ici, à ses regards, je voulais la connaître.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Sam 14 Avr - 21:20

« Tant que ce n'est que de la pluie ! » Souriant doucement, je compris de quoi il parlait. Du tonnerre et des éclairs. Je le connaissais tout de même. Je savais qu’il n’aimait pas, petit il n’aimait pas, peut être que ça avait changé ? Mais j’en doutais. En grandissant, j’avais un peu appris à ne plus avoir peur. Mais j’essayais de me modérer, pour Gabriel, pour être là si jamais il en avait besoin, surtout la nuit. « Tu n’as jamais réellement aimé le tonnerre et les éclairs, t’es pas le seul tu sais… » murmurai-je lentement en le regardant, craignant un peu sa réaction. J’étais toujours sur ma garde avec lui, ou bien même d’autre mutation génétique. Je ne voulais pas me faire avoir, certains pouvaient se montrer très… Mauvais et méchant. Prenant de quoi manger, je croquais dans mon sandwich tout en lui demandant alors, comment il s’en sortait au boulot. Je voulais vraiment tout savoir de lui, c’était plus que nécessaire, j’avais toujours su, alors il était clair que quand je venais le voir, je ne venais pas pour parler de la pluie et du beau temps ! Non, mais bel et bien de sa vie et de la mienne si cela l’intéressait tout de même. Mais pour l’instant, il ne posait en général jamais de question sur ma vie.

« Mouais... Doucement ça commence à aller ! Je comprends la façon de faire, il parait que je m'en sors pas mal... » Souriant doucement en coin, je le contemplais un long moment avant de soupirer lentement. S’il s’en sortait bien c’était déjà pas mal, je ne voulais pas qu’il misère, ou qu’il n’y arrive pas tout court. Ça m’embêtera. Je voulais bien l’aider lui donner de l’argent, mais j’avais peur de sa réaction, même si j’avais toujours de quoi lui donner sur moi quand je venais le voir. J’avais constamment peur de sa réaction. M’en voudrait-il ? Me les jetterait-il dessus ? Peut-être bien. Peut-être que je ne les lui donnerais pas aujourd’hui. Chaque chose en son temps… C’était surement mieux dans un sens. « C’est vrai ? Il faut toujours un peu de temps, tu verras dans quelques temps, tu n’auras plus de souci et tu sauras maitriser tout ça ! » soufflai-je doucement en souriant en coin, comme pour l’encourager un minimum. Mangeant tranquillement j’évitais de le regarder, non pas que je fusse mal à l’aise, non loin de là même… Mais disons que je ne savais pas comment faire pour parler avec lui, lui annoncer simplement toutes ces choses que je rêvais de lui dire depuis pas mal de temps déjà…

« Pourquoi est-ce que tu tenais absolument à me voir ? Tu as quelque chose de spécial à me dire ? » Soupirant faiblement en croquant dans mon casse-croute, je baissais le regard cherchant alors les bons mots. Ce n’était pas facile de parler, encore moins pour lui dire clairement pourquoi je venais le voir. Lui dire qu’il était mon petit frère ? Peut-être qu’il était prêt à l’entendre et à le comprendre. Je n’étais pas dans sa tête mais depuis le temps qu’il était devenu une mutation génétique il devait tout de même être habitué à apprendre des choses au fil du temps… Soupirant longuement tout en me mordant les lèvres, je posais mon sandwich comme pour lui faire comprendre que la conversation qui allait suivre allait être sérieuse. « Ecoute Sirius… » Marmonnai-je doucement. Je me doutais bien que peu de personne l’appelait par son autre prénom… « Tu sais… quand tu avais onze ans, tu as été appelé aux Hunger Games. Mais quelqu’un s’est portait volontaire pour toi, pour ne pas que tu y ailles. Cet homme c’est le mien, je vis avec aujourd’hui. Gabriel… Tu te souviens de Gabriel ? » Demandai-je doucement en me demandant pourquoi je parlais d’abord de cela, au lieu de lui dire clairement qu’il est mon petit frère. Y aller doucement s’est surement ce qu’il y a de mieux dans le fond. Baissant le regard restant silencieuse un moment, j’enfouis ma main dans l’herbe à côté de moi, enroulant mes doigts dedans la tirant sans pour autant l’arracher. « On t’a sauvé une fois, mais pas deux… » marmonnai-je doucement sans le regarder.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Ven 20 Avr - 20:51

Naelynne semblait comprendre ma répulsion contre l'orage sans que je ne l'ai réellement mentionné. Ce n'était pas étonnant ! Même si peu de gens osaient l'avouer, le tonnerre était une source d'inquiétude à plus ou moins haute dose. Je lançais un espèce de oui, suivi d'une courte phrase marmonnant que ce n'était pas surprenant avec humeur, de façon peu compréhensible. S'étaler sur ce sujet était une perte de temps et je n'avais pas de temps à perdre. Je commençais à manger doucement, l'écoutant sans réelle conviction. Elle tentait de s'intéresser à ma petite personne, le minimum était de prendre le temps de lui répondre, surtout avec ce qu'elle faisait pour moi. Mon travail ? Pas facile. Ennuyeux. Mais j'avais des besoins, dont celui de me loger et de me nourrir, chose qui est totalement impossible sans argent. J'avouais sans problème que ce n'était pas facile tous les jours, mais je n'avais pas à me plaindre, certains avaient des plus gros ennuis que moi.

