AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Les tributs vainqueurs, de sexe féminin, sont (temporairement) interdits. Du moins, les inscriptions (les personnes ayant commencé une fiche, ne sont pas concernées) ! Merci donc de jouer des mecs dans ce groupe là ou de tenter un autre groupe Wink

Partagez | 
 

 I know you ... [pv Lilith]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

☠ Messages : 707
☠ Points rps : 18
☠ Là je me trouve : Dans mon lit.
☠ Emploi : Je suis chargé de former les nouveaux tributs du 7 ...
☠ Je me sens : Las.
Gaby

MessageSujet: I know you ... [pv Lilith]   Lun 2 Avr - 0:07


your face is not unknown to me


Le capitole. Ce n’était pas vraiment un lieu que j’aimais beaucoup et pourtant, en tant que tribut vainqueur, il m’arrivait fréquemment de m’y rendre. Au moins une fois par an déjà, lorsqu’il était de mon devoir, de préparer les nouveaux tributs choisis, pour entrer dans une arène hautement dangereuse et dans laquelle ils avaient bien plus de chance de mourir, que de sortir vainqueur. Le reste du temps, je m’y rendais pour pouvoir acheter deux trois bricoles, que l’on ne trouvait pas de partout. Bref, je tentais de limiter mes visites par là, du mieux possible. Je n’avais jamais aimé le capitole et ce n’était vraiment pas en passe de changer. En même temps, comment apprécier des gens qui mettaient en scène, les meurtres de vingt quatre enfants, tous les ans ? Des gens qui m’avaient moi-même fait entrer dans l’une de leurs foutues arènes, bien qu’indirectement. Par leur faute, j’étais devenu un meurtrier et j’avais assisté à des choses qu’aucun être humain ne devrait voir. Bref, par leur faute, ma vie était devenue un véritable cauchemar et j’étais bien conscient du fait, que je ne pourrais jamais le leur pardonner, d’une quelconque façon que ce soit. Cela me semblait d’ailleurs, d’une évidence imparable. Mais quels que soient mes ressentiments à leur encontre, j’étais bien obligé de faire et vivre avec. Ainsi, lorsque je devais me rendre au capitole, je le faisais. Et ce, malgré un manque d’envie évident. C’était là, le genre d’obligations, auxquelles on ne pouvait se soustraire bien longtemps. Bien que vêtu de façon plus que correct, avec un jean et une veste de cuir noir, je ne me sentais absolument pas à ma place, dans ces rues où les gens tous plus excentriques les uns que les autres, regorgeaient d’idées toutes les plus farfelues possibles, pour sortir du lot. Telle personne avait la peau blanche comme la neige, les cheveux noirs comme l’ébène et les lèvres rouge sang. Telle autre avait des yeux de chat et encore un autre, était vêtu de peau de serpent, de la tête aux pieds. Bref, au final, c’était moi qui me faisait le plus remarquer, de part ma simplicité presque aberrante. Même si je touchais beaucoup d’argent depuis que j’avais remporté les jeux, je devais passer pour un pauvre. Le contraste était d’ailleurs saisissant, si l’on comparait avec mes passages dans quelques districts. Là en revanche, je passais autant pour un héros des temps modernes, que pour un riche de la classe supérieure. C’était tout autant gênant d’ailleurs. Car je n’étais en rien un héros …

Totalement perdu dans mes pensées, je ne vis pas de suite, que je fonçais droit sur une jeune femme, totalement inconnue au bataillon. A la vérité, je ne m’en rendis compte, que lorsque j’entrais en collision avec elle, la heurtant avec force. Choqué et apeuré, je me reculais aussitôt d’un pas et tournais un regard effrayé, dans sa direction. Je cru mon cœur perdu en jamais, lorsque je réalisai qu’il battait démesurément vite, alors que ma respiration était totalement coupé. Je soufflai un bon coup et reportai mon attention sur la jeune femme. « Je suis vraiment navré, pardonnez moi, je ne regardais absolument pas où j’allais ! J’espère ne pas vous avoir fait trop mal … » Lâchais-je d’une traite, comme par peur des représailles. Comme si je venais de faire quelque chose de mal et que j’avais été pris sur le fait. Alors que, reconnaissons le, je n’avais strictement rien fais ! Mon regard toujours posé sur la jeune femme devant moi, je fronçai les sourcils en l’observant avec davantage d’attention. Blonde, des yeux très bleus, un visage aux traits à la fois fins et durs. Je fronçai plus encore les sourcils, en songeant qu’elle me rappelait vaguement quelqu’un. Mais de là à dire qui, j’en étais bien incapable. « Excusez moi … On ne se serait pas déjà vu quelque part ? Vous me faite penser à quelqu’un … » Sans doute allais-je passer pour le gros lourd de service, qui ne savait comment accoster une femme. Alors qu’il n’en n’était absolument rien. Elle me rappelait vraiment quelqu’un, sans que je ne sois encore capable, de savoir qui. Peut-être arriverait-elle à m’éclairer. Elle n’était pas du district sept en tout cas, c’était certain. Sans quoi, je l’aurais reconnu sur le champ. Maintenant, à savoir d’où je la connaissais, je n’en n’avais pas la moindre idée. Je me contentai donc de l’observer, sans mot dire, pendant un bon bout de temps, en tentant vainement de mettre un nom sur son visage. Star du petit écran ? Non, je ne regardais pas la télévision ou très peu. Jeune femme du capitole ? Sa façon de peu extravagante, de s’habiller, me disait le contraire. Alors quoi ? C’était lassant et frustrant, que de ne pas trouver. Et son expression dure et distante, me gênait plus que de raison. Si je n’avais pas eus plus de retenue, j’aurais commencé à me balancer d’un pied à l’autre, tant la gêne était là, avant de prendre la fuite sans demander mon reste. Mais non, je ne voulais pas me ridiculiser devant tout ce beau monde. Surtout en considérant le fait que j’avais un rôle important par ici, qui consistait à entrainer un tribut du district sept, tous les ans. Ce n’était donc pas le lieu, pour me couvrir de ridicule.