_" Je n'en doute pas... C'est surtout franchement ennuyeux et répétitif !"

J'aimais le changement, j'aimais apprendre de nouvelles choses et étais constamment poussé par une curiosité assez saine. Je crois que cette qualité, ainsi que mes muscles m'avaient permis de trouver ce travail. J'aimais les problèmes, et pas faire simplement la même chose sans réfléchir. Ce n'était pas de la fainéantise bien au contraire, mais ça ne me convenait pas. C'est aussi simple que ça ! Je fonçais ensuite tête baissé et lui demandais la raison de sa présence ici. Elle voulait me voir, me voilà, maintenant il était peut être temps de "cracher" le morceau. Mais au vu de l'air qu'elle prit... J'eus une envie dévorante de retirer ma question, de m'enfuir. J'eus quelques problèmes pour rester en place. Déjà elle m'appelait Sirius, et personne ne m'appelait ainsi ! C'était très mauvais signe. Je plissais les yeux, essayant de saisir chacun de ses mots.

Les Hunger games ... J'avais été appelé comme tribut. C'était pour moi totalement insensé, c'est une expérience qui marque... Du moins je suppose, alors que rien absolument rien. Je les haïssais comme les autres, mais rien de très significatif. Puis elle me parla de Gabriel, qui s'était porté volontaire. D'ailleurs, je ne savais que très peu qui il était, et n'avais pas souvenir de l'avoir connu par le passé. C'était Insensé et de toute façon pas le principale élément de cette conversation. Ma voix fut assez froide, traduisant mon incompréhension la plus totale :

_" J'en sais rien. "

Pourquoi décidait elle de me l'avouer ? Était ce une information principale qui avait changé ma vie ? Ou un simple coup de chance en ma faveur ? Elle vivait avec lui à ce que je comprenais, ce qui expliquait sa présence dans le village des vainqueurs et nos vies étaient étroitement liés, mais jusqu'à quel point ? Personne n'aurait risqué sa vie par simple amitié (et encore je doutais que ma relation avec Gabriel aille jusque là) alors la raison : c'était Naelynne. Je commençais doucement à mettre mes idées en place, j'avançais dans le puzzle de ma vie, les pièces semblaient parfaitement s’emboîter. Sa remarque suivante arrêta pourtant immédiatement le "système de restauration des informations de ma mémoire". Une fois mais pas deux ... Qu'est ce qu'elle entendait par là cette fois ? Je l'interrogeais d'abord du regard, mais son regard ne rencontra jamais le mien. C'était volontaire !

_" Qu'est ce que tu racontes ..."

Je commençais à douter de ses paroles. C'était trop simple à mon goût. Elle sous-entendait que j'étais passé dans l'arêne, sauf que je n'en avais aucun souvenir, et sur ce point je suis convaincu que j'en aurais. C'est censé être traumatisant ! Ensuite je n'avais pas gagné, c'était certain ! Et je n'étais pas mort. Hors il n'y a pas d'autres solutions. Vaincre ou mourir, je l'avais vite compris. Naelynne par contre, j'en doutais.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Mar 24 Avr - 9:50

« Je n'en doute pas... C'est surtout franchement ennuyeux et répétitif ! » Je n’en doutais pas… Ennuyeux et répétitif, il fallait dire que c’était surtout un peu le travail à la chaine qui se faisait dans le coin. On n’avait pas trop le choix non plus. Le même boulot, tournant autour du bois. Il n’y avait pas trente-six milles chose à en faire. Le couper, le travailler, en faire du papier, des meubles ou tout autre chose dont il pourrait être utile. « Ouais, T’as essayé la sculpture ? Je peux t’apprendre si tu veux. Je suis sculptrice… » Autant ne pas préciser que petite je lui avais déjà confectionner pas mal de chose pour ses couteaux et sa hache pour les ranger et ne pas abimer les lames. Mais ça, je me le gardais, y aller doucement c’était là, la clé, je pense. Mais pour le moment il fallait que j’aborde le sujet, et là, il ne me laissa pas d’autre choix au vu de sa question. Pourquoi je venais le voir… Oui pourquoi ? Car je voulais retrouver mon petit frère. Et j’essayais de lui expliquer en parlant d’abord de Gabriel, cet homme, le mien, qui s’était alors porté volontaire pour le sauver des Hunger Games alors qu’il n’avait que onze ans. Un acte de bravoure… Heureusement qu’il avait gagné. « J'en sais rien. »

Claquant lentement ma langue contre mon palet, je compris plus ou moins son agacement. Ok, je pouvais parfaitement le comprendre dans un sens, mais quand même… Il pouvait faire un effort, tout petit non ? Peut-être que moi, je faisais des efforts pour rien, et à mon avis c’était surement le cas. « Ça va te revenir, je n’en doute pas… » Marmonnais-je faiblement. Il fallait surtout que je l’aiguille plus que ça sur son passé, et que je lui dise bien d’où il venait. Puis surtout qu’on avait réussi à le sauver une fois, mais malheureusement pas deux. Fallait croire que la chance n’était pas destinée à tout le monde… « Qu'est-ce que tu racontes ... » Il n’avait donc aucun souvenir sur cela, du fait qu’il était mort dans les Hunger Games ? Et moi qui pensais que si… Mon cœur se serra tout à coup avec violence. C’était plus compliqué que ce que je ne pensais. C’était ambigu surtout. Comment le lui faire comprendre ? Comment expliquer à mon petit frère qui, il est ? Sans le brusquer ou lui faire un quelconque mal… Restant silencieuse un long moment, je ne cessais pas de regarder l’herbe, comme si elle pouvait m’aider. Alors que dans le fond l’herbe n’était que de l’herbe et n’allait en aucun cas m’aider. Soupirant lentement je relevais le regard vers lui en souriant à peine.

« À onze ans, Gabriel t’a sauvé des Hunger Games en se portant volontaire. Mais cinq ans plus tard… Tu as été à nouveau appelé aux Hunger Games et cette fois… Personne n’est venu à ton secours… Gabriel c’est occupé de toi, puisqu’il est le mentor du district sept…Tu as été… Exemplaire ! Fabuleux… Tu aurais pu gagner si on ne t’avait pas tendu un piège… Tu… Ne te souviens donc pas ? Ecoute Klhauss… » Prenant mon souffle, je restais silencieuse quelques instants en mordillant alors mes lèvres. C’était tellement compliqué… « Quand on meurt aux Hunger Games, le capitole fait en sorte de faire revivre les personnes mortes pour en faire des mutations génétiques, qui ne se souvienne de rien… » Marmonnais-je doucement en lui lançant un regard triste et compatissant. Je voulais tellement le retrouver. Retrouver ma relation d’antan avec lui. Est-ce qu’il avait compris de par ma dernière phrase de ce qu’il était devenu en quelque sorte ? J’espérais, et ce que j’espérais c’était bien qu’il ne s’énerve pas…
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Jeu 26 Avr - 20:44

Je n'y mettais pas vraiment du mien pour que la conversation soit un minimum intéressante et constructive. Je ne voulais pas être ici, j'avais accepté... Je ne savais même pas pourquoi j'avais accepté. Je répondais à sa question sans tenter d'aller plus loin. Nous parlions travail, je n'étais pas franchement fan du mien, mais si je voulais survivre je n'avais pas spécialement le choix. On peut dire que je m'en étais assez rapidement lassé, c'était répétitif, et il faut dire que je ne m'entendais pas spécialement avec l'équipe... J'étais convaincu que beaucoup se demandaient la raison qui avait poussé leur patron à m'engager. Je m'en fichais. Elle me proposa son aide, de faire de la sculpture, j'eus un léger sourire à la fois amusé et moqueur. Je n'avais pas la patience, ni l'imagination, et mes "crises" de violence n'arrangeaient rien.

_" Ce n'est pas vraiment mon truc ! Je n'ai aucune patience."

Puis la conversation prit une tournure assez surprenante. Les paroles de Naelynne me semblaient confuse et dénuaient de sens... J'avais l'impression que j'étais censé comprendre, censé savoir alors que ce n'était absolument pas le cas. Je commençais déjà à me tendre alors qu'elle me parlait de Gabriel et de son "sauvetage" lors de ma "nomination" au Hunger Games. Mais qui serait assez stupide pour faire ça ? Je commençais à perdre le fil de mes pensées, à ne plus rien comprendre. J'avais perdu la mémoire d'accord, mais de là à oublier ce genre d'évènement j'en doute. D'autant qu'à ce moment-là je ne ressentais rien de particulier, ni de la peur, ni un profond soulagement, juste de la colère qui montait en moi. Je tentais de la canaliser pour le moment, c'était maintenant ou jamais pour en apprendre plus. Nous restions quelques minutes à ne rien dire, la jeune femme fixait l'herbe et moi je la fixais. Je commençais à douter d'elle, douter de ses dires. C'était tellement absurde dans mon esprit.
Je l'écoutais attentivement, mais plus le récit avançait plus je plissais les yeux incrédule. C'était tellement irréel pour moi et malheureusement jusque là assez crédible ! Je ne serais pas le premier adolescent à ne pas avoir de chance et à être appelé. J'étais presque prêt à la croire sur parole. Du moins jusqu'à ce qu'elle me parle de ma possible victoire... Qui n'avait jamais eu lieu ! Je la regardais comme ci elle était en train de divaguer. Je secouais la tête négativement à sa question. Je ne me souvenais de rien !

Elle reprit la parole et au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche, mes yeux s'ouvraient de plus en plus. Je voulais bien croire que j'avais été appelé aux jeux, c'était possible mais là elle poussait le bouchon un peu trop loin pour que ça me semble crédible. Mort ? Bon d'accord j'avais un teint assez pâle mais de là à m'enterrer il ne fallait pas exagérer ! Et puis où était l'intérêt de ramener les perdants à la vie en supposant que ce soit possible ? Encore les vainqueurs décédaient après leurs victoires ou ayant mit fin à leurs jours, c'est compréhensif. Non là elle était bel et bien en train de divaguer ou je ne sais trop quoi. Je secouais la tête lassais, en tentant de me convaincre d'une espèce de farce ou quelque chose du genre... Oui me convaincre, parce qu'au fond de moi, je savais qu'elle avait raison mais refusais de me l'avouer. Mon inconscient tentait de me protéger du choc d'une révélation de cette ampleur, ce qui ne fit qu'augmenter ma colère.

_" Qu'est ce que tu racontes... Je ne sais pas où tu as été cherché cette idée !"