_________________

It's the moment of truth it's the moment to lie. It's the moment to live and the moment to die. The moment to fight, the moment to fight, to fight, to fight, to fight. To the right, to the left. We will fight to the death. To the edge of the earth. It's a brave new world from the last to the first.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

☠ Messages : 535
☠ Points rps : 6
☠ Là je me trouve : Dans mon district.
☠ Emploi : Récolte des fruits et légumes.
☠ Je me sens : Vide, perdue, nostalgique, anxieuse.
Lili

MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   Lun 16 Avr - 8:21



Le Capitole n'était pas du tout le lieu dans lequel Lilith adorait passer le plus clair de mon temps, bien au contraire. Certes, il y avait là-bas de quoi s'occuper un bon bout de temps, mais c'était clairement tout ce qu'elle détestait dans le coin. Même si elle n'avait absolument rien contre les gens excentriques, elle ne pouvait que trouver exagéré la façon qu'ils avaient tous de se coiffer, de se maquiller, et de s'habiller dans le coin. Sans doute était-ce un moyen comme un autre de se faire remarquer. En venant ici, Lilith savait que jamais elle ne passerait inaperçu, avec ses cheveux blonds sagement lâchés, son visage dépourvu de tout maquillage et ses vêtements tout ce qu'il y a de plus simple, personne ne la louperait. Mais au fond, en quoi cela était-il important ? Elle était là pour une raison bien précise et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Il y a plusieurs années encore, avant qu'elle ne soit transformée en mutation génétique, elle aurait indéniablement tout fait pour ne pas avoir à se retrouver dans une situation pareille. Mais son cerveau avait été vidé de tous souvenirs, et par conséquent, sa personnalité avait été quelque peu - pour ne pas dire énormément - changé. Aujourd'hui, se fondre dans une foule de personnes excentriques en étant habillée le plus simplement du monde, ne lui posait aucun souci. Aujourd'hui, être observée de toute part par tout le monde, ne la dérangeait aucunement. Elle se contentait de faire ce qu'elle était venue faire ici, avant de repartir au District 11, seul endroit où elle se sentait vraiment chez elle. Là où Ezeckiel était. Elle n'avait peut-être aucun souvenirs de lui, mais sa tête, comme son coeur, semblaient vouloir lui faire croire le contraire. Jamais elle ne l'admettrait, évidemment. En parlant d'Ezeckiel, c'était à cause - grâce ? - à lui qu'elle se trouvait au Capitole. Il lui avait récemment parlé d'un certain Joshua, qui serait son frère. Au fil des années où avait sans arrêt tenter de lui remémorer son ancienne vie, elle avait finit par apprendre à lui faire de nouveau confiance. Et elle ne pouvait que le croire sur ce point là, même si cela lui semblait être une idée fantasque. Si elle avait réellement un frère, elle ne voulait pas perdre de temps, et essayer de le reconnaître au plus vite. La dernière fois qu'elle avait eue une telle occasion, elle l'avait loupé. En effet, après son retour au District 11, un homme, qui prétendait être son père, avait tout tenté pour se rapprocher d'elle. Mais à l'époque, elle était jeune, et effrayée, elle l'avait violemment repoussé. Aujourd'hui, il était mort, et elle n'aurait plus jamais l'occasion de le revoir, ou même de faire sa connaissance. Depuis, elle le regrettait amèrement. Joshua, donc. Si elle le retrouvait, elle saurait immédiatement qui il était, elle en était persuadée. Si elle croyait ce qu'on lui avait dit, ils avaient été très proches. Alors, pourquoi son subconscient ne lui ferait-il pas un petit signe s'il s'agissait bel et bien de lui ? Il faisait cela depuis le début, elle ne voyait pas pourquoi aujourd'hui ferait exception à la règle.