Je pouffais mais pas de rire...J'étais perdu et elle me poussait dans mes retranchements. Je me sentais coincé entre ses sentiments que je tentais d'étouffer, un tumulte d'émotions, de sensations. Mon ton devenait de plus en plus froid et surtout de plus en plus énervé.

_" Tu sous entends que je suis mort.. Franchement est-ce que j'en ai l'air ? Non mais sérieusement réfléchis deux secondes ! Tu crois vraiment que je vais te croire ?!"

Je me levais brutalement, je commençais à perdre le contrôle et me sentais à nouveau envahis par la colère, une colère incontrôlable. Il valait mieux qu'elle soit loin de moi lorsque j'exploserais. Je la regardais avec un air légèrement méprisant :

_" Si tu es venue pour me dire ça... Tu as perdu ton temps !"
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Jeu 3 Mai - 8:11

« Ce n'est pas vraiment mon truc ! Je n'ai aucune patience. » Cette phrase me fit rire. Oh que oui, Klhauss, n’avait jamais eu de patiente… C’était bien là, un homme je ne pouvais pas le nier. Combien de fois gamins j’avais dû lui dire d’attendre, d’être patient et j’en passe ? Je ne pouvais même pas compter. « Tu n’as jamais été réellement patient de toute façon… » Soufflai-je l’air de rien en guettant sa réaction. De toute façon, il fallait bien que je m’y aventure, je n’étais pas venue dans le vent, aujourd’hui c’était le jour où je devais lui faire comprendre certaines choses… Et c’est bien pourquoi j’essayais de lui faire comprendre qu’il avait été mort aux Hunger Games… Mort et remis à la vie par le capitole, il était ce que l’on appelait communément, une mutation génétique. Comment pouvait-il vivre grâce à une puce ? Bonne question, je n’en savais rien, et c’était assez bizarre mais j’étais quand même contente de le voir là, vivant devant moi, même s’il n’était malheureusement plus le même… Mais je voyais bien qu’au fil de mes paroles il avait du mal à me croire. Je pense que j’aurais réagi comme lui si j’avais été à sa place, ça ne devait pas être facile à vivre, il devait se sentir perdu…

« Qu'est-ce que tu racontes... Je ne sais pas où tu as été cherché cette idée ! » J’aurais dû m’en douter, j’aurais vraiment dû me douter qu’il ne me croirait pas, mais pourtant je ne voyais pas mon intérêt à mentir, j’étais loin de pouvoir inventer ce genre de chose, surtout que si ça n’avait pas existait ça faisait tout de même très gros non ? J’espérais qu’il n’allait pas non plus s’énerver de trop, je ne voulais pas qu’il s’en aille, nous venions à peine de se retrouver un peu… ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu en plus… « Tu sous entends que je suis mort.. Franchement est-ce que j'en ai l'air ? Non mais sérieusement réfléchis deux secondes ! Tu crois vraiment que je vais te croire ?! » Ecarquillant les yeux, je me mordis lentement les lèvres. J’avais du mal à y croire moi aussi, à me demander comment ils pouvaient faire pour les faire revenir à la vie avec une simple puce, mais c’était bien vrai… Le voyant se lever, je me reculais rapidement sur le coup de la surprise, prête à bondir au cas où. « Si tu es venue pour me dire ça... Tu as perdu ton temps !" » Soupirant longuement, je fermais lentement les yeux en me frottant le visage comme pour essayer de trouver les bons mots.

Ceux qui lui feront alors comprendre que je ne mens pas. Je ne voyais pas mon intérêt là-dedans si je devais réellement mentir… Restant assise je ne bougeais pas d’un pouce avant de me redresser faiblement, repliant mes jambes devant moi posant mes coudes sur mes cuisses me tenant alors la tête de mes mains. « Klhauss, quel serait mon intérêt de te mentir ? tu peux me le dire ? De te dire cela, juste pour… te mentir ? Tu n’es pas le seul dans ce cas-là, j’essaie juste de te faire souvenir que… Que tu as été aux Hunger Games et que tu n’y a pas survécut… Le capitole vous manipule, ils mettent… Une puce qui vous fait vivre… Pourquoi je mentirais ? » Demandai-je doucement en le regardant de façon tendre, essayant de lui montrer que j’étais sincère. Il se devait de me croire, parce que je n’allais pas lui détailler non plus la façon dont il était mort. Il pouvait avoir des ressentis non ? À mes paroles il devait tout de même en avoir un peu… « Essaie de penser… A… Ta mort. N’as-tu pas des ressentis ? » Demandai-je doucement en le regardant toujours de façon tendre.
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Mar 8 Mai - 19:25

J'étais sur la défensive. Je ne la croyais pas, je refusais de croire ce qu'elle était en train de me dire. C'était impossible ! Naelynne était en train de me faire comprendre que j'étais mort durant une édition des Hunger Games. C'était stupide ! Je n'avais aucun souvenir d'avoir été appelé à la tribune, ni de l'entrainement, ni de quoi que ce soit ! Je n'étais pas mort, j'en étais certain ! Je mangeais, je bougeais, je respirais ... Je me sentais piégé et m'enfonçais de plus en plus dans mes retranchements ce qui était une mauvaise chose... Dans ces cas là je devenais très facilement violent ! Je haussais la voix, je voulais fuir, partir loin. Bien décidé à m'en aller, je me levais d'un bond, ce qui créa chez mon interlocutrice un espèce de sursaut qui l'éloignait de moi.