Marchant dans les rues du Capitole en ne prêtant pas attention aux regards outrés qu'on lui lançait, elle tentait d'observer chaque visage, espérant un peu plus à chaque fois faire remonter de vieux souvenirs. Il semblerait qu'elle prêtait plus attention à ceux qui l'entouraient qu'à ce qu'il se passait devant elle, puisqu'elle ne vit pas le jeune homme qui arrivait très rapidement sur elle. La collision fut inévitable. Petite et légère comme une plume, Lilith fit plusieurs pas en arrière. Elle réussit in extremis à garder son équilibre et se redressa, levant la tête par la même occasion. Une violente bouffée de colère la submergea alors. Avec des années de pratique derrière elle, elle réussit à se contrôler. Elle se contenta de l'observer et eut soudainement envie de lui sauter dessus, pour l'étrangler ou le frapper jusqu'à ce que meurt s'ensuive, au choix. Elle se mordit la lèvre et serra les poings, pour s'empêcher de faire l'un ou l'autre. Il n'était pas nécessaire d'attirer un peu plus l'attention sur elle, surtout pour une raison aussi futile qu'un manque d'attention de deux personnes, même si, au fond d'elle, elle savait que ses sentiments ne venaient pas de là. « Je suis vraiment navré, pardonnez moi, je ne regardais absolument pas où j’allais ! J’espère ne pas vous avoir fait trop mal … », lâcha-t-il rapidement. Elle l'observa quelques instants en silence, essayant de comprendre pourquoi il était aussi effrayé alors qu'elle ne faisait, indéniablement, pas le poids face à lui. « Non, ça va. », répondit-elle après avoir réussit à contrôler sa voix de manière sûre. Ne pas attirer un peu plus l'attention était son mot d'ordre du moment. Pourquoi ne partait-il pas simplement ? Plutôt que de la contourner et de continuer son chemin comme si de rien était, il resta là, à l'observer. Semblant tenter de mettre le doigt sur quelque chose, il fronça soudainement les sourcils. « Excusez moi … On ne se serait pas déjà vu quelque part ? Vous me faite penser à quelqu’un … », lui demanda-t-il, incertain. Elle le détailla du regard. Vous savez, avoir envie de tuer quelqu'un, savoir qu'on le connaît, et ne pas pouvoir deviner d'où ni comment, était franchement frustrant. C'était exactement ce qui était en train de se passer pour Lilith. Elle savait qu'elle l'avait déjà rencontré auparavant, mais était parfaitement incapable de dire qui il avait été pour elle. « Je n'en ai pas la moindre foutue idée. Tout ce que je sais, c'est que j'ai très envie de vous tuer. Pouvez-vous l'expliquer ? », lâcha-t-elle, bien plus brusquement que ce qu'elle avait prévue au départ. Même avec des années passées à tenter de contrôler son impulsivité dû à sa nouvelle condition, elle ne pouvait pas empêcher tout cela de la contrôler plus souvent que ce qu'elle aurait souhaité. Elle serra un peu plus les poings, enfonçant ses ongles dans sa paume. La réelle question, ici, était de savoir qui il était, et ce qu'il avait fait pour la mettre dans un état pareil. Et il était le seul à pouvoir répondre à cela...

_________________

“ Spanning continents, and years. Lives ruined, and blood shed. Epic. ”
These violent delights have violent ends and in their triumph die, like fire and powder, which, as they kiss, consume. The sweetest honey is loathsome in his own deliciousness and in the taste confounds the appetite. Therefore love moderately. Long love doth so. Too swift arrives as tardy as too slow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

☠ Messages : 707
☠ Points rps : 18
☠ Là je me trouve : Dans mon lit.
☠ Emploi : Je suis chargé de former les nouveaux tributs du 7 ...
☠ Je me sens : Las.
Gaby

MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   Mer 25 Avr - 12:35


your face is not unknown to me


« Non, ça va. » Sans quitter la jeune femme du regard, un seul petit instant, j’hochai la tête avec extrême lenteur, sourcils froncés. Elle me disait vraiment quelque chose, sans que je ne sois encore capable de mettre un nom sur son visage. Et c’était là quelque chose de vraiment très frustrant. C’était comme lorsque l’on avait un mot sur le bout de la langue, sans réussir à l’avoir vraiment en tête, pour le dire clairement. C’était plus que frustrant là par contre. C’était véritablement agaçant et presque douloureux, tant ça demandait de la réflexion de notre part. Maux de tête en perspective, en clair. C’était aussi simple et à la fois aussi compliqué, que ça. Et chiant surtout. Parce que oui, c’était foutrement chiant tout de même ! C’était même au-delà de ça ! Bref, je me contentais de la regarder sans broncher, pendant un moment. Je ne trouvais même rien à redire, suite à mon inquiétude de savoir si elle allait bien ou non, puisque je venais de la percuter avec violence. Encore un peu et nous nous étalions tous les deux à même le béton, à nous en faire mal, très certainement. Fort heureusement, j’avais su me réceptionner sur mes pieds et elle aussi. La première chose que j’avais remarqué, après avoir songé que son visage ne m’était pas inconnu, c’était sa façon d’être habillée. Tout simplement parce, tout comme moi, elle était loin de l’excentricité des habitants du capitole. Peau pâle et loin des couleurs folles des personnes qui vivaient par ici. Une coupe de cheveux tout à fait naturelle et normale et des vêtements presque trop sobres. Au final, nous passions bien moins inaperçus, que ce que nous désirions sans aucun doute. De par notre sobriété, nous passions pour de véritables excentriques. C’était vraiment surprenant comment les choses avaient tournées maintenant. Le pire étant sans doute le fait que même lorsque je me rendais dans mon ancien district, je passais pour un excentrique ou un mec différent. Tout ça parce que mes vêtements étaient presque trop chics pour un district aussi pauvre que le notre. Ce n’était pas le plus pauvre de tous, bien entendu. Et loin de là même. Mais il était aussi très loin d’être riche. Contrairement aux districts des carrières, qui roulaient sur l’or, à peu de choses près. Même si tout restait tout de même sacrément loin des richesses du capitole. Evidemment, rien ni personne, n’était en droit de les égaler. Ni n’en n’était capable d’ailleurs. Il y avait certaines limites à ne pas franchir, bien entendu. Et puis personne ne pouvait douter du fait que le capitole remettrait bien vite à sa place, toute personne qui aurait le culot de vouloir les égaler, d’une quelconque façon que ce soit. C’était là un peu le principe du capitole d’ailleurs. La richesse aux riches et les restes aux pauvres. Et plus les districts étaient éloignés d’eux et moins ils avaient de droits. Et il était question de tous les droits, bien entendu.