Pourtant je savais au fond de moi qu'elle avait raison, ça expliquait tellement de chose : ma violence, ma méfiance, les douleurs de certains de mes membres, une certaine résistance... Mais je tentais de faire taire ses sensations, jamais je ne l'accepterais ! J'étais sur le point de partir, j'étais lâche mais c'était à l'instant le cadet de mes soucis. Naelynne reprit la parole, ce qui me figea sur place. Je haïssais sa façon d'avoir raison. Pourquoi me mentirait elle ? Qu'en retirerait elle ? Je n'en avais aucune idée, mais pourquoi oserait elle me l'avouer ? C'était insensé ! Je le connaissais assez froidement :

_" Je n'en sais rien. C'est à toi de me le dire. "

La suite me sembla encore plus rocambolesque ! Une puce... Une puce me gardait en vie... Le capitole me manipule ... Je ne suis pas manipulé en aucune façon ! Je faisais mes propres choix et je les assumais, personne ne me dictais ma conduite ! Je levais les yeux au ciel, la prenant pour une folle. Mais dans son regard je voyais tellement de tendresse, d'émotion forte, comme si elle souhaitait vraiment que je me souvienne de quelque chose, elle était sincère. J'étais encore trop têtu pour l'accepter. Ce n'était qu'une inconnue, un souvenir oublié pour moi. Comment lui faire confiance ? Je n'y arrivais pas. Un frisson me parcouru l'échine, l'espace d'un instant je ne me sentais en danger, réellement. Elle avait également insinué que je n'étais pas le seul dans ce cas-là... Je secouais la tête m'enlevant cette idée, c'était impossible.

Je n'avais toujours pas bougé. Quelque chose me retenait, c'était fort mais incompréhensible pour moi. Elle me parla de sensation, je hochais la tête négativement sans la laisser finir sa phrase. Pourtant au même moment inconsciemment je posais ma main au niveau de mon cou, trahissant sans le savoir ma mauvaise fois du moment. J'avais déjà remarqué que j'avais une cicatrice à ce niveau, mais elle était assez fine et se fondait parfaitement avec la couleur de ma peau. Je savais maintenant qu'il y avait un lien.

_" A ton avis ? Je n'ai aucun souvenir ! Je vis dans l'obscurité la plus totale ! Alors que tout le monde sait !"

Je détestais les regards que les gens posaient sur moi ! Ils savaient, le reste du monde savait ce qui se passait pour moi ! Et personne ne me disait ce qui se passait ! Il fallait que je me défoule malheureusement pour Naelynne, ce serait sur elle. Je criais presque :

_" Quelqu'un va finir par me dire la vérité ? Une bonne fois pour toute ! Là j'en ai assez !"
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Mer 16 Mai - 11:55

« Je n'en sais rien. C'est à toi de me le dire. » Fermant longuement les yeux, je penchais ma tête en arrière. J’aurais dû m’y attendre qu’il réagirait de la sorte, c’était tout à fait normal dans le fond… Je ne pouvais que le comprendre. Tout cela été de ma faute, j’aurais surement dû ne jamais reprendre contact avec lui, j’aurais peut-être dû le laisser vivre sa vie et ne pas l’embêter comme je le faisais depuis toutes ces années à présent. Je me sentais bête, idiote, et surtout très faible. Comme en étais-je arriver là. ? Je me le demandais bien, mais moi, tout ce que je voulais, c’était avoir mon petit frère dans ma vie, parce que je l’aimais. Je l’aimais affreusement. Nous avions toujours été proche, proche et là l’un pour l’autre en cas de coup dur. Autant dire que même si Gabriel était là aujourd’hui, c’était loin d’être pareil. Pareil dans le sens ou mon amour ne remplacerait pas mon frère. C’était impossible. Soupirant faiblement, je me mordis alors les lèvres. « Tu sais parfaitement la réponse ! Tu sais que je n’ai aucun intérêt à te mentir sur cela ! ça serait totalement puéril… » soufflai-je doucement en restant assise le regardant en relevant la tête vers lui. Il fallait qu’il comprenne, et ce n’était pas en restant les bras ballant qu’il comprendrait ce qui lui était arrivé. Mais je m’en serais douté, il prenait les choses avec colère. C’était bien une mutation génétique, on m’avait volé mon frère. Mon sang. « A ton avis ? Je n'ai aucun souvenir ! Je vis dans l'obscurité la plus totale ! Alors que tout le monde sait ! » sursautant faiblement, je lui lançais un regard quelque peu triste, compatissant. Je n’aimais pas le voir dans cet état-là… Encore moins depuis que nous nous étions perdus.

Si encore il avait été de la sorte à l’époque, j’aurais su comment le calmer, comment faire, mais là, ayant cette foutue puce en lui, qui ne me disait pas que le capitole nous surveillait pour lui ordonner de me tuer ou je ne sais quoi ? Je me méfiais de trop sur les agissements du capitole… « Quelqu'un va finir par me dire la vérité ? Une bonne fois pour toute ! Là j'en ai assez ! » Sursautant faiblement, j’aimais de moins en moins son ton. Déglutissant longuement, je me levais alors en tapant doucement sur mon pantalon, me pinçant les lèvres en cherchant quoi dire pour lui faire comprendre en douceur la chose. C’était loin d’être facile en fait. Fermant les yeux, je le regardais longuement avant d’entrouvrir la bouche. « Tu t’appelles Klhauss Sirius SioKhann… Tu as grandis dans le district sept. Pour ma part, je m’appelle Naelynne Kaëhina SioKhann… Je suis ta grande sœur. Comme je te l’ai dit tu as été appelé aux Hunger Games… Tu n’as pas survécut et le capitole à fait de toi, ce qu’on appelle une… Mutation génétique… Tu es là, vivant, mais tu n’as plus de souvenir de ton passé… Sirius… Tu me manques… Je pense que tu comprends pourquoi je viens souvent te voir… » soufflai-je doucement en plongeant bien mon regard dans le sien. C’était loin d’être facile, lui dire que j’étais sa grande sœur, n’était pas de tout repos. Est-ce qu’il allait s’énerver ? Est-ce qu’il allait crier, hurler ? Frapper ? J’avais un peu peur je devais tout de même l’avouer… Je ne voulais pas perdre définitivement mon frère. Ça je savais que je ne m’en remettrais pas, surtout qu’il était bien là, vivant… soufflant fortement, je baisais lentement le visage en mordillant alors mes lèvres. « Ecoute… Je comprendrais si tu t’énerves et que tu ne veuilles plus me voir pendant un moment … mais tu es mon frère, j’ai besoin de toi, on était très proche… Petit quand l’orage éclatait, tu venais dormir avec moi… » soufflai-je doucement en lui lançant un regard tendre, comme pour le rassurer un peu…
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Dim 20 Mai - 13:37

J'étais en train de nager en plein cauchemars. Je n'arrivais plus à distinguer le vrai du faux et j'étais en train de perdre le contrôle. Je ne voulais pas faire du mal à Naelynne mais allais-je être capable de faire face au flot de sentiments qui m'envahissait ? Je vivais mal ma situation actuelle, je ne supportais plus les regards, les sensations, le vide intersidérale de mon esprit, de mes souvenirs. Je tentais souvent de m'en fabriquer, de m'imaginer ce que j'avais été. Le regard compatissant de la jeune femme que j'avais en face de moi n'arrangeait rien. Je ne cessais d'augmenter le ton de ma voix, je criais presque. Ça avait besoin de sortir, ce n'était pas réellement dirigé contre Naelynne mais plutôt contre le reste du monde.Malheureusement la pauvre se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Mes muscles se contractaient naturellement, je croisais les bras en signe d'énervement et posais mon regard sur les alentours. Elle ouvrit la bouche.

Je me figeais sur place au fur et à mesure de ses révélations. Je sentais qu'elle était sincère mais comment est ce que ca pouvait être possible ? Je ne me souvenais pas d'elle, je ressentais une légère affection pour elle mais rien de fraternel. Elle avait plongé son regard dans le mien, je m'en extrayais rapidement.Je ne bougeais, je ne parlais pas, c'était à peine si je respirais. Je me plongeais dans mon esprit, tentant de faire la part des choses. Je murmurais pour moi-même.

_" C'est impossible..."

Là je ne savais vraiment plus quoi faire. C'était trop de pression, de révélation d'un seul coup. J'étais encore trop fragile pour l'encaisser ! Mon poing se serrait j'avais envie de frapper dans quelque chose, mieux valait il qu'elle reste loin de moi ! Je reculais encore d'ailleurs, si elle était vraiment ma soeur, je ne pouvais pas le frapper, du moins je l'espérais. Mon corps allait peut être faire un blocage.. Non j'en doutais ! Elle tenta de me prendre par les sentiments. Elle me raconta que lorsque j'étais entendant, je venais avec elle lorsqu'il y avait de l'orage, et qu'elle avait envie que je me rapproche d'elle, en gros c'est ce que je compris. Qui était assez fou ou stupide pour vouloir de moi ? J'étais instable ! Je repris mon ton froid et cassant :

_" Et qu'est ce que tu croyais ? Que les choses allaient être comment avant ? Ca ne change rien ! On était peut être proche, mais ce n'est que du passé ! Tu n'es rien pour moi, c'est clair ! Rien du tout !"

Je hurlais ! Mon mal de tête s'intensifiait devenant presque insupportable. Je n'allais plus pouvoir me contenir très longtemps. Mon regard noircissait de plus en plus, et je serrais les deux. Je soutenais le regard de celle qui disait être ma soeur. Je n'étais plus ce que j'étais ! Je ne savais même pas... ce que j'étais censé être...

_" Tu devrais t'en aller ! Maintenant..."