Finalement, je pris mon courage à deux mains et demandai à la jeune femme, si nous ne nous connaissions pas. Je ne supportais pas de ne pas parvenir à mettre un nom sur son visage, alors que je doutais qu’elle me soit inconnue. Je l’avais déjà vu quelque part. C’était certain. Mais de là à savoir où et quand, j’étais incapable de remettre ça. C’était aussi simple que ça. Et aussi chiant, surtout. Oui, surtout ça. « Je n'en ai pas la moindre foutue idée. Tout ce que je sais, c'est que j'ai très envie de vous tuer. Pouvez-vous l'expliquer ? » Avant même que ses paroles n’aient eut le temps de se frayer un chemin jusqu’à mon cerveau, tout mon corps se crispait. A moitié sur la défensive et à moitié en alerte et sur le point de décamper. Parce que dans l’immédiat, tout ce dont j’avais réellement envie, c’était prendre la fuite. Au plus vite et au plus loin, tant qu’à faire. Car je commençais tout juste à avoir une petite idée de qui elle était. Pour avoir de telles envies de meurtre, c’était forcément qu’elle était une mutation génétique. Et pour que ses envies de meurtre me concernent moi, c’était qu’elle s’était trouvée dans les jeux, la même année que moi. Et la seule blonde dont j’avais souvenir, était cette fillette que j’avais été incapable de sauver. A la fin des jeux … Alors que nous n’étions plus que deux … Je déglutis avec difficulté puis me forçai à afficher un léger sourire. Très vague le sourire. « Mauvaise journée je suppose ? Mauvaise journée qui se conclut par la bousculade d’un type qui regarde pas où il va. Ca doit pas aider. Encore une fois désolée pour ça ! » Je tentais le tout pour le tout. Je n’allais tout de même pas lui avouer que j’étais celui qui l’avait laissé, assez involontairement tout de même, tomber dans un gouffre sans fin, mettant ainsi un terme à une existence bien trop courte, sur cette terre devenue hostile. « Et sinon … Vous venez d’où ? Je doute que vous veniez du capitole. Vous n’en n’avais pas vraiment l’apparence. » De manière détournée, je tentais de savoir comment elle pouvait aller depuis qu’elle était … Morte. Comment vivait-elle cette vie ? Avait-elle retrouvée ses proches ? Avaient-il accepté son retour parmi eux ? Etait-elle un tant soit peu heureuse ? On ne pouvait pas dire que j’aurais préféré être à sa place car c’aurait été un parfait mensonge. Mais il était certain que j’étais assez triste et inquiet de son sort. Sans doute parce que j’avais tendance à avoir un trop grand cœur. C’était tout moi ça. Je m’inquiétais pour les autres et trop rarement, pour moi. C’était aussi pour ça que j’avais besoin de Naelynne dans ma vie. Elle s’inquiétait suffisamment pour deux personnes. En clair, elle s’inquiétait pour moi, à ma place. C’était étrange sans doute. Mais nous fonctionnions de la sorte, évoluions ainsi et en étions heureux. Autant qu’on pouvait l’être du moins …

_________________

It's the moment of truth it's the moment to lie. It's the moment to live and the moment to die. The moment to fight, the moment to fight, to fight, to fight, to fight. To the right, to the left. We will fight to the death. To the edge of the earth. It's a brave new world from the last to the first.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

☠ Messages : 535
☠ Points rps : 6
☠ Là je me trouve : Dans mon district.
☠ Emploi : Récolte des fruits et légumes.
☠ Je me sens : Vide, perdue, nostalgique, anxieuse.
Lili

MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   Dim 27 Mai - 18:18



Aujourd’hui était une journée comme une autre pour Lilith. Enfin, presque. C’était la première fois depuis bien longtemps que la jeune femme se rendait au Capitole. Et pas dans n’importe quel but, puisqu’elle partait à la recherche de celui qui semblait être son frère… Elle était sur les traces de son passé, sans grande conviction. Elle ne se rappelait de rien, comment pourrait-elle trouver quoi que ce soit ? Surtout que si ce qu’on lui avait dit était vrai, lui non plus ne se rappellerait de rien. Ne pas se rappeler de son propre frère, c’était un comble, hein ? Elle détestait cette idée. Elle détestait le fait d’avoir tout oublié de son passé. Elle détestait cette situation dans laquelle elle se retrouvait et qui lui pesait un peu plus chaque jour. Elle ne demandait pas grand-chose. Elle ne voulait pas de retour en arrière, ou de miracle avec une guérison aussi soudaine qu’inattendue. Non, tout ce qu’elle voulait, c’était quelques souvenirs. Elle rêvait de pouvoir se remémorer la voix de son frère, et elle donnerait tout pour se rappeler de tous les moments qu’elle paraissait avoir passé avec Ezeckiel. Il semblerait que c’était impossible. Après toutes ces années, elle doutait un peu plus chaque jour. Tout ce qu’elle avait tenté pour faire revenir sa mémoire avait été vain, elle ne voyait pas en quoi cette excursion au Capitole allait changer quoi que ce soit. Mais elle voulait tenter. Ce n’était qu’un essai de plus, elle n’était plus à cela prêt. Pas après toutes les tentatives qu’elle avait faites. Ces pensées, bien présente dans sa tête, l’énervèrent bien trop rapidement. Elle se retrouvait face à un parfait inconnu, qui ne l’était en réalité pas tant que cela, et elle s’énervait pour sur un sujet aussi futile ! Elle l’observa un long moment, après avoir répondu que tout allait bien. Non, il ne lui avait pas fait mal, même si elle était petite et fluette par rapport à celui qui lui faisait face. Les deux jeunes gens s’observèrent quelques secondes, qui parurent d’interminables minutes aux yeux de Lilith, semblant se jauger. En fait, la blondinette essayait juste de mettre le doigt sur ce qui l’avait fait tilter en regardant le brun qui lui faisait face. Sans doute l’avait-elle rencontrée dans son ancienne vie, elle avait la sensation de le connaître et surtout… elle semblait le haïr. Pour quelles raisons ? Elle n’en savait rien. Toutes ces informations combinées la mirent dans un état d’énervement vain. Et elle n’hésita pas à lui dire le fond de sa pensée quand il lui demanda pourquoi il semblait déjà la connaître. Cette simple question suffisait à la mettre dans des états pas possibles. S’il y avait quelqu’un, ici, qui pouvait répondre à cette question, c’était bien lui ! Après tout, il semblait avoir toute sa tête, alors qu’elle, n’avait plus rien de ce qui lui avait appartenu à une époque lointaine. Trop aveuglée par sa propre rage, elle ne vit pas le corps du jeune homme se crisper instantanément à la suite de ses paroles. Comment pourrait-elle voir quoi que ce soit alors qu’elle se retenait à grand peine de lui sauter dessus ? Elle avait besoin de tout son self-control pour s’en empêcher. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait cette envie de lui sauter dessus et de l’étrangler jusqu’à ce qu’il cesse de respirer. Elle tenait cela de sa condition de mutation génétique… En effet, jamais elle n’aurait été capable de seulement penser à quelque chose dans le genre quelques années auparavant. Toute cette histoire l’avait bien changée, la transformant en cette espèce de personne sans cœur et s’énervant pour un rien. Elle détestait cela mais rien, apparemment, ne pouvait la faire redevenir la Lilith fragile qu’elle semblait avoir été, à son plus grand désarroi.

Un vague sourire s’afficha sur le visage du jeune homme, alors que Lilith gardait tous ses membres crispés. La dernière chose qu’elle voulait, c’était se faire remarquer un peu plus dans ce foutu Capitole. Et pour cela, il était tout bonnement impensable qu’elle fasse quoi que ce soit d’irréfléchi ! Elle devait se contrôler. A tout prix. « Mauvaise journée je suppose ? Mauvaise journée qui se conclut par la bousculade d’un type qui regarde pas où il va. Ca doit pas aider. Encore une fois désolée pour ça ! » , reprit-il rapidement. La jeune femme fit une moue dégoûtée un bref instant, avant de reprendre un visage impassible. Il n’y était pour rien ! Absolument pour rien. Mais il devait forcément la connaître ! Forcément ! En plein dilemme, elle ne prit même pas la peine de répondre aux paroles du brun. Elle ne savait pas quoi faire, elle hésitait. Devait-elle insister au risque de jouer les filles lourdes, ou devait-elle, au contraire, faire demi-tour et partir au courant aussi vite que possible ? Aucun doute, elle opterait pour la première solution. Parce qu’elle était là pour essayer de se rappeler. Et quoi de mieux, pour cela, que de comprendre cette animosité qu’elle ressentait vis-à-vis de cet inconnu ? Elle n’avait pas encore croisé quelqu’un qui pourrait être son frère, et elle n’avait plus énormément d’espoir pour que cela arrive. Alors autant se reposer sur cette nouvelle « chance » qui se présentait à elle. « Et sinon … Vous venez d’où ? Je doute que vous veniez du capitole. Vous n’en n’avez pas vraiment l’apparence. » , reprit-il après un bref silence. Il lui donnait l’impression de vouloir changer de sujet, comme si tout cela le mettait mal à l’aise. Mais sincèrement, à cet instant précis, elle n’était pas dans un état d’esprit qui lui permettrait de le ménager. Bien au contraire, elle voulait des réponses. Malgré tout, elle prit le temps de lui répondre cette fois-ci. « Non, en effet, je ne vis pas ici. », lança-t-elle, plus qu’évasive. Les lèvres crispées et les poings serrés comme pour se contenir, elle l’observa rapidement. Etait-il possible qu’il sache quoi que ce soit à son sujet ? Et surtout sur les raisons qui la poussaient à vouloir le tuer ? S’il existait la moindre petite chance pour que ce soit le cas, elle devait sauter sur l’occasion et essayer de comprendre. Après tout, elle était là pour cela. Même si cette rencontre n’avait pas du tout été prévue à la base. « Dites-moi la vérité. Est-ce que l’on se connaît ? Ou tout du moins, connaissais ? », demandai-je, plus froide que ce qu’elle avait espéré. « S’il vous plaît. », reprit-elle rapidement d’une voix, elle l’espérait, un peu plus calme. Si elle voulait avoir des réponses, il fallait qu’elle soit le moins agressive possible. Ce n’était pas en lui sautant dessus à coup de répliques froides et méchantes qu’elle allait parvenir à quoi que ce soit. Heureusement qu’elle avait des années de pratique derrière elle… Avec moins de difficultés qu’avant, elle parvenait à maîtriser ses émotions. Cela restait compliqué, mais elle y parvenait. En général.