Il n'y avait plus rien de doux et d'agréable en moi. Pourquoi est ce que je m'énervais autant ? Je n'en avais aucune idée, mais je n'étais pas apte à y réfléchir pour l'instant, ni à encaisser la vérité, alors que je rêvais de la connaitre. J'étais énervé, je ressentais une colère tellement immense et incontrôlable :

_" Va-t'en ! "
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Dim 27 Mai - 11:26

« C'est impossible... » Si c’était totalement possible. La preuve, le capitole avait fait en sorte que tout cela soit possible. Et si ça ne tenait qu’à eux, j’étais sûre et certaines qu’ils feraient tout pour contrôler tout le peuple de Panem rien que pour avoir une puissance immense. Je comprenais parfaitement que Klhauss puisse se sentir mal, peut-être trahit, ou je ne sais quoi. C’était bien pour cela que je ne bougeais pas de la place ou je me trouvais pour le moment. Incapable de bouger. Je ne voulais surtout pas faire de faux pas et l’énerver encore plus qu’il en avait l’air à présent. Je savais qu’une mutation génétique pouvait être affreuse quand elle s’y mettait. « Et qu'est-ce que tu croyais ? Que les choses allaient être comment avant ? Ça ne change rien ! On était peut être proche, mais ce n'est que du passé ! Tu n'es rien pour moi, c'est clair ! Rien du tout ! » Je sursautais sous son ton et la façon dont il me parlait, ou plutôt la façon dont il me hurlait dessus. C’était assez froid. En même temps s’il l’avait pris bien, ça aurait pu tout être suspect que cette façon-là. Mais de là, à ce qu’il s’énerve de la sorte… Je n’avais toujours pas pris l’habitude de le voir si méchant, si colérique si différent. Pourtant depuis toutes ces années j’aurais dû. Je le regardais reculer faiblement. Il se contenait, il devait surement lutter pour ne pas me frapper ou me sauter dessus. C’était déjà une chose bien de sa part. « Non, je n’attendais pas ça… S’il te plait, calme-toi, ça ne sert à rien de t’énerver… Je voulais… Simplement te le dire, je pensais que tu serais curieux de savoir ton passé… » Marmonnai-je doucement en lui lançant un regard quelque peu compatissant. Autant l’amadouer, le calmer avec un regard tendre, ou dieu sait quoi. J’étais totalement impuissante pour le coup et ça m’enrager de voir que je ne pouvais rien y faire ! « Tu devrais t'en aller ! Maintenant... » Lui lançant un regard hésitant, je ne voulais pas partir ! Je voulais rester avec lui et continuer de parler. Pourquoi je partirai ? Il fallait bien que l’on parle, que l’on se dise ce que nous pouvions faire. Est-ce que j’aurais le droit de le revoir ? De venir parler avec lui comme nous le faisions ? De manger un bout, comme on aurait dû le faire là ? J’en doutais, il m’avait l’air énervé… Il devait même surement m’en vouloir et dans un sens je pouvais comprendre. J’aurais peut-être dû lui dire plus tôt qu’il était mon frère. Ça aurait été mieux, je crois. « Va-t'en ! » Je sursautais à cette nouvelle phrase. Claquante, m’ordonnant clairement de partir. Haussant un sourcil, je le regardais avec insistance, avant de m’approcher lentement de lui. Oui, c’était surement du pur suicide mais tant pis, je savais me battre, la question n’étais pas là. Me pinçant les lèvres, je cherchais quoi dire pour le calmer, quelque chose qui puisse faire son effet tout de même. « Je ne peux pas partir comme ça… Sirius… Tu es mon petit frère, comment veux-tu que je parte… Dis-moi au moins que l’on se reverra dans quelque temps, que j’aurais le droit de venir te voir quand bon me semble… J’ai besoin de toi… J’ai toujours eu besoin de toi… » murmurai-je doucement sans le quitter du regard une seule seconde. Me stoppant pas trop loin de lui, ni trop près ne voulant pas non plus me battre avec lui, je tendais faiblement la main, comme pour lui demander de la prendre dans la sienne, comme pour avoir une réponse, un contact, n’importe quoi…
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☠ Messages : 53
☠ Points rps : 25
☠ Là je me trouve : Quelque part... dans mes pensées
☠ Emploi : Des petits travaux par-ci par-l)
☠ Je me sens : Perdu, en colère
...

MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Mer 30 Mai - 20:45

Parfois ma froideur me surprenait moi-même. Si ce que Naelynne me disait était la vérité, je me montrais méchant envers elle, voir même blessant, mais je m'en fichais pour le moment. Je voulais me convaincre qu'elle n'était rien pour moi, qu'une personne parmi tant d'autres, et qu'il n'y avait pas la moindre trace de lui entre nous. Je refusais de m'attacher à qui que ce soit, surement par peur. J'avais envie de crier, de hurler alors qu'une douleur me dévastait de l'intérieur. J'étais arrivé au point de rupture, je n'allais pas tarder à laisser exploser ma colère ainsi que ma violence. J'étais capable du pire dans ce cas-là. Je fis un pas en arrière, tentant de me calmer, de garder cette rancœur grandissante en moi. Je serrais les poings, me retenant de lui sauter dessus, je ne pourrais pas m'arrêter cette fois.

_" Et bien tu avais tort !"

Je ne le pensais pas vraiment. J'étais d'un sens soulagé de savoir ce que j'étais réellement, et j'avais enfin la sensation de ne pas être fou, et que ce soit "normale" me soulageait un peu. J'avais vécu des choses horribles, je le savais au fond de moi, mais elle m'offrait le premier pas vers peut-être le chemin des souvenirs. Je lui sommais de partir, doucement au départ, avant de lui hurlais, tel un ordre tranchant et incontestable. Naelynne avait besoin de moi, je me mis à rire nerveusement. Quelque chose clochait chez elle c'était certain ! Personne ne s'inquiétait pour moi, personne ne m'avait aidé dans ma quête de vérité, et elle voulait que je me rapproche d'elle. A cet instant j'étais convaincu qu'elle n'avait jamais rien fait pour moi :

_" Je ne veux plus te voir ! Jamais ! Disparais de ma vie !"