_________________

“ Spanning continents, and years. Lives ruined, and blood shed. Epic. ”
These violent delights have violent ends and in their triumph die, like fire and powder, which, as they kiss, consume. The sweetest honey is loathsome in his own deliciousness and in the taste confounds the appetite. Therefore love moderately. Long love doth so. Too swift arrives as tardy as too slow.


Dernière édition par W. Lilith Lildlebrand le Dim 10 Juin - 10:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

☠ Messages : 707
☠ Points rps : 18
☠ Là je me trouve : Dans mon lit.
☠ Emploi : Je suis chargé de former les nouveaux tributs du 7 ...
☠ Je me sens : Las.
Gaby

MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   Mer 30 Mai - 16:37


your face is not unknown to me


J’avais beau savoir que me promener seul au capitole, n’était pas du tout une bonne idée, je le faisais quand même. Comment et pourquoi ? Je n’en savais trop rien. J’étais simplement là pour une petite course sans réel intérêt. Je ne pouvais évidemment pas me douter que j’allais faire une mauvaise rencontre, si l’on puis dire ainsi. Certes, je haïssais le capitole et tous ses chers habitants. Et je devais passer pour un véritable maso, à m’y rendre malgré tout. Comme si c’était tout à fait normal que de faire cela. J’étais vraiment trop idiot d’être venu par ici. Surtout en sachant que Nae n’appréciait cela que moyennement. Mes passages dans le capitole, avaient le don de la mettre sur les nerfs et de l’inquiéter, à juste titre. Le fait que j’avais accepté d’être le nouveau formateur des tributs venant du sept, était déjà bien assez. Pour ne pas dire carrément trop même. Je sentais bien qu’à chacun de mes déplacements en direction de ces lieux que tous les districts détestaient comme pas permit, étaient une véritable peine et déchirure, pour Naelynne. Je ne lui en voulais d’ailleurs pas et la comprenait parfaitement. C’était tout autant une déchirure pour moi, dans le sens où être séparé d’elle, était difficilement supportable. Elle était mon tout, ma vie, mon âme sœur et j’en passe. Séparé d’elle, je n’étais plus rien ni personne. Autant dire que je souffrais terriblement de ces éloignements, fort heureusement éphémères. Je faisais donc tout mon possible pour limiter le nombre et le temps de mes passages en ces lieux où je n’étais de toute façon, jamais bien reçu. Comment pourraient-ils supporter de se lier d’une quelconque façon que ce soit, à un homme tel que moi, en même temps ? Je n’étais pas du même monde qu’eux, c’était une certitude. Si au moins je venais d’un district carrière. Mais venant du sept, c’était loin d’être le cas. C’était même l’un des districts les plus pauvres qui soient, dans tout Panem. Et autant dire que, comme toutes les personnes qui venaient des districts pauvres, nous étions rarement bien reçus au capitole, pour ne pas dire carrément jamais. Nous étions un peu les bêtes noires en ces lieux si riches à souhait. Peut-être était-ce là pure provocation de ma part, que de m’y rendre malgré tout. Ce devait être ça, en effet. Parce que je prenais de véritables risques mais y allais quand même. Même si les regards dégoûtés qui se posaient sur moi, étaient gênants et dérangeants, il n’en demeurait pas moins qu’ils étaient bel et bien présents. Par conséquent, ça voulait dire bien des choses selon moi. Ca prouvait que je ne passais pas du tout inaperçu et que je gênais en étant ici, tout simplement. Ce qui, dans le fond, était peut être un peu mon but ! Provocateur dans l’âme, moi ? Si peu ! Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas nier que je n’étais pas totalement effrayé par les gens qui rôdaient dans les parages, dans ces rues à la fois sombres et colorés. Bien trop superficielles et froides, pour en être accueillantes. Je n’emmenais pas ma chère compagne dans ce genre d’excursions car je savais bien qu’elle était allergique comme personne, au capitole. Elle avait perdu trop de proches, par la faute du président et ses acolytes.