J'allais le regretter, je le ressentais déjà intérieurement. C'était comme si quelque chose venait de se briser, de se déchirer à l'intérieur de moi, j'en avais presque envie de pleurer, encore une fichue saute d'humeur, incontrôlable. Elle me tendit la main , le geste de trop, j'attrapais son bras, le serrant jusqu'à la faire souffrir et l'attirais vers moi, plongeant mon regard dans le sien Il n'y avait à cet instant plus une once de gentillesse en moi. Je volais en éclat, et c'était le moment où il valait mieux éviter tout incident.

_" Je ne le répéterais pas ! Va-t'en !"

Je la lâchais, la poussant avec violence sur le sol. Il y avait un combat silencieux entre mes sentiments et je ne sais trop quoi. Je ressentais de la colère sans raison apparente, du moins aucune me poussant à un tel excès et d'un autre côté j'avais terriblement honte et j'étais horrifié par ce que je venais de faire . Je devenais fou, je n'en doutais plus ! Je me mis soudain presque au point de l'implorer tel un gamin :

_" Fais ce que je te dis ! S'il te plait ! Fais le !"
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MessageSujet: Re: Certains liens... Rien ne peut les briser - Naelynne   Lun 18 Juin - 9:10

« Et bien tu avais tort ! » J’étais sûre qu’il mentait, il ne pouvait pas ne pas s’être questionné sur son passé, d’autant plus qu’il n’avait aucun souvenir ! Ce n’était pas une vie, donc c’était obligé… Mais peut-être que je me trompais après tout… Je ne pouvais pas réellement savoir… Soupirant faiblement, je me mordis les lèvres en lui lançant un regard de reproche, comme pour le faire culpabiliser, mais est-ce que ça allait réellement marcher ? Je me le demandais bien… « Je ne veux plus te voir ! Jamais ! Disparais de ma vie ! » Telle une claque je recevais ses paroles en pleine figure. Ça faisait affreusement mal. Je n’aurais jamais voulu entendre cela pour rien au monde. C’était blessant, vexant aussi à la fois, mais aucune larme ne venait, je prenais la réflexion comme si c’était tout à fait normal, alors que dans le fond ça ne l’était pas. Je ne pouvais pas disparaitre de sa vie de la sorte ! Il en était hors de question ! Il savait parfaitement que je reviendrais, peut-être pas de suite, peut-être pas dans le mois qui vient ni dans le prochain, mais je reviendrais une fois l’eau coulée sous le pont. Je ne pouvais pas abandonner mon frère. Hors de question. Et c’était bien pour cela que je tendis la main vers lui. Mais celui-ci m’attrapant, il me fit mal en me tirant vers lui. Son regard si haineux, me fit beaucoup de peine. Il n’était plus réellement mon frère… « Je ne le répéterais pas ! Va-t'en ! » Poussant un cri quand il me poussa à même le sol, je sentis ma cheville se vriller sur le coup. Je n’avais strictement pas prévu qu’il me pousse si fort. Mais surtout je savais que je ne pouvais plus rien faire, il était bien trop énervé pour que je tente quoi que ce soit. Je ne voulais pas le blesser, je ne voulais pas le perdre à tout jamais. Dans un sens je ne savais plus ce que je voulais. L’avoir avec moi ainsi, sans souvenir et sans amour pour moi, ou le savoir définitivement mort… C’était cruel, c’était même affreux comme situation. Mais qu’est-ce que j’y pouvais ? Ce n’était pas moi qui décidait mais le capitole ! J’avais envie de pleurer, mais aucune larme ne me venait, c’était d’autant plus frustrant, car j’avais envie que ça sorte j’avais envie que ça me soulage un peu, mais non rien. « Fais ce que je te dis ! S'il te plait ! Fais-le ! » Sursautant faiblement au son de sa voix, je me relevais lentement ma cheville me tirant faiblement, faisant abstraction de cela, je pourrais aisément la soigner une fois chez moi. Observant longuement mon petit frère, je portais une main sur ma poitrine, hésitant à rester, à lui sauter dessus ou dieu sait quoi pour lui faire réaliser que j’étais bel et bien sa sœur. Mais à quoi bon cela servirait ? Je me le demandais bien. A rien, c’était ça la vérité. Je venais même surement de perdre mon frère. Je n’aurais surement pas dû lui dire mais qu’est-ce que j’y pouvais ? J’avais voulu tenter, tant pis pour moi comme l’on dit. « Tu es sûr ? Sûr de ce que tu veux ? » Demandai-je doucement en le regardant longuement avant de lui tourner le dos et commencer à partir. Serrant les dents, je me demandais comment j’allais encaisser cette annonce. Ne plus vouloir me voir… Je savais qu’il ne s’y tiendrait pas, pas vrai ? Me tournant vers Klhauss je plongeais mon regard dans le sien une dernière fois. « Tu sais… Je t’aime et je t’ai toujours aimé… Sachez que notre père n’est jamais loin et qu’il veille sur toi malgré qu’il ne vienne pas te voir… » soufflai-je doucement avant de lui tourner le dos restant immobile quelques instants avant de reprendre ma marche.
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