Il était évident que ce n’était pas en ces lieux, que je pensais rencontrer une autre personne, d’un autre district. Car un seul coup d’œil me suffit à constater que la jeune femme blonde en face de moi, ne venait aucunement du district. J’étais même certain de l’avoir déjà vu quelque part, tant les traits de son visage me rappelaient quelqu’un. Finalement, elle parvint à me donner simplement l’envie de fuir au plus vite, de part ses propos. Elle avait envie de me tuer … Rien que ça ! Depuis les jeux, j’avais tendance à avoir un peu peur pour un oui ou pour un non. Alors autant dire que la jeune femme venait de me foutre sacrément les chocottes, au point où je ne savais même plus où me mettre. Finalement, je restais là, face à elle, à la regarder et lui rétorquer qu’elle devait avoir eut une sacré mauvaise journée. Je ne voyais pas d’autre explication à lui fournir, pour expliquer sa soudaine envie de me tuer. Je ne pouvais tout de même pas lui dire la vérité « eh bien c’est moi qui ais gagné les jeux dans lesquels vous êtes mortes. Pourquoi, un souci peut être ? ». Non, c’était évident que non. Certaines vérités n’étaient pas bonnes à dire. Pas bonne du tout même ! Alors qu’elle préférait garder le silence et ne pas répondre à mes propos, je sentis la sueur coller mes cheveux à ma nuque. L’air de rien, je lui demandais confirmation, quant au fait qu’elle n’avait vraiment pas l’air de venir du capitole. C’était un sujet comme un autre, qui pouvait mener à une conversation tout à fait normale, entre adultes civilisés. C’était du moins mon point de vue et peut-être que je me trompais. Tout était absolument possible ! « Non, en effet, je ne vis pas ici. » Je souris à peine en hochant faiblement la tête. La conversation n’était pas gagnée, cette femme me semblait bien trop fermée et réfractaire à une éventuelle discussion mature. Même si je pouvais tout à fait comprendre son animosité à mon encontre, qui ne me surprenait pas outre mesure. Mais tout de même, un petit effort n’aurait fait de mal ni à elle ni à moi ! « Dites-moi la vérité. Est-ce que l’on se connaît ? Ou tout du moins, connaissais ? » Je me figeai doucement et fronçai les sourcils à son ton si froid. Ne pouvait-elle pas simplement abandonné l’idée de savoir qui j’étais ? Pourquoi ce besoin de creuser alors qu’il n’y avait pas lieu d’être ? « S’il vous plaît. » Je lâchai un faible soupir comme pour me donner un peu de courage et détournai un instant le regard. Je n’étais pas certain d’être prêt à prendre un quelconque risque, en lui avouant qui j’étais. Une telle révélation, ne pourrait qu’être dangereuse pour moi, je n’en doutais pas. Et autant dire que Nae ne me pardonnerait jamais, si elle venait à apprendre que je mettais ainsi ma vie en danger ! Or, pour elle, je me devais de faire quelques efforts tout de même. Finalement, je retrouvai un visage serein et affichai un léger sourire, lorsque je me tournais à nouveau vers la jeune femme, pour la regarder de façon plus amicale qu’autre chose. « Je pense que vous me prenez pour quelqu’un d’autre. Qui ? Je l’ignore. Mais moi je ne vous connais pas. Ou peut-être de vu oui. Mais de façon très lointaine. » De façon lointaine oui, c’était bien le cas de le dire. La dernière fois que je l’avais vu, elle avait quatorze ans. En clair, elle avait l’âge de Naelynne à présent. Même si à cette époque là, j’avais eus la sensation qu’elle avait quatre ans de moins, à cause de son gabarit. Petite et menue, elle m’avait parut trop innocente et fragile, pour que je lui ôte la vie. Ce n’était finalement pas moi qui m’en était chargé mais bel et bien le capitole. Pourquoi me faire gagner moi ? Je n’en savais trop rien. Mais ce qui était arrivé, était arrivé. « Je suppose que je dois vous ralentir là. Vous étiez venue au capitole pour une course ? »Finis-je par lui demander, sur un ton aimable.

_________________

It's the moment of truth it's the moment to lie. It's the moment to live and the moment to die. The moment to fight, the moment to fight, to fight, to fight, to fight. To the right, to the left. We will fight to the death. To the edge of the earth. It's a brave new world from the last to the first.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

☠ Messages : 535
☠ Points rps : 6
☠ Là je me trouve : Dans mon district.
☠ Emploi : Récolte des fruits et légumes.
☠ Je me sens : Vide, perdue, nostalgique, anxieuse.
Lili

MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   Sam 30 Juin - 18:05



Le temps s’écoulait. Lent, désespérant. Les jours s’enchaînaient, tous semblables aux yeux de Lilith. Sa vie lui paraissait morne, terne, et les quelques lueurs d’espoir qui séjournaient encore dans son esprit s’éteignaient aussi vite qu’ils étaient arrivés. Sans souvenirs, que pouvait-elle espérer encore ? Sans passé, quelle vie se proposait à elle ? Elle ne voyait aucune issue envisageable, et n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait faire pour changer les choses, pour se bouger un peu. Oh, elle avait de quoi faire la journée, en semaine. Elle travaillait avec acharnement, se tuant à petits feux dans les champs. Pour oublier, pour ne pas penser. Cela fonctionnait la plupart du temps. Mais dans le district 11, un regard noir suffisait à lui rappeler ce qu’elle était : une mutation génétique, un monstre, une sorte de mort-vivant pour tous ceux qui les entouraient. Elle avait eu le temps de comprendre exactement ce qu’il retournait et pourquoi elle n’était « pas comme les autres ». C’était le moins que l’on puisse dire. Se fondre dans la masse relevait à présent de l’impossible et même quand il s’agissait de se rendre au Capitole. Elle n’avait pas pour habitude d’y aller mais à peine avait-elle fait quelques pas qu’elle se rendait compte qu’elle n’avait pas du tout sa place ici : ils étaient tous habillés de manière exagérés, étaient maquillés plus que de raison, et ne paraissaient pas accepter les étrangers, au vu des regards qu’ils lui jetaient tous. Hargne, colère, mépris, dégoût. Voilà ce qu’elle pouvait lire sur ces visages hostiles. Mais c’était aussi ce qu’elle avait l’habitude de voir dans son district. Elle n’y prêtait plus attention. Seul ce visage s’était réellement imposé dans son esprit. De manière virulente, et sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour que cela n’arrive pas. Qui était-il ? Pourquoi ressentait-elle autant de ressentiment et presque de haine à son égard ? Pourquoi avait-elle des envies de meurtre face à ce presque inconnu ? Tant de questions qui resteraient sans réponses. Elle ne voulait pourtant pas lâcher l’affaire et comprendre à tout prix de quoi il retournait. Au moins, elle ne se serait pas rendue au Capitole pour rien, elle aurait fait une découverte sur son passé. Et cela, c’était quelque chose d’extraordinaire ! Pourtant, le jeune homme qui lui faisait face n’avait pas l’air de vouloir lui répondre. Et cela avait le don de la mettre encore plus en rogne. Elle serra les poings, et même la mâchoire quand il détourna le regard. Elle ne le connaissait pas mais elle parvenait à anticiper sa future réaction : il trouverait un moyen d’esquiver la question. Son attitude le prouvait très largement. « Je pense que vous me prenez pour quelqu’un d’autre. Qui ? Je l’ignore. Mais moi je ne vous connais pas. Ou peut-être de vu oui. Mais de façon très lointaine. » , lui répondit-il après avoir de nouveau tourné la tête dans sa direction. Elle pourrait estimer qu’il disait la vérité, et passer à autre chose sans plus chercher à approfondir, mais son léger sourire et son attitude en elle-même le démontrait totalement : il mentait. Elle ne savait pas du tout pourquoi, mais une chose était certaine : cela ne lui plaisait pas.

Elle détourna le regard un bref instant. Elle scruta la foule à quelques mètres d’eux, les yeux plissés. Que cherchait-elle ? Une réponse sur l’un de ses visages ? Un nouveau visage connu ? Elle ne le savait pas elle-même. Sa respiration s’était accélérée, elle se concentra sur celle-ci pour tenter de se calmer. Se contrôler lui paraissait de plus en plus difficile. La voix du brun la sortit de ses songes. « Je suppose que je dois vous ralentir là. Vous étiez venue au capitole pour une course ? » , le questionna-t-il. Elle avait beau voir envie de le tuer, de l’étrangler, de lui arracher les yeux, de le griffer et le mordre, il lui paraissait tout simplement gentil et agréable. Mais son esprit était faussé par la colère qu’elle sentait monter en elle rien qu’en plantant ses yeux dans les siens. Stop. Elle devait se calmer, et arrêtait de penser ainsi. Il ne lui disait peut-être pas la vérité, mais elle ne pouvait pas se permettre de provoquer un scandale ici, surtout qu’il semblait aimable. Avec de grands efforts, elle planta un sourire aux coins de ses lèvres, en le fixant. C’était tout ce qu’elle était capable de donner pour l’instant : un sourire tout ce qu’il y avait de plus faux et hypocrite. Néanmoins, elle le perdit rapidement, quand elle chercha ses mots pour lui répondre. Non, elle ne pouvait pas se permettre de sourire, alors que les raisons de sa visite au Capitole étaient loin d’être amusantes. Elle fronça légèrement les sourcils avant de laisser son regard dévier en direction de la foule. A la recherche d’un visage connu. A la recherche de celui qui avait été son frère. « En fait je cherche quelqu’un… Je cherchais, du moins. Je commence à croire que je ne le trouverais pas. », dit-elle d’un ton vague et à moitié rêveur. Elle s’efforça de reprendre un visage impassible, en souriant légèrement et en le regardant de nouveau. « Et vous, vous habitez dans le coin ? », lui demanda-t-elle en faisant mine de s’intéresser à la réponse. Pas qu’elle s’en fichait totalement, non, juste qu’elle n’avait pas abandonné l’idée d’avoir des réponses. L’amadouer lui paraissait être son ultime chance d’en apprendre plus…

_________________

“ Spanning continents, and years. Lives ruined, and blood shed. Epic. ”
These violent delights have violent ends and in their triumph die, like fire and powder, which, as they kiss, consume. The sweetest honey is loathsome in his own deliciousness and in the taste confounds the appetite. Therefore love moderately. Long love doth so. Too swift arrives as tardy as too slow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: I know you ... [pv Lilith]   

Revenir en haut Aller en bas
 

I know you ... [pv Lilith]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Lilith
» [ Lilith Saintcrow] Danny Valentine, tome 2 : Par-delà les cendres
» chez Lilith et Truman... Le samedi 24 juillet 2010.
» Fiche d'identité de Lilith
» Sailor Lilith
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunger Games - Modern Myth :: 
Le capitole
 :: Les rues
